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ciales, nous avons rabattu avec lui la parathyroïde. Cette dissection n’a pas été consignée dans les chiffres que nous avons donnés par ailleurs, mais elle nous a montré avec quelle prudence il faut séparer le plan musculaire de la face antérieure du corps thyroïde.
— Les parathyroïides situées entre le corps thyroïde et la trachée que Valkanyi appelle «atypiques axiales ».
Cet auteur considère ces parathyroïdes comme représentant la localisation de 8% de la totalité de ces glandules. Nous n’avons jamais trouvé cette anomalie, qui est a priori dangereuse pour la parathyroïde considérée.
— Les parathyroïdes en rapport avec le ligament latéral ou la zone adhérente (fig. VIII et IX).
Elles peuvent aussi être exposées au traumatisme.
— Certaines parathyroïdes sont très voisins l’une de l’autre. I1 ne faut pas, après avoir côtoyé l’une d'elles, la croire forcément entourée d’une zone de sécurité et abandonner la minutie de la technique.
Pour terminer ce, chapitre, un mot de la disposition symétrique des parathyroïdes. Elle ne présente rien d’absolu. Tous les auteurs sont d’accord à ce sujet. On vérifiera- la relativité de cette symétrie sur les figures VIII et IX. Un fait est cependant certain : la lésion d’une parathyroïde, d’un côté, en cours d’opération, surtout si elle occupe une situation atypique doit être soigneusement notée et il faudra redoubler d’attention dans la même région du côté opposé.
. Irrigation des parathyroïdes (fig. V, VI, VII)
a. Les artères.
Déjinissons d'abord bien l'artère de la parathyroïde, afin de donner une base solide aux discussions qui vont suivre.
Le courant sanguin qui va du tronc d’une artère thyroiïdienne' à la parathyroïde s'engage dans des vaisseaux de
calibre décroissant. A un moment donné, il aborde une artériole qui le conduit dès lors exclusivement à la parathyroide. Nous considèrerons ce seul rameau comme artère parathyroïdienne.
(Nous ne tiendrons pas compte dans cette définition d’une seule exception : la petite artère détachée par la précédente au lobule de graisse que l'on trouve parfois accolé éà la glande fig. XI ; il partage en effet de très près la vascularisation de celle-ci).
Ainsi, par définition, l'artère des parathyroïdes ne reçoit aucune anastomose.
— Quelle est l’origine de cette artère ?
En juxtaposant les dispositions décrites par les différents auteurs, Welti aboutit à une description simple qu'il vérifie par ses dissections ;
L’artère des parathyroïdes se détache en général d’une branche de la thyroïdienne inférieure ; cette branche est le plus souvent destinée au corps thyroïde, mais il peut s’agir d’une branche œsophagienne ou trachéale, et quelquefois même d’une branche musculaire.
Si nous entrons dans le détail, nous trouvons :
— «toujours la parathyroïde inférieure est irriguée par une branche de la thyroïdienne inférieure » ;
— «la parathyroïdienne supérieure l’est seulement dans 88% des cas »;
— «dans les 12% des cas restants, la vascularisation est fournie par la thyroïdienne supérieure ».
Notons que l’origine peut se faire aux dépens de l’anastomose qui unit les deux artères à la face postérieure du lobe.
Sur 81 parathyroïdes dont nous avons bien vu la vascularisation artérielle, nous avons constaté les chiffres suivants, concordant grosso modo avec les moyennes
précédemment énoncées :
LERoG
— 73 parathyroïdes irriguées par la thyroïdienne inférieure ;
— 2parlathyroïdienne supérieure ;
— 6 par une artériole venue d’une anastomose entre les deux thyroïdiennes.
Y a-t-il une ou plusieurs artères pour une même parathyroide ? |
Sandstroem, dans sa magistrale description des parathyroïdes disait déjà « une ou plusieurs petites artérioles « émanées de la thyroïdienne inférieure irriguent la « glande ».
Depuis, les opinions ont été différentes :
Evans et Halsted, Lorin, Destot et Berard ne décrivent qu’une artère.
Folliasson, sur 16 cadavres, trouve 12 fois deux ou même plusieurs artères pour une même glande.
Welti a trouvé dans 10% des cas environ une irrigation double, et encore dans deux cas s’agissait-il de deux artères juxtaposées.
Seul Henry trouve 2 ou 3 artères avec une grande fréquence : « Dans près de la moitié des cas ».
Nous avons trouvé une irrigation double 6 fois sur 81 parathyroïdes.
— 4 fois les deux artères, séparées par quelques millimètres, venaient d’une même branche de la thyroïdienne inférieure ;
— 2 fois, il s’agissait d’une bifurcation très haute de l’artère parathyroïdienne ;
— dans un dernier cas, la deuxième artère se rendait en réalité à de la graisse accolée à la parathyroïde, alors qu’à première vue on pensait avoir à faire à une irrigation double.
Un fait se dégage de ceci : en général une seule artère irrigue la parathyroïde.
Léser une artère parathyroïdienne telle que nous
Por
l’avons définie c’est presque automatiquement léser la glandule : on ne peut compter sur l'existence d’une deuxième source. artérielle.
Cette notion une fois établie, deux points sont à préciser quant à la thyroïdectomie totale.
En effet, une artère parathyroïdienne peut être pincée en faisant l’hémostase de la branche de l’artère thyroïdienne dont elle est issue ; d’autre part, elle peut être détruite au cours de son trajet, si celui-ci l’expose dangereusement.
Nous nous sommes particulièrement attaché à la détermination précise de ces faits primordiaux lors de nos dissections.
1° Nous avons mesuré la distance qui séparaïit l’origine de l’artère parathyroïdienne du point où la ligature aurait dû porter, c’est-à-dire de l’endroit où la branchemère de l’artère parathyroïdienne disparaissait à l’intérieur du corps thyroïde.
Nous avons évidemment tenu compte du court trajet sur lequel on peut poursuivre l’artère au delà de sa pénétration apparente, point que nous avons déjà développé plus haut.
Sur les 68 mensurations qui, seules ont été possibles d’une façon précise, nous avons trouvé des distances allant de 1 à 17 mm. avec un chiffre moyen de 5 mm. 8.
Peut-être y a-t-il lieu de diminuer un peu ce chiffre si l’on veut le rapporter au sujet vivant, étant donnée la turgescence plus grande du corps thyroïde chez lui.
Il semble cependant évident qu’il y a en général un espace suffisant pour placer une ligature sans faire courir de dangers à la vascularisation de la parathyroïde.
Ceci n’est qu’un des aspects du problème. Voyons le deuxième.
20 Quels sont les rapports dangereux de l'artère parathyroïdienne le long de son trajet ?