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FINALE

de parathyroïdes passées inaperçues. En particulier, nous avons trouvé, vérifiés histologiquement, des nodudes de taille extrêmement petite au cours de nos dissections ; il est vraisemblable que des éléments aussi petits ont pu passer inaperçus sur d’autres sujets.

Une autre notion : il arrive de voir 2 parathyroïdes nettement bilobées, chacun des lobes ayant le volume approximatif d’une parathyroïde normale. Nous avons trouvé deux fois une telle disposition. On peut admettre qu'elle équivaut à deux glandes au point de vue fonctionnel.

Dans nos deux cas, la glande ainsi partiellement divisée était à l’abri de tout traumatisme opératoire. On ménageait ainsi du même coup une glande double. Mais on peut concevoir l’inverse, et la lésion intéresserait ainsi tout le tissu parathyroïdien d’un côté.

Il existe parfois des parathyroïdes en plus grand nombre : on a signalé des cas où elles étaient au nombre de 5, 6 et même 7.

La sécurité opératoire est évidemment accrue dans ces cas, mais il faudrait admettre que toutes ces parathyroïdes peuvent assumer une fonction normale.

20 Aspect. — Il est très important à connaître sous ses différentes formes car, au cours de la thyroïdectomie totale, il faut savoir identifier une parathyroïde.

— Forme : les nombreuses descriptions relevées dans la littérature rendent compte des différences observées : on les dit ovales, aplaties, piriformes, ovoides, discoïdes, triangulaires, pyramidales ou linguiformes; on les à encore comparées à un épi de seigle, une petite rate, un grain, une lentille, un noyau de mandarine. Cette énumération n’est pas inutile ; il serait vain en effet de donner un type de description unique. Nos dissections ont montré un polymorphisme évident.

Von Verebely a trouvé les parathyroïdes supérieures

Nr

plus ovales, les inférieures plus rondes. C’est également notre impression.

__ Dimensions : elles varient de celle d’une tête d’épingle à celle d’une toute petite cerise.

Les chiffres extrêmes donnés par les auteurs sont :

loOné eur. Ar CPE 2:a 19:rm;

TAC ER CES 2à 6 mm.

ÉD en ee 0,5 à 4 mm.

La moyenne, effectuée par Donati.en comparant les diverses statistiques donne : SES

lon UEURE EPP NE 6,8 mm.

TATÉCUTÉRENMRSENAR SR 3,0 MM.

ÉDAISSEUR en 1,75 mm.

La couleur varie du rose clair au rouge brun, fonçant avec l’âge pour Yanase.

Le ton le plus exact, chez le sujet adulte vivant, semble être « brun chamois » si l’on s’en tient aux travaux récents. Ils ont seuls de la valeur. En effet, l’aspect des parathyroïdes in vivo est bien connu seulement depuis ces dernières années, depuis que la chirurgie parathyroïdienne s’est développée.

Notons à ce propos que certaines parathyroïdes infiltrées de graisse tirent de cet élément une teinte plus jaune, d’où une plus grande difficulté d’identification (Welt).

Le surface est légèrement granuleuse (Halsted et Evans), ou plus souvent lisse et tendue, ainsi qu’on peut le constater opératoirement.

— La «présentation » des parathyroïdes mérite que l’où s’y arrête, car un « camouflage » est fréquent et il ne faut pas en être dupe au cours d’une intervention.

Le plus souvent, les parathyroïdes apparaissent nues, isolées. Elles sont bien parfois au milieu de la graisse «péri-thyroïdienne » dont parle Folliasson, mais ne lui adhèrent que d’une façon tout à fait négligeable. Nous

DT tee

avons trouvé ainsi 48 parathyroïdes sur 69, sur les 20 dissections effectuées chez des adultes. Soit, dans la mesure Où une « induction » de ce genre reste exacte, 69%.

Les 21 parathyroïdes restantes, soit 31%, étaient en rapport intime avec de la graisse.

Sur le cadavre, la séparation demandait une grande attention. Sur le vivant, elle traumatiserait dangereusement les. parathyroïdes.

— Tantôt il s’agit simplement d’une petite couche de tissu adipeux adhérent à l’une des faces de la glande, la face hilaire en général.

— Tantôt cette graisse est plus systématisée. Il s’agit d’une véritable foliole de graisse (fig. XI) reliée aux vaisseaux de la parathyroïde par un pétiole vasculaire, et venant s'appliquer sur la capsule parathyroïdienne à laquelle elle est fixée par de très fins tractus.

Nous avons trouvé cette foliole d’une façon tout à fait nette pour 15 parathyroïdes (21 %). Folliasson décrit ces lobules en forme de « larme batavique », mais il insiste peu-sur leurs relations exactes avec la glande.

— D'autres fois enfin (3 cas) nous avons vu la parathyroïde entièrement cachée à la Vue par une gaine graisseuse complète, l’ensemble ayant un aspect fusiforme. Il a fallu ouvrir la gaine pour apercevoir la glande.

A notre point de vue une parathyroïde a d'autant plus de chances d’être respectée qu’elle est entourée de graisse. Celle-ci siège en effet souvent sur la face hilaire de la glande, celle qui est tournée vers le corps thyroïde.

De plus, un grand principe : il faut respecter tous les lobules graisseux qui sont au voisinage de la face postérieure du lobe latéral, surtout si on les voit pourvus d’un pédicule vasculaire.

Ces différents éléments : forme, dimensions, présentation, nous permettent d'identifier une parathyroïde en cours d'intervention, lorsqu'elle apparaît à la vue

RCE

(nous verrons d’ailleurs qu'il faut au maximum éviter de découvrir ces organes dans la thyroïdectomie).

Allons plus loin dans l’erreur possible. Supposons le corps thyroïde enlevé. Nous inspectons sa surface, VISitons ses sillons. Les caractères indiqués feront reconnaître une parathyroïde, accidentellement enlevée.

__ La consistance peut nous aider dans ce sens, et ici nous pouvons nous permettre de palper discrètement. La parathyroïde est en général molle, un bord, une fois replié, reste dans cette position. Cette.identification est un temps systématique de l'intervention. Il nous permet de greffer une parathyroïde enlevée par inadvertance, après l’avoir reconnue.

Un fait encore : la fragilité des parathyroïdes (Bérard et Henry). Le moindre traumatisme peut amener une lésion grave de la glande.

30 Certains éléments peuvent en effet ressembler à une parathyroïde :

a. certains lobules graisseux, allongés, bien limités, de couleur foncée, recevant parfois un pédicule:vasculaire ;

b. un lobule thyroïdien aberrant ; nous en avons décrit les principaux caractères ;

c. un ganglion lymphatique ; nous en avons également parlé.

40 Topographie des parathyroïdes :

a. Le siège habituel. — Nous avons parcouru la plus grande partie des ouvrages traitant des parathyroïdes. Ils ont été d’ailleurs à peu près régulièrement résumés dans tous les travaux importants. Nous renvoyons le lecteur désireux d’une documentation complète, au livre de Morel paru en 1912, à l’article de Carle Grassmann (1913), au rapport de Welti, au livre de Donati, au rapport de Chifoliau et Braine au récent Congrès international de Chirurgie.

Il serait fastidieux de reprendre cette longue énumé-

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