‹ La Thyroïdectomie TotaleChapitre 32 sur 63 · TANT · texte numérisé non relu

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ration. En effet, les divergences résident surtout en des différences de nomenclature : une parathyroïde en situation intermédiaire est comptée tantôt comme supérieure, tantôt comme inférieure.

Comme le dit Franco fort justement « ce qu'il est «important de connaître au point de vue chirurgical, « c’est la notion d’une région anatomique où l’on a le « maximum de chances de rencontrer une parathyroïde « …. celle région s'étend du pôle inférieur du lobe thyroi- « dien à l'union du 1 /3 moyen et du 1 /3 supérieur ».

Ceci est parfaitement exact, à condition d’entendre par « pôle inférieur » tout le voisinage de ce pôle, à sa face postérieure et à son bord inférieur.

Nos dissections entrent tout à fait dans ce cadre, comme on peut s’en rendre compte sur les figures VIII CLMIX:

Y a-t-il, dans cette zone, une région où siègent les parathyroïdes d’une façon particulièrement fréquente, une zone où l’on devra au cours de la thyroïdectomie totale, se montrer particulièrement minutieux ?

Nos dissections semblent montrer deux lieux de prédilection : au contact du 1/3 moyen et du bord postérieur d’une part ; au-dessous et en arrière du pôle inférieur d’autre part.

— Au contact du 1/3 moyen et du bord postérieur :

C’est la localisation de beaucoup la plus fréquente. Certains situent là la parathyroïde inférieure (Civaleri, Mac Callum, Valkanyi) ; d’autres y placent la parathyroïde supérieure (Geiss, Folliasson, Welti).

Sans entrer dans cette discussion, on est forcé d’admettre là une localisation fréquente, 57 % de la totalité des parathyroïdes d’après les chiffres de Welti.

On les trouve au niveau du bord inférieur du cartilage cricoïde ou sur une distance de 2 cm. au-dessous de ce

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point plus ou moins au contact du bord postérieur du corps thyroïde.

— Au voisinage du pôle inférieur :

La situation est plus variable.

Les parathyroïdes siègent à la face postérieure du pôle dans la majorité des cas, mais « elles sont souvent & distance du corps thyroïde », soit en dehors, soit en dessous de lui (Welti).

Il est curieux de parcourir le travail original de Sandstrôm sur les parathyroïdes, dans la traduction donnée par Morel. Cet article, publié en 1880, ne compte pas plus de 30 pages, mais il présente une précision anatomique parfaite, doublée d’une magnifique élévation d’idée lorsqu'il s’agit d'interpréter la découverte des glandes parathyroïdes.

Nous y trouvons ceci au point de vue anatomique : « la glande supérieure est presque toujours située au

« bord postérieur du lobe et reste souvent au niveau « de l’insertion du muscle crico-pharyngien. Quelque- « fois, on peut en trouver une au pôle inférieur de la « thyroïde, et même une ou deux lignes plus bas, dans «la graisse péri-trachéale. Je crois que c’est la plus « bas située de ces deux glandes qui varie le plus quant «à sa position ».

Les conclusions actuelles diffèrent vraiment fort peu de cette magistrale description, dans leurs grandes lignes.

b. Les localisations moins fréquentes. — Elles sont appelées « parathyroïdes anormales » bien qu’il n’y ait pas toujours une fixité suffisante dans la topographie parathyroïdienne pour permettre une nomenclature aussi stricte.

En gardant en vue la thyroïdectomie totale, il nous faut les classer comme il suit :

— certaines de ces glandes sont au voisinage immédiat

du corps thyroïde. En cours d'intervention, il faut absolument les respecter.

Il est banal de répéter que toute la face postérieure du corps thyroïde est dangereuse à cet égard. Nous verrons avec les rapports dans quelles proportions ce danger est accru dans la thyroïdectomie totale.

Les parathyroïdes en rapport avec la partie supérieure de la face postérieure du corps thyroïde sont assez fréquentes au milieu des localisations « atypiques ».

Pour Von Verebely, 15% des parathyroïdes étaient à ce niveau, pouvant atteindre le pôle supérieur.

Yanase, sur 89 cas, en trouve 13.

Laignel-Lavastine et Dunhem découvrent 1 fois sur 23 cette disposition, Valkanyi dans 6 % des cas, Welti 2 fois. Cette parathyroïde est le plus souvent en rapport, dit-il, avec la branche postérieure de la thyroïdienne supérieure qui lui donne sa vascularisation.

Bien plus rarement les parathyroïdes siègent au niveau du tronc de la thyroïdienne supérieure, au-dessus du pôle supérieur (Franco).

On trouve des parathyroïdes sur la face antérieure du corps thyroïde.

Sandstrôm avait signalé déjà cette distribution dans un cas sur 50. Von Verebely, Delore et Alamartine, Thomson, Laignel-Lavastine et Dunhem en ont rapporté des exemples toujours exceptionnels d’ailleurs, de même que Lahey, Peary et Searls, Wellbrock.

Millzner considère que cela représente une variété normale. Il admet une telle localisation dans 10% des cas. Ceci semble exagéré, mais cet auteur compte dans ce nombre les parathyroïdes qui sont sur le versant antérieur du pôle inférieur.

D'autres siègent entre la face interne du corps thyroïde et la trachée ainsi que le décrivent Laignel-Lavastine et

soie

Dunhem (2 fois sur 23), Kursteiner (2 fois sur 65 embryons ou fœtus), Valkanyi dans 9% des cas.

Enfin un mot des parathyroïdes dites « accessoires », de volume très réduit par définition et de siège tout à fait variable. Il n’est pas possible d’affirmer de façon péremptoire la possibilité de suppléance des parathyroïdes par de tels éléments. Le cas d’'Erdheim, rapporté par Welti, montrait la présence de deux nodules accessoires alors qu'il s'était développé une tétanie post-opératoire mortelle. PTE

— Des parathyroïdes peuvent siéger franchement à distance du corps thyroïde. L'aspect du problème est différent : elles ont de grandes chances d’être ménagées par la thyroïdectomie totale.

Welsh, Yanase, Iversen, Bergstrand, Grassmann, Welti, etc., décrivent des cas où la glande est située entre le pôle inférieur du corps thyroïde et le pôle supérieur du thymus.

Yanase les trouve fréquemment incluses dans ce dernier organe.

Enfin, des localisations plus lointaines encore peuvent se rencontrer : 8 fois sur 55 d’après Mandl.

On peut les trouver dans toute la « zone branchiale » (Yanase), comme l'explique l’embryologie : dans le thymus, dans la partie haute du médiastin, derrière l’œsophage (Waiton), à la hauteur des 2e et 3e vertèbres dorsales (Walton), au voisinage de la carotide primitive, du nerf phrénique (Askanasy) etc.

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