‹ La Tolérance de l'Utérus Gravide à l'Égard du TraumatismeChapitre 27 sur 37 · B. — LA RÉACTION RETARDÉE · texte numérisé non relu

B. — LA RÉACTION RETARDÉE

Nous avons pu réunir un certain nombre d’observations, d’ailleurs fort dissemblables, où la grossesse ne fut interrompue qu’à une date plus ou moins éloignée du traumatisme. Dans presque tous ces cas existaient, entre l’époque du traumatisme et celle de l'interruption de la grossesse, des signes objectifs, plus ou moins accusés, en rapport avec l’atteinte de l’utérus et de son contenu. |

La réaction retardée est témoin de la tolérance utérine qui lutte contre l’expulsion prématurée pour être finalement vaincue.

L’explication du mécanisme est individuelle suivant chaque cas, soit que l'influence du traumatisme s’ajoute à l’action d’une cause de prédisposition à l’avortement et que, la sommation d’excitations étant alors encore insuffisante, leur action combinée ait pu créer un état utéro- ovulaire pathologique qui interrompt la grossesse à une époque plus ou moins éloignée, de l’accident, suivant la puissance des éléments en cause ; soit que le traumatisme, en dehors de toute autre disposition morbide, produis: des troubles au niveau de l'utérus gravide qui peuvent dans la suite se compléter et compromettre la gestation. Ainsi agissent les décollements placentaires partiels, les ruptures incomplètes au début, l’asphyxie lente du fœtus, etc.

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