SCÈNE X
RAAB, MOLDA.
RAAD
Bonsoir, madame Muller.
MOLDA.
Bonsoir, monsieur le juge!...
Non... quand je n’ai plus ma toque, enfant, ne m’appelle pas monsieur le juge... Appelle-moi ton oncle... appelle-moi., ton ami...
MOLDA.
Mon bon oncle... ça me fait plaisir, parce que j’ai joliment du chagrin, allez !...
RAAB
Voyons... as-tu bien réfléchi?... Une séparation, c’est grave!... Pourquoi?... parce que ton mari est froid... Est-ce un si grand crime ?...
MOLDA.
Oh! oui, allez !... (Jrand’maman me l’a dit... elle m’a dit des choses... oh!... il est impardonnable, monsieur le juge.
LA TIMBALE D’ARGENT
R A AB
Oui, je sais bien... je sais bien... mais c’est peut-être ta faute.
MO LD A
De ma faute ! oh! mais non... parce que...
RAAB
Parce que, quoi ?
molda.
Parce que je ne demande pas mieux.
Mais lorsque que tu as vu ton mari si froid à ton égard, qu’est-ce que tu as fait ?
Rien.
Qu’est-ce que tu as dit?
MOLDA.
RAAB
MOLDA.
Rien... ah ! si!..', je l’ai dit à grand’mère... Et grand’mère a tapé dessus !
RAAB
Elle a tapé dessus! Ce n’est peut-être pas suffisant. •
MOLDA.
Aht mais, il fallait voir ça !
RAAB
Et toi ?
MOLDA.
Moi, je l’ai boudé.
RAAB
Oui, mais bouder n’est pas jouer. Voyons... aimes-tu ton mari ?
MOLDA.
Ah ! je le crois bien !