‹ La Tolérance de l'Utérus Gravide à l'Égard du TraumatismeChapitre 29 sur 37 · ÉMREEATIONSDECES COMPORTEMENTS AVEC LE TRAUMATISME · texte numérisé non relu

ÉMREEATIONSDECES COMPORTEMENTS AVEC LE TRAUMATISME

Reprenons les traumatismes suivant leur localisation, le point d'application, la nature et durée, etc...

J. —— LES TRAUMATISMES ACCIDENTELS

Chutes compliquées de fractures. L'observation 1 est le type des accidents qui n’interrompent généralement pas la grossesse. Le rôle de la prédisposition est bien manifeste dans les cas 2 et 3. Des fractures du crâne et de la colonne vertébrale n’ont pu arrêter la marche d’une grossesse normale (obs. 4, 5, 6, 7). Dans l'observation 8, il s’agit même d’un placenta praevia. Non moins bien supportées sont souvent les fractures du bassin (obs. 10, 11, 12). La femme de l’observation 13 accouche à terme alors que trois grossesses antérieures s'étaient interrompues spontanément entre trois et quatre mois.

Traumatismes portant particulièrement sur l'abdomen

Le plus souvent, tout se passe comme dans l’observation 14 ; ‘aucune réaction ou seulement quelques contractions non efficaces. Certains cas particuliers peuvent se présenter. La force peut porter à distance et se manifester au niveau du placenta, des membranes, de la paroi utérine et du fœtus même.

Placenta. — Malgré de lésions graves, la grossesse peut continuer à évoluer normalement (obs. 15). D'autre fois, la réaction est immédiate ou retardée suivant la nature et l'étendue des

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lésions placentaires (obs. 16). L'augmentation bruque de la pression intra-utérine peut suffire pour rompre les membranes et le plancenta sans déchirer la paroi utérine plus résistante et plus élastique. Le placenta est un organe facilement vulnérable. S'il est inséré à la paroi antérieure de l’utérus, le choc peut le décoller. Si son insertion se trouve loin du point d'application de la violence, l'extension brusque de la paroi utérine — surtout quand l’utérus se trouve en état de flaccidité — peut déchirer les connexions villeuses et vasculaires du placenta. Si le placenta est décollé sur une grande étendue, l’enfant meurt d’asphyxie. En cas de décollement partiel et d'apport suffisant d'oxygène au fœtus l’hémorragie placentaire peut s'arrêter. Maïs si, au cours des heures ou jours qui suivent le traumatisme, le décollement placentaire augmente, la grossesse est certainement compromise. Ajoutons cependant que certains auteurs nient l’étiologie traumatique du décollement placentaire.

La rupture traumatique des membranes ne produit pas nécessairement l’interruption de la grossesse (obs. 19).

Paroi utérine. — Nous avons expliqué plus haut comment les hématomes de la paroi utérine peuvent se résorber ou au contraire exalter l’irritabilité utérine et déclencher le travail. S'il y a rupture utérine — ce qui se voit surtout chez les multipares (obs. 20 et 21) — la réaction est évidemment immédiate. Parfois, une rupture partielle externe ou interne peut se compléter dans les jours qui suivent. Dans l’observation 21, la solution de continuité des fibres lisses empêchait même la réaction utérine.

Fœtus. — Les lésions inutéro sont exceptionnelles et offrent donc peu d'intérêt. On s'explique mal comment le traumatisme peut atteindre le fœtus nageant dans le liquide amniotique (obs. 2223).

LES PLAIES PERFORANTES DE L'UTÉRUS GRAVIDE

Elles déterminent presque toujours l'interruption de la grossesse. La réaction suit immédiatement le traumatisme, mais elle peut être retardée dans certains cas. Les plaies par armes à feu ou par instrument tranchants ou piquants sont d’une grande gra-

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zité; la nature des blessures, l'hémorragie, l'infection ont leur importance.

L'observation 25 est tout à fait remarquable: une balle perfore l’utérus et la jambe du fœtus, l'accouchement n’a lieu que dix-sept jours après et à terme. Le cas 26 n’est pas moins extraordinaire: une femme reçoit un coup de poignard dans le ventre, guérit et accouche trois mois plus tard à terme d’un enfant présentant une large plaie abdominale. JAKOBSON {obs. 27) réussit par une suture de la plaie utérine à prolonger la grossesse de trois semaines.

LES MICROTRAUMATISMES RÉPÉTÉS

Nous avons peu de choses à ajouter à ce que nous avons di déjà à leur sujet. Leur principal caractère est la répétition et la sommation de petites excitations réitérées semble quelquefois être plus efficace qu’un violent traumatisme unique. Les trépidations, petits chocs, secousses tels que les produisent le coït, les voyages, l'équitation peuvent évidemment avoir une répercussion sur l'utérus gravide (obs. 29). Parfois la syphilis est en cause (obs. 28). On admet que ces petits traumatismes créent une congestion utérine qui exalte l'irritabilité utérine. L'opinion des auteurs les plus qualifiés est partagée à ce propos, et dans l'incertitude où nous sommes la modération prudente est à presrire:

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