‹ La Tolérance de l'Utérus Gravide à l'Égard du TraumatismeChapitre 33 sur 37 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

La tolérance est-elle prévisible ?

L'innocuité du traumatisme sur la grossesse et sa nocivité, dit GUÉNIOT, ne sont soumises à aucune loi absolue, selon que l'irritabilité de l’utérus est faible ou exaltée, que l’œuf est sain ou malade, que la femme elle-même est faible ou malade, les conséquences du traumatisme sont extrêmement différentes et souvent inespérées.

Les éléments de pronostic sont peu nombreux. Mais l'étude des comportements de l’utérus gravide nous permet de préciser des indices de pronostic et de prévoir dans la mesure du possible l'influence du traumatisme.

1° TRAUMATISMES ACCIDENTELS

Le pronostic favorable doit être posé dans tous les cas où il s’agit de grossesses absolument physiologiques, tant du côté maternel qu'ovulaire.

La tolérance utérine atteint alors son maximum et la réaction est absente ou faible.

Le pronostic doit être cependant réservé quand le traumatisme porte directement sur l’utérus ou est d’une violence particulière. Même en l'absence de réaction immédiate on ne peut pas exclure une réaction à retardement.

Un pronostic plutôt défavorable quand le traumatisme lèse directement l'utérus ou l’œuf (et encore avons-nous rapporté un grand nombre d'observations où la grossesse est allée pourtant à terme) et surtout quand il s’agit d’une femme atteinte d’une prédisposition pathologique qui, à elle seule, aurait pu produire l'avortement. Un léger traumatisme peut alors suffire.

En dernier lieu, on peut encore tenir compte de l’époque de la grossesse, de l’état du système neuro-végétatif, de la parité et du psychisme de la femme.

2° TRAUMATISMES OPÉRATOIRES

Nous y trouvons les mêmes éléments de pronostic. Le siège de l’opération a une grosse importance. Les interruptions sont

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en raison directe de l'importance de l'opération. Les statistiques sont très encourageantes et les résultats favorables si le chirurgien pose judicieusement l'indication opératoire, choisit le moment propice à l'intervention, emploie une bonne technique et donne des calmants de la contraction utérine, de sorte que l’acte chirurgical retentisse le moins possible sur l'utérus gravide.

Quant aux manœuvres intra-utérines, le pronostic doit être très réservé, sinon défavorable.

3° TRAUMATISMES PASSIFS Pour les corps étrangers préalables à la grossesse, il n’y a pas de pronostic à poser, puisqu'ils restent méconnus.

Les autres contemporains à la gestation sont d’un assez mauvais pronostic, bien qu’ils soient dans certains cas, bien tolérés.

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