ACTE DEUXIEME
RAAD l’arrêtant.
Pas d’impatience, jeune homme... pas d’impatience, ma fille...
MOLDA.
Je n’ai pas d’impatience, mon oncle...
Si, si, tu as de l’impatience... je vois ça dans tes yeux... Soyons graves .. Muller je vous confie un trésor, (n lui paria baa.) Tu m’as compris... Tu m’as bien compris...
MULLER
Oui... monsieur Raab...
R A AB
Je te dis cela, parce que tu as beaucoup voyagé... et quiconque a beaucoup vu peut avoir beaucoup retenu... (Regardant Molda.) Et vrai, ce serait dommage... (A Moldn pendant que Huiler ee dépite.) Quant à toi, ma nièce tes devoirs d'épouse tu ne les connais pas attendu qu’on ne te les a jamais enseignés. Ussont nombreux et difficiles, (a Huiler) Un peu de patience, jeune homme!... Mais je suis tranquille, cela s'apprend tout seul... j’ai encore beaucoup de choses à te dire...
MULLER
Monsieur Raab...
RAAB
Oui j^comprends bien... mais elle n’a pas de mère... c’est moi qui suis chargé de lui servir de mère; mon Dieu! que c’est difficile de servir de mère.... quand on n’a jamais été qu’oncle... Elle ne comprendrait pas un mot de tout ce que . je lui dirais, l’innocente... Elle est comme un voyageur égaré sur une mer déserte... sans boussole et sans gouvernail, elle ne sait pas... où elle va... Muller, sois son gouvernail... je serai sa boussole... Enfants... je vous bénis... Et maintenant, jeunes filles, reconduisez Molda vers l'inconnu!...
MULLER
Enfin I...
LA TIMBALE D’ARGENT
MOLDA.
Est-ce que vous allez me quitter, mon oncle?
RA AB
Mon enfant, il le faut... si cela dépendait de moi... mais il le faut... il y a des circonstances dans la vie où un oncle est
de trop. ( Molda sort suivie des jeunes filles. — Il revient & Huiler.) Ta main ?
MULLER
La voici, monsieur Raab...
R A AB
Et souviens-toi... qu’une timbale d’argent ne suffît pas... mais qu’il en faut plusieurs... sois toujours un honnête nomme.. Te voilà mariél fais honneur à ta signature, (u sort.)