CONCLUSIONS
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1. — La tolérance des tissus vis-à-vis de C. E. chirurgicaux (matériel de synthèse, de prothèse, ete.) n’est qu'un cas particulier d’un chapitre de pathologie générale. Le sort d’un C. E. inclus dans les tissus, quel que soit ce C. E., dépend d’un certain nombre de facteurs, d'importance inégale, que l’on comprend mieux quand on multiplie les circonstances d’observation.
2. — Facteur chinuque. — De la nature chimique d’un C. E. dépend une double réaction cellulaire :
— D'une part, une réaction conjonctive d’enkystement composée d’une capsule plus ou moins fibreuse, tapissée intérieurement d’une couche plus ou moins épaisse de cellules épithélioïdes, cellules géantes, macrophages.
L'importance de eette dernière zone — zone de désintégration — mesure l’altérabilité du C. E. ;
—— D'autre part, au delà du nodule ainsi formé dont les parois sont perméables, les tissus voisins peuvent présenter des altérations en rapport avec la toxicité des produits résultant de la désmtégration
du C. E.
Ces lésions peuvent aboutir à des suppurations aseptiques. Au niveau de los, cette ( réaction de diffusion » retentit sur le fardeau calcique quant à son maintien au niveau d’un os adulte et quant à son apparition au niveau d’un tissu ossifiable.
3. — Facteur bactériologique. — Les éliminations septiques des C. E. sont surtout le fait de réveil d’un microbisme latent à l’occasion de traumatisme, d’infections, ou de tout état susceptible de modifier les défenses organiques. Dans d’autres cas, 1l s’agit de métastase au niveau du foyer réactionnel environnant le C. E., d’une infection éloignée, à la faveur d’une bacillémie transitoire.
4. — Facteur mécanique. — La mobilité d’un C. E. ne joue par elle-même qu'un rôle secondaire quant à la tolérance des tissus.
Les traumatismes que peut exercer un C. E.
doivent être surtout rapportés à des pressions sur des tissus voisins. Si ces pressions s’exercent sur un os, déjà différencié en vue d’une fonction mécanique, ces pressions sont tolérées, ou entraînent, au contraire, une résorption, selon qu’elles sont parallèles ou perpendiculaires au système architectural de l’os.
5. — À ces trois facteurs principaux, il faut ajouter quelques facteurs accessoires :
— Le volume du C. E. qui ne joue qu’en raison de sa nature chimique ;
— La formation d’un couple électrique au niveau
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d’un C. E. bi-métallique, entraînant la destruction rapide de l’un des deux métaux.
— La situation superficielle ou profonde du C. E. qui favorise certaines infections de proche en proche et surtout extériorise une réaction qui autrement passerait inaperçue ;
— Peut-être enfin, certains sujets manifestent-ils une sensibilité particulière vis-à-vis des produits de désintégration de C. E., métalliques ou non.
D. — De tous ces facteurs, le plus important. semble être le facteur chimique ;
La nature du C. E., la toxicité pour les cellules de ses produits de désintégration :
— Commande certaines suppurations aseptiques d'apparition inopinée et parfois tardive ;
— Favorise la persistance au niveau du C. E.
d'in microbisme latent ;
— Joue un rôle d'appel vis-à-vis des germes passés dans la circulation à titre accidentel.
7. — L'étude de ces facteurs et des réactions qu’ils commandent permet de prévoir quel sera le sort d'un C. E. inclus:
— Un C. E. infecté est toujours sous menace d'élimination.
— Un C. E. traumatisant est en voie d’élimination.
— Un C. E. entraînant par sa nature chimique une importante réaction cellulaire doit être considéré comme en voie d’élimination.
J, Davioud 7
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— Il semble qu’un C. E. aseptique, non trauma: tsant, et surtout rigoureusement inerte chimiquement, puisse être considéré comme accepté définitivement par les tissus.