II. — L'avenir
Sommaire : Objection faite aux catholiques : leur modération n'est qu'impuissance. — Réponse. — Les catholiques n'ont pas de principe persécuteur. — Ce qu'ils feraient majorité ; ce qu'ils feraient, si l'unité religieuse était librement regagnée. — Parole de Lamennais. — Vice notoire de nos institutions actuelles. — Elles ne sauraient durer toujours. — Les prévisions de lointain avenir sont oiseuses. — Dans le présent comme dans un avenir plus rapproché, la tolérance n'est mise en question que par les Jacobins du xxe siècle.
Un réformateur se croyait philanthrope. Ses réflexions sur les inconvénients des rixes et des
(1) Voy. Bulletin de Toulouse. 1910, p. 422.
(2) Ibidem, p. 414.
§ 2. LE PRÉSENT ET i/ AVENIR 387
bagarres l'amenèrent à imaginer et à répandre une doctrine qui interdisait absolument toute voie de fait, pour n'importe quelle cause, fût-ce pour une légitime défense. Un jour, sur la grand' route, il croisa un contradicteur. Désespérant de le convaincre, et se trouvant par hasard le plus fort, il se rue sur lui et se met à l'accabler d'injures et de mauvais traitements. Gomme le battu, plus que surpris, protestait : « Je vous bats, expliqua-t-il, parce que tant que vous ne partagez pas mon idée, vous pourriez bien un jour songer à me frapper. » Voilà comment notre professeur de mansuétude parait par des coups actuels et certains, les coups problématique de l'avenir. En substituant son système aux anciennes règles sur la défense légitime, avouez que notre philanthrope n'avait guère perdu au change.
L'apologue de ce faux pacifiste nous vient à point, semble-t-il, pour figurer la situation et la conduite respectives des catholiques et de l'antiéglise. Celle-ci professe sur la tolérance des idées absolues que ceux-là ne partagent pas, n'entendent à aucun prix partager. A ce titre, l'anti-église prétend les excepter de la trêve générale dont elle se fait le héraut. Et elle commence contre eux une campagne acharnée qui ne recule devant aucun moyen. Et comme l'anti-église n'a pas d'autres adversaires que les catholiques, elle se taille à fort bon marché une réputation de magnanimité : théoriquement universelle, sa tolérance est en fait réservée à ses amis.
388 IIIe PART. SECT. II. VUES HISTORIQUES
L'anti-église a-t-elle quelque raison d'alléguer des craintes d'avenir pour excuser ses vexations présentes ? Peut-elle, pour préciser son grief, traiter la générosité des catholiques de générosité d'impuissance ? Si nous étions les maîtres, nos principes nous obligeraient-ils à la persécution ?
Ecartons d'abord les supplices et les bûchers. Les plus loyaux de nos adversaires veulent bien nous en faire grâce, et reconnaître qu'aucune velléité sanguinaire ne hante notre cerveau.
Mais on peut persécuter sans tuer. L'on persécute la croyance, en punissant ceux qui la professent. Voilà les envies et les desseins secrets que l'on prête aux catholiques. Combien à tort cependant ! La doctrine catholique nous en fournit la preuve la plus aisée.
Où est la raison d'Eglise qui, semblable à la raison d'Etat païenne ou jacobine, nous permettrait la violence et l'oppression ? L'homme d'Etat catholique ne peut avoir qu'un point de vue : le bien commun, dans le respect de tous les droits, dans la fidélité à toutes les promesses. Et l'Evangile auquel il croit ne veut pas se propager par la violence.
Devenus majorité politique, nous voulons dire cette écrasante majorité qui possède la force consciente de toute les audaces, les catholiques se trouveraient en face de dissidents et d'incroyants que, selon les principes catholiques eux-mêmes, ils doivent protéger à l'égal de tous les citoyens, et laisser en jouissance de tous leurs droits civils. En possession paisible de la
liberté, ces dissidents, n'ont comme tels, commis aucun délit qui permette de les en dépouiller. Ils n'ont manqué à aucune obligation sociale. Leur personne serait hors d'atteinte : leurs franchises demeureraient debout.
Mais allons plus loin. Que feraient les catholiques si tout le pays revenait à la vraie foi ? Ils tâcheraient sans doute de conserver l'immense bienfait de cette concorde. Mais devraient-ils, à cet effet, ériger l'hérésie en délit ; la frapper d'amende et de prison ? Rien ne le prouve. Nous avons déjà cité l'excellente parole de V. Jacobs : « Si l'unité religieuse renaît, elle se reflétera dans les lois ; mais l'esprit de l'époque se s'y reflétera pas moins (1). » Lamennais n'avait pas tort d'écrire : « Il n'est donné à personne de prévoir de quelle manière l'Eglise et l'Etat, quand le moment sera venu, se replaceront dans leurs vrais rapports. Il est certain qu'une intime alliance s'établira de nouveau entre les deux sociétés, spirituelle et politique ; mais quelle en sera la forme ? On l'ignore (2). »
Nous ne faisons pas le rêve absurde d'un retour au passé. Le vrai catholique n'est pas le réactionnaire qu'on prétend. Il reconnaît l'œuvre providentiellement destructive du temps, qui a emporté l'inquisition comme la féodalité, comme l'ancien régime. S'il croit à la résurrection, il sait que cette résurrection même ne lui rendra
(1) Art. cité, p. 672.
(2) Des progrès de la Révolution, ch. 3.
390 IIIe PART. SECT. II. VUES HISTORIQUES
son corps que transfiguré. Chaque époque reçoit des précédentes un bien qu'elle doit accroître et léguer à l'époque suivante. Elle le reçoit entouré d'une gaine provisire et caduque qu'elle remplace par celle qui lui convient. Mais imparfaite, elle aussi, cette dernière est destinée à tomber à son tour. Telle est la loi du progrès, qui nous empêche de trop regarder derrière nous, mais qui nous évite aussi la naïveté de croire à la permanence de nos institutions actuelles. Et certes elle périra, cette pleine licence de perversion (1) laissée aux corrupteurs des foules, sans que la vérité possède un moyen pratique de fermer la bouche aux menteurs.
Or, cela seul semble aujourd'hui pernicieux pour l'Église. Elle n'a pas à redouter la liberté d'une polémique loyale, mais l'impudente calomnie qui dénature sa doctrine, travestit son culte, et jette sur ses ministres uji discrédit immérité. Même pour garder l'unité religieuse, l'inscription de l'hérésie dans un code pénal ne parait pas
(1) Beaucoup, même en dehors des catholiques, comprennent la situation impossible qui se prépare. On goûtera cette appréciation d'un ancien ministre français, publiée dans 1' Action (octobre 1911). «Le mal qui ronge notre flotte est le même qui dévore notre armée, nos administrations publiques, nos services publics, notre parlementarisme et notre régime gouvernemental, notre société tout entière. Ce mal, c'est l'anarchie, c'est-à-dire, un tel désordre des esprits et des choses que rien ne se fait comme la raison voudrait que ce fût fait, et que nul homme ne se comporte comme non devoir professionnel ou moral exigerait qu'il se comportât. »
nécessaire ; les catholiques ont seulement à souhaiter, selon nous, la fin d'une funeste et immorale séduction que, sous la poussée même des événements et des malheurs, le sens commun et l'instinct de la conservation sociale seront forcés de répudier et de détruire.
Nous croyons avoir au delà du besoin satisfait à l'objection ou à la question. Celle-ci n'est sérieuse que sous cette forme : dans la société contemporaine, dans les situations que nous sommes à même de connaître et d'apprécier, les catholiques au pouvoir supprimeraient-ils une seule des libertés chères au siècle présent ? Un non catégorique est la réponse de leurs actes, de leurs paroles, de leurs principes mêmes.
Si, dans la suite des temps, des nécessités nouvelles surgissaient, ils prendraient conseil des circonstances. Des mesures qui seraient adoptées, nous n'avons pas à rendre compte. Acceptées de tous et réclamées par le bien commun, elles ne feraient alors et ne peuvent faire maintenant l'objet d'un grief plausible. Et pourquoi craindre ce qui satisferait tout le monde ?
Cependant nous ajoutons, qu'à la différence des principes qu'on leur oppose, les principes catholiques ne contiennent rien de tyrannique ou de persécuteur, rien qui doive alarmer le partisan le plus convaincu d'une raisonnable liberté.
Trêve donc aux trompe-l'œil et aux hypocrisies. La tolérance n'est pas mise en question par les catholiques mais par leurs ennemis ; l'Eglise
392 IIIe PART. SECT. II. VUES HISTORIQUES
ne songe pas à persécuter ; mais elle a à craindre la persécution (1).
(1) Persécution probablement non sanglante : la mode n'est plus aux bûchers. D'autres cependant ont des prévisions plus sombres. Au dire du Dr Gustave Lebon, « M. Georges Sorel prédit très justement que la première mesure du socialisme triomphant serait de massacrer sans pitié tous ses adversaires. » (Les opinons et les croyances, p. 236.)
Sommaire : La vignette du manifeste du comité Marnix. — La critique de M. Payot : Le christianisme a échoué comme religion d'amour. — Sophisme d'une considération incomplète. — En regard des maux occasionnels de toute honne institution d'ici-bas, il faut placer les biens qui en découlent. — Biens apportés par la religion chrétienne. — Mieux écoutée, que d'homicides elle épargnerait à la société contemporaine ! — Le christianisme est une religion d'amour, car il a fait aimer. — Seule la religion fait aimer. — C'est comme religion d'amour qu'elle doit triompher. — Devoir des catholiques : Faire resplendir en eux la charité et les vertus chrétiennes; rapprocher d'eux les hommes et leur donner le spectacle d'une foi ferme, intelligente et éclairée ; multiplier les initiatives en faveur de la foule. — Espérances de Léon XIII.
Le « comité Marnix pour la diffusion des idées de justice et de liberté » (1) lance des manifestes pompeusement intitulés contre l'intolérance. Sur la page du titre est reproduite la fameuse toile de Debat-Ponsan : Le Christ sur la montagne. Des croisés, un inquisiteur, un Pape, trois rois de France (2), voient couchés à leurs pieds une foule de cadavres étendus, la plupart dépouillés, quelques-uns revêtus de leurs habits et reconnaissables : de Coligny, un pâtre des Cévennes, et peut-être Jean Hus. En arrière, sur la colline, le Christ, la figure empreinte d'une
(1) A notre connaissance, ce comité n'a jamais défendu que les juifs et les protestants.
(2) François I, Charles IX, Louis XIV.
douce tristesse, laisse tomber les mains, comme découragé et abattu. « Et moi, dit la légende, je vous ai dit de vous aimer les uns les autres, et de vous entr'aimer comme je vous ai aimés. »
En style plus direct, M. Pavot écrivait : « Le christianisme a échoué comme religion d'amour. »
A placer ainsi, sans commentaires, en face des hommes de guerre ou de loi, d'autres hommes tombés sous leurs coups ou leurs arrêts, à montrer le glaive qui frappe sans parler des provocations ou des menaces qui le forcent à frapper, à étaler ses victimes en cachant ceux qu'il protège et qu'il sauve ; à le charger des abus accidentels auxquels il a dû se prêter sans mentionner ses bienfaits : on réussit à fomenter des haines, mais en calomniant. Et quelles écrasantes responsabilités de massacres et de carnages pourrait-on, par le même moyen, faire peser sur les institutions les plus avantageuses, les plus nécessaires, les plus indispensables à la paix du genre humain ! Que de malheurs, que de souffrances, deviennent alors imputables à la famille et à la propriété !
L'homme est ainsi fait. Deux voix retentissent en lui, qui parviennent, l'une et l'autre, à convaincre ou à séduire. Opposées qu'elles sont entre elles, elles divisent l'humanité en deux armées qui se combattent et font des victimes. La loi, l'autorité, occasionnent l'nsurrection ; la mariage amène les adultères ; la propriété suscite le brigand et le voleur ; la vie humaine arme l'assassin ; comme Dieu et la religion irritent l'orgueilleux et l'impie. A l'encontre de
tout ordre, de toute portion de Tordre, se dresse de la sorte un négateur audacieux, un ennemi du bien. Et plus un bien est fondamental, plus celui qui l'attaque trouble la société.
Mais est-il juste d'apprécier une institution uniquement par les désordres qui causent ses adversaires ? Convient-il même de la grever des abus commis par ses défenseurs ? Peut-on imputer à la religion une procédure qui n'est pas son œuvre, inscrire sur la liste de ses victimes les coupables que doit frapper tout Code criminel ? Et surtout, ne faut-il pas, en regard des maux occasionnels, placer tous les biens qui découlent de la religion comme de leur source naturelle et véritable. Pour une guerre que la religion fit déclarer, combien nous trouverions de trêves et de traités de paix ; pour une exaltation fanatique, combien d'apaisements et de pardons ; pour une injustice, combien de réparations du droit et d'actes de généreuse honnêteté ; pour une chaîne forgée, combien de libérations ? Ce n'est pas le moment de refaire ici le tableau de l'influence pacificatrice et civilisatrice de l'Eglise sur le monde païen, sur le monde barbare, sur le monde sauvage, ni d'invoquer les bienfaits de son intervention en faveur de l'esclave, de la femme, de l'enfant. Ah ! l'enfant seul, avec tout ce que le christianisme lui a garanti de respect, de protection de l'amour, devrait comme effacer chez les plus sensibles le souvenir des supplices et des luttes auxquels la foi fut mêlée, et leur faire proclamer le prix inestimable de la religion de la Croix.
Et ne contestons pas ces services, en partageant l'erreur ou en croyant les mensonges de ceux qui attribuent l'adoucissement des mœurs à une évolution irrésistible, à un progrès nécessaire. Les droits, que deviennent-ils aujourd'hui dans les milieux qui ne croient plus ? Quelles pratiques abominables, qui tarissent la vie à sa source ou qui en arrachent le premier bourgeon, non seulement y ont cours, y deviennent à la mode, mais y trouvent même des défenseurs, des apologistes, des apôtres ! Les recensements officiels attribuent à la France environ 800,000 naissances vivantes par an. Des amis delà république athée estiment que les avortements y sont plus nombreux que les naissances. Voilà donc qu'en une seule année, et pour un seul pays, l'irréligion théorique ou pratique perd dix fois plus d'innocentes victimes que le prétexte ou le motif de religion ne fit jamais monter d'hérétiques au bûcher. Les homicides, il est vrai, commis un à un sur de petits êtres qui ne savent pas même se plaindre, ne comportent pas une mise en scène qai impressionne et qui touche. La réalité en est-elle moins triste ? Et à voir les instincts cruels, sanguinaires qui se développent avec l'incrédulité, les excès qu'un croissant égoïsme (1)
(4) « Les résultats de l'éducation neutre qui s'introduit sont douloureusement visibles. L'arrivisme et l'égoïsme en sont les fruits amers et souvent pourris. Il devient difficile d'intéresser les citoyens à autre chose qu'à leurs intérêts matériels directs. » Picard, Chronique du dimanche 4 juin 1911.
pousse à perpétrer tantôt sur des sauvages impuissants à se défendre, tantôt sur d'honnêtes gens qui gênent une passion, l'on peut se demander si une civilisation qui peuple d'apaches Paris, la Ville-Lumière, ignorera toujours les spectacles sanglants. « Les peuples sans religion, disait Napoléon, ne se gouvernent pas ; ils se mitraillent (1) ».
La religion catholique a-t-elle échoué comme religion d'amour ? Pour le savoir, demandez lui si elle a fait aimer. Et quelle éloquente réponse vous donneraient, en son nom, les innombrables héros d'une charité étonnamment inventive et contagieuse, qui forment et conduisent ce qu'on a récemment appelé « le bataillon carré du sacrifice et du dévouement (2) » ; les Sœurs de ses lazarets, de ses hôpitaux, de ses orphelinats, de ses hospices pour vieillards ; ses missionnaires, qui furent parfois les pacificateurs attitrés entre les peuples, et dont la vie entière est par définition un long acte d'amour immolé. La religion catholique pourrait vous répondre par sa justice pénale elle-même, dont nous avons rappelé l'influence salutaire. Elle pourrait vous répondre par tous ses saints et par ces hommes mêmes qui se sont signalés par leur zèle contre l'héré-
(1) Parole citée par M. Louis Ollivier à la Chambre française, le 12 avril 1905. Discussion de la loi sur la séparation des Églises et de l'État.
(2) Henri de Lavedan. Discours sur les prix de vertu. Académie française, 7 déc. 1911.
sie. « La cruauté envers les hérétiques, reconnaît Lea, pouvait être associée dans les mêmes âmes à un amour infini pour les hommes (1). » Soulignons bien ce trait. Toute action répressive de l'Eglise n'est légitime que si elle est fondée sur l'amour des hommes. Les défaillances humaines y auront accidentellement mêlé du fanatisme et de la rancune. Mais, à la différence d'autres cultes, la foi chrétienne défend de haïr ; et elle ne permet pas qu'on frappe si ce n'est pour sauver : sauver celui qu'on punit, sauver du moins ceux que le coupable pervertirait.
Le christianisme n'a pas échoué comme religion d'amour. Il a fait aimer. Bien plus, la religion est seule productrice de véritable amour. Et comment l'amour jaillirait-il de la négation ou du doute sceptique ? Gomment sèmererait-elle la générosité et l'amour, une incrédulité qui porte toutes les aspirations et tous les désirs vers ces biens extérieurs pour lesquels les hommes se jalousent et se combattent ? « Prêtre, comme je te hais !» — « Et moi, comme je t'aime !» — Ce petit dialogue, échangé à la rue, entre un prêtre et un convaincu du socialisme rouge, résume bien les inspirations opposées d'une foi que l'on dit intolérante, et d'une tolérance qui se réclame de la libre pensée.
Le christianisme n'a pas échoué comme religion d'amour ; et c'est comme religion d'amour qu'il est appelé à triompher.
(1) Op. cit. p. 271 ou 239 éd. angl.
Quand la puissance séculière, quand les appuis humains viennent à manquer à la vraie religion, il lui reste toujours sa grande force d'expansion et de conversion, la charité. Notre grand devoir, à nous catholiques, c'est de donner à cette force toute sa splendeur, tout son déploiement. Réalisons sincèrement, pleinement, tout le programme de la tolérance dans la vie privée. Ennemis d'une érudition tapageuse, qui transforme ses moindres conjectures en déclarations d'impiété et en objections invincibles, soyons-le aussi d'une orthodoxie trop soupçonneuse, qui exagère la portée des définitions et des enseignements certains de la foi. N'opposons pas de difficulté théologique à un travail sincère et sérieux. En fermant la bouche à la demi-science laissons la vraie science prendre son essor. Qu'une exquise loyauté à reconnaître tous les droits acquis, à respecter toutes les possessions légitimes, à observer toutes les conventions, témoigne hautement que nos principes mêmes engendrent une bonne tolérance pratique, et que nous n'avons à sacrifier aucune vérité pour ne froisser aucune conscience.
Faisons tout pour rapprocher de nous les hommes. Puis, donnons-leur ce dont leur âme a tant besoin : l'affirmation nette, mais non affectée de nos principes : ni jactance, ni timidité : une conduite d'accord avec les règles élevées de notre foi, afin qu'avec confiance, ils cherchent auprès de nous le repos de leur esprit et de leur cœur. Qu'une vérité scrupuleuse dans nos paroles, qu'une justice délicate dans nos actions,
qu'une bonté de plus en plus affable envers tous (1), rendent évident tout ce que la religion apporte à l'homme de santé morale et de grandeur. Intelligente et éclairée, que notre foi dissipe la prévention d'un aveuglement fanatique.
Alors la situation unique de l'Eglise catholique frappera tous les hommes. Cette Eglise est seule à être jalousée par tous les despotismes, et à subir l'assaut de toutes les hérésies. Dans une multiplicité pour ainsi dire infinie, l'impiété retrouve une singulière unité. Elle est une pour comploter la ruine de la hiérarchie catholique, et, par là, de la société religieuse. Elle est une comme anticléricale. Le dogme l'irrite moins que la religion d'autorité.
Elle est une pour attaquer l'unité. Toutes les sectes s'insurgent contre l'unité catholique. Ce n'est pas d'hier ni d'avant-hier que le monde civilisé tend à se déchirer en deux partis : l'Eglise et l' Anti-Eglise. Ce dernier nom est le nom commun de toutes les hérésies, de tous les schismes, de toutes les défections. Les hérésiarques les plus anciens ne discutent le dogme que pour se révolter. Et les conciles ne se rassemblent que pour cimenter l'édifice fondé sur Pierre par le Christ. Séduits par des mirages
(1) La douceur, la prudence, la patience, «furent les seules armes du christianisme naissant; ce doivent être celles du christianisme éprouvé. Il triomphera par elles. » Lamartine, 1829. Lettre à M. de Marcellus, à Rome. Yoy. Maréchal, Lamennais et Lamartine, p. 177.
intellectuels, éblouis par des espoirs de rénovation, les opposants de toute forme et de toute robe font entendre contre l'Eglise une protestation qui se répercutera d'âge en âge, du Donatisme au Gatharisme, du Gatharisme à la Réforme, de la Réforme à la Révolution, de la Révolution à l'Anarchie. Seulement, celle-ci découvre un autre caractère commun de toutes ces révoltes. Leurs éléments positifs s'absorbent dans un progrès de l'œuvre théandrique ; elles sont elles-mêmes des démolitions et des ruines. Comme toujours, en quittant Dieu, l'homme ne trouve que le néant. Cette constante opposition faite à l'Eglise frappera les hommes, ceux du moins qui conservent des éléments de vigueur et de santé. Elle les frappera de plus en plus. Et le regard attentif qu'ils jetteront sur l'Eglise leur découvrira cet autre attrait, si puissant à l'époque où tant sombrent dans le doute : l'attrait des certitudes surnaturelles que l'Eglise est seule capable de donner, sans contrarier l'exploration scientifique. L'homme a besoin de raison et de foi, de mouvement et d'équilibre. Cette religion est vraie, qui procure la foi et l'équilibre ; qui invite au mouvement et le dirige vers Dieu.
Les dangers spéciaux que court le peuple, sur lequel le Sauveur abaissa un regard de si amoureuse pitié, ne servent pas de moindre stimulant à nn zèle prudent et éclairé. Partout, peut-on dire, l'action gouvernementale, même quand elle n'est pas hostile, donne carte blanche à toutes les entreprises doctrinales contre la foi ou les
bonnes mœurs. Eloignés du moyen-âge peut-être plus par les opinions en faveur que par les siècles, nous n'avons plus à compter sur la prédication muette des Christs et des madones disposés aux angles des rues, ni sur les appels à la prière qui retentissaient jusque dans le silence des nuits, ni sur une vigilance officielle qui écartait les séductions. Bien au contraire. Pauvres ou riches, en sortant de leur demeure, ont les yeux attirés par la provoquante sensualité des images ou des statues ; ils entendent crier des journaux et des pamphlets dont le titre même est parfois blasphémateur. Si du moins à l'injure ne se mêlait la calomnie : la calomnie contre les dogmes faussés, rendus méconnaissables ; la calomnie contre les personnes, avec d'apparentes précisions pour mieux l'accréditer (1) !
Touchés du sort de tant d'hommes, qui tous sont nos frères, nous devons leur offrir dans l'énergie de notre initiative, dans la multiplication de nos efforts, dans le développement de notre générosité, l'appui, le renfort, la sauvegarde que leur refuse la loi.
Si une situation générale a ses ombres, elle offre, en revanche, à l'homme de foi un rôle magnifique, digne de tenter son cœur. Il s'agit
(1) Par exemple, on omettra les noms, mais on donnera une soi-disant photographie du prêtre incriminé. Nul ne s'y reconnaîtra. Toute réfutation est dès lors impossible.
de faire triompher la religion par les seules armes que laisse la liberté. Cette œuvre est divine et humaine : divine par la grâce, sans laquelle nul n'arrive à Jésus-Christ ; humaine par le travail dont cette grâce réclame d'ordinaire et inspire le concours.
Dévouons-nous tout entiers à une pareille entreprise. Persuadons-nous, qu'aujourd'hui, être médiocres, c'est à demi trahir.
Que notre foi ne refuse aucune lumière, que notre cœur s'ouvre à toute vertu, que nos bras s'étendent vers toute action. Deux avenirs nous sont confiés, celui du monde civilisé, celui des mondes encore barbares.
Fatigués de leur infortune, lassés d'avoir été le jouet de folles espérances et les victimes de meneurs égoïstes et ambitieux, les hommes se tourneront vers la vérité méconnue (1); ils la considéreront de sang-froid et sans préjugés, et ils s'étonneront de trouver si près d'eux et si pleinement dans l'Eglise, ce qu'ils avaient vainement et au prix de tant de peines demandé à d'orgueilleuses erreurs.
Qui sommes-nous cependant pour tenir pareil
(1) « Nous n'avons pas trouvé dans le giron de la République le travail et la paix, la justice, les garanties que nous comptions y trouver; nous retournons dans le giron de l'Église. »
Un député socialiste-révolutionnaire. M. Colly interprétait ainsi les sentiments de beaucoup d'ouvriers des chemins de fer français. (Chambre française, Débat sur la réintégration des cheminots, 1911.)
langage ? Aussi bien, il n'est pas nôtre. Il y a dix-sept ans, un vieux et grand Pontife le laissait échapper de son cœur, toujours magnifique en ses conceptions et ses désirs. Disait-il, présageait-il autre chose, Léon XIII, à la fin de sa mémorable Lettre apostolique aux princes et aux peuples de l'Univers ? Lui aussi, il aspirait à une rénovation sociale et politique dans le Christ. Et alors, dans le ravissement d'une perspective sublime, il écrivait ces accents enflammés, dont les vœux et les espérances seront notre meilleur épilogue.
« Pendant que notre esprit s'attache à ces pensées, et que notre cœur en appelle de tous ses vœux la réalisation. Nous voyons là-has, dans le lointain de l'avenir, se dérouler un nouvel ordre de choses, et Nous ne connaissons rien de plus doux que la contemplation des immenses bienfaits qui en seraient le résultat naturel. L'esprit peut à peine concevoir le souffle puissant qui saisirait soudain toutes les nations, et les emporterait vers les sommets de toute grandeur et de toute prospérité, alors que la paix et la tranquillité seraient bien assises, que les lettres seraient favorisées dans leurs progrès, que, parmi les agriculteurs, les ouvriers, les industriels, il se fonderait, sur les bases chrétiennes que nous avons indiquées, de nouvelles sociétés capables de réprimer l'usure et d'élargir le champ des travaux utiles.
« La vertu de ces bienfaits ne serait pas resserrée aux confins des peuples civilisés, mais
elle les franchirait, et s'en irait au loin, comme un fleuve d'une surabondante fécondité. Car il faut considérer ce que nous disions en commençant, que des peuples infinis attendent, d'âge en âge, qui leur portera la lumière de la vérité et de la civilisation. Sans doute, en ce qui concerne le salut éternel des peuples, les conseils de la sagesse divine sont cachés à l'intelligence humaine ; toutefois, si de malheureuses superstitions régnent encore sur tant de plages, il faut l'imputer en grande partie aux querelles relegieuses... Les causes de la discorde étant à demeure parmi nous, quoi de surprenant qu'une très grande partie des hommes s'adonnent encore à des coutumes inhumaines et à des rites réprouvés par la raison ? Travaillons donc tous, avec une égale ardeur, à rétablir l'antique concorde, au profit du bien commun. A la restauration de cette concorde, aussi bien qu'à la propagation de l'Evangile, les temps que nous traversons semblent éminemment propices, car jamais le sentiment de la fraternité humaine n'a pénétré plus avant dans les âmes, et jamais aucun âge ne vit l'homme plus attentif à s'enquérir de ses semblables pour les connaître et les secourir ; jamais non jjlus on ne franchit avec une telle célérité les immensités des terres et des mers : avantages précieux, non seulement pour le commerce et les explorations des savants, mais encore pour la diffusion de la parole divine.
« Nous n'ignorons jias ce que demande de longs et pénibles travaux l'ordre de choses dont
Nous voudrions la restauration ; et plus d'un pensera peut-être que Nous donnons trop à l'espérance, et que nous poursuivons un idéal qui est plus à souhaiter qu'à attendre. Mais nous mettons tout Notre espoir et toute Notre confiance en Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, tandis que notre souvenir se reporte aux grandes choses qu'à la face de la « sagesse de ce monde », stupéfaite et confondue, la folie de la Croix et de sa prédication parvint jadis à accomplir (1). »
(1) Lettre Praeclara Gratulationis, 10 juin 1894. Sauf une légère modification à la fin, nous reproduisons la traduction publiée par La Bonne Presse. (Lettres apostoliques de S. S. Léon XIII, t. 4, p. 105-107.)
Table des Noms propres
Abélard, 29.
Alcuin, 57, 87, 129.
Alexandre m (Pape), 59*,
Alexandre IV (Pape), 48*,
Alphonse n (d'Aragon),
S. Anselme, 88.
Aristote, 315.
Arminius, 220*.
S. Athanase, 29*, 59.
S. Augustin, 1, 13, 30, 49*,
Aulard, 245*.
Balmès, 1, 2, 4, 381, 382.
Bara, 284, 285.
Barbeyrac, 228*.
Bareille (Abbé), 82*.
Barrés, Maur., 382.
Barruel, 259*.
Basnage, 221*, 225*, 226,
Bathory, Etienne, 225.
Bartholotti, 220*, 225*, 229*,
230*, 233*. Bartolo, Salvatore di, 67.
Bayle, 52, 218, 222*, 224*,
de Belesbat, 201.
Bellarmin (Gard.), 49, 71,
Benoit XIV, 60.
Béranger, 8*.
S. Bernard, 89.
Biancchi de Luca, 73.
Biederlack (S. J.), 74, 96.
Billot (Card.), 104.
Bodin, Jean, 51, 221*, 228*.
Boehmer, 225*, 226*, 228*,
de Bonald, 227.
Boniface VIU (Pape), 48,
Bossuet. 5*, 42, 202*, 308,
Bouché-Leclercq, 287, 316,
Bouddha, 51.
Brandi (S. J.), 72*, 74.
Breton (-Mgr), 386.
Brial (Dom), 186.
Briand, Aristide, 119, 264*.
de la Brière, Yves (S. J.),
Browne, R., 224*.
Busher, 224*, 225*, 226*.
Calvin, 75, 178, 213, 356.
Cartellieri-Stechele, 178*.
de Cauzons (Abbé), 128*,
155*, 176. Yoy. Thomas. Cavagnis (Card.), 73, 95,
Cavour, 250.
S. Célestin, 127*.
Celestin in, 68*.
Celse, 51, 78, 222* de Chantai (Baronne), 18*.
Chantepie de la Saussaye,
Charlemagne, 57.
Charles I, 220*.
Charles H, 208.
Charles IX, 393*.
Charles XII, 209.
Charles-Quint, 185, 201,
TABLE DES NOMS PROPRES
Choupin (S. J.), 68, 96, 190,
Christian m, 209.
Christian V, 209.
S. J. Chrysostome, 80*, 82,
Cicéron, 23*.
Clément Vm, 92*.
Cochin, 215*.
de Coligny, 393.
Colly, 403*.
Comte, Auguste, 259.
Confucius, 51.
Constantin, 57.
Cromwell, 208.
Curie (Mm*), 334.
S. Cyprien, 79, 82.
S. Damien Pierre, 88.
Damoiseaux, 248, 269*.
Dargaud, 52*, 216*, 222*.
Debat-Ponsan, 393.
Dedieu (Abbé), 202*.
Defacqz, 251.
Delacroix, 328*.
Demade, 385*.
De Potter, 269*.
De Stoop, 51*, 219*.
Diehl, 126*.
Diepenbroek (Gard.). 292.
Dioclétien, 121.
Dôllinger, 358.
Douais (Mgr), 74, 138, 139, 140, 146*, 148*, 154, 166*, 191*, 248*.
Dubruel, Marc (S. J.), 184.
Duchesne (Abbé), 260*.
Duhem, 318*, 321, 322* 325,
Dumont, André, 258*.
Duquesne, 195*.
Elisabeth (Reine d, Angleterre), 204, 298.
Eon de la Stella, 47.
S. Epiphane, 219*.
Erasme, 201.
Eugène m (Pape), 47.
S. Euthyme le Grand, 82.
Eymeric (O. P.) 145*, 146, 147*, 149*, 150*, 151*, 152, 190*.
Fénelon, 202*, 309*.
Ferdinand VI, 204*.
Ferrer, 385*.
Ficker, 165*.
Fonsegrive, 256*.
Fouillée, 244*, 267.
Fournier P., 125*.
François I, 204, 393*.
Frédéric le Grand, de Prusse, 223*.
Frédéric-Guillaume H, 232.
Frédéric n (empereur), 77, 133,138,160,161,162,167, 175,195,196,197,230,296% 301, 380.
Frédéric m, 206.
Frederichs, 140*.
Frédericq, Paul, 45*.
Frère Orban, 268.
Friedberg, 253, 254, 255*,
Frommel, 215*.
Fuhrmann, 228*, 229*, 232*, 234*, 235*, 256*, 355*.
Fustel de Coulange, 338.
Galilée, 177, 324.
Gambetta, 187, 255.
Gams, 381.
Gasparri (Card.), 90*.
Gazari, 130*.
Glanvill, Joseph, 51, 223*.
Gomarus, 220*.
Gobiet d'Alviella, 263.
Gonzalès, 197.
Gôrtz, 209.
Goyau, G., 293*, 384.
Graez, 58*.
Gratien, 78, 89.
Grégoire VH, 131*.
S. Grégoire de Nazianze, 28*.
S. Grégoire le Grand, 59*.
TABLE DES NOMS PROPRES
Grégoire IX, 39*, 68*, 138,
Grotius, 214. 235*.
Gui, Bernard (O. P.), 146,
Guillaume de Neuburg,
Guillaume d'Orange, 209,
Guiraud, 131*, 179, 371.
Guizot, 37.
Gustave Adolphe, 209.
Haeckel, 334.
Hagermann, 352.
Hanquet, 127*. 128, 129*,
Harduin, 47*, 144, 164.
Hatzfeld, 4.
Havet, 132, 165*.
Heberhard Gothein, 357*.
Hebering, 352*, Henri IV, 210, 212, 232.
Henri V, 204.
Henri vm, 298.
von Hertling, 312.
S. Hilaire de Poitiers, 59.
Hincmar de Reims, 87.
Hinschius, 49*, 90, 91, 91*,
Honorius, 124*.
de l'Hôpital, 229*.
Hugo, Victor, 292.
Hugueny (O. P.), 63*.
Hugues de Saint- Victor,
Huss, Jean, 393.
Huyttens, 251*.
S. Ignace (S. J.), 28.
Innocent HI, 48, 165, 166*,
Innocent IV, 167*, 172*.
Innocent XI, 92*.
Isidore (Pseudo-), 87.
Jacobs, Vict.,267*, 271, 273, 284, 285, 360* 362*, 389.
Jacques H, 209.
Janson, P., 382*.
Jean XXH, 67, 91*, 94*.
Jefferson, 226*, 229*.
S. Jérôme, 45*, 80.
Jordan, 138, 143*, 144*, 145*,
Joseph H, 211, 221*, 225*,
Jules in, 91*.
Jurieu, 52, 210, 240*.
Juste Lipse, 216*.
Kant, Emmanuel, 51, Kurth, 125*.
Labrocquère, 373*.
Lacordaire, 250.
Lactance, 81.
de Lamartine, 400*.
de Lamennais, Fél., 250,
Lamy, 258*, 260*.
Landrieux (Mgr), 136*, 153,
Lanson, G., 324*, 325, 333,
de Lapparent, Alb., 326,
Larracus, 256*.
Laurentius(S.J.), 284*, 315*.
Lavedan, de, 397*.
Lavoisier, 337.
Lea, 45*, 61, 86, 125, 130,
Lebon, 28*, 392.
Le Dantec, 321*, 324*.
Lega (Card.), 74. Lemaitre, Jules, 202, 206*,
S. Léon le Grand, 85, 104,
Léon X, 199*.
Léon XJJJ, 261, 282, 304*,
TABLE DES NOMS PROPRES
Le Play, 273.
Lépicier (S. M.), 72.
Leasing. 221*, 226*.
Leverrier, 323.
Llorente, 204*, 380.
Loeke, 223*, 235.
Loening, 126*, 195.
Lombardi (Abbé), 74.
Lonchay, 136*, 162*, 177*,
Louis XIV, 201, 204, 393*.
de Luca (S. J.), 71*.
Luchaire, 165*, 166*.
Lucius ni, 172*.
Mabillon, J., 29*.
Macaulay, 209*.
Madier de Monjou, 272.
Maillet, 7.
Maillet (O. M.), 125, 127*,
Manès, 219. Maréchal (S. J.), 328*.
Maréchal, 400*.
Marie-Thérèse, 211, 225*,
Marillac, 216*.
Marnix (Comité), 393.
Marsile de Padoue, 67, 94*.
S. Martin, de Tours, 48*, 85.
Maultroit (abbé), 231.
Maxime, de Madaure, 52.
Maxime(empereur),48*,85.
Maximilien n, 225.
Mazella (Card.), 72.
Michel de l'Hôpital, 229*.
Milton, John, 51, 220*, 229*,
Mirabeau, 6, Molinier, 131*, 141.
Mommsen, 123*, 124*, 127*,
de Montalembert, 250, 386.
de Montesquieu, 284, 285.
de Montluc, 216*.
Morus, Thomas, 201.
Napoléon I, 204, 397.
Nicolas I, 68*, 89, 261.
Noodt, G., 224*, 226*, 227*,
Ollivier, L., 397*.
Origène, 78, 82.
Pacheu (Abbé), 328*.
Parisis (Mgr), 57*.
Pasteur, 330, 331, 343.
Paul IV, 197*.
Paulsen, 376.
Paulus, Nicolaus, 357*.
Payot, 260, 317, 394.
Pegna (O. P.), 145*, 149*,
Petit, Ed. (Moïse Klein),
Petra (Gard.), 170.
Philipot, 226*, 231, 233*,
Picard, 383*, 396*.
Pichler, 196.
S. Pie V, 91*, 172*, 197*.
Pie VH, 204*, Pie IX, 67.
Pie X, 85.
Pierre le Chantre, 89.
Pierre le Vénérable, 29, 89.
Pilati Carlantonio, 223*.
Piou, 271*, 272, 383.
Pirenne, 137*, 139,201, 203,
Pirhing (S. J.), 133, 195*.
Poincaré, H., 318*, 320,324,
Portalié (S. J.), 29*, 84*.
Potthast, 145*, 147*.
Poullet, Edm., 162*.
Priscillien, 85.
Proudhon, 36.
Pufendorf, 224*, 226*, 232,
Pullen,Robert(Card.),102*.
Raban Maur, 87.
Rambaud, 380.
TABLE DES NOMS PROPRES
Raymond de Toulouse, 196.
Raynald, 145*, 166*.
Reiffenstuel, (Fr. Min.),
Reinach, Salomon, 45*.
Reinhard, 226*, 227*.
Renan, 329.
Rey, 321*. 322.
Richelieu (Gard.), 210.
Roland (Mme), 264.
Rousseau, Jean-Jacques,
Rousselot (S. J.), 276*.
Ruffini, 6, 46, 208, 211*,
Ruinart, 29*.
Rupert, 88.
de Sales, S. Franc., 292.
S. Salvien, 16.
Satolli (Gard.), 74.
Sarcey, Francisque, 118.
Saurin, 225*, 228*, 230*, 231,
Schmalzgrueber(S..I.), 191*,
Servet, 177, 178*.
Sieyes, 119.
S. Siméon Studite, 80*.
Simon, Jules, 40, 46, 221*,
Sixte V, 92*, 205.
Socrate, 127*.
Soglia (Gard.), 68*, 74.
Solieri, 74.
Sorel, 264, 370*, 392.
Sozomène, 127*. Suarez, 49, 71,94*, 167, 168*.
Stanhope, Lord, 7.
Sulpice, Sévère, 48*.
Taine, 245, 258.
Tanon, 127*, 137, 142, 148,
Taparelli(S. J.), 81, 93, 97,
Tarquini (Gard.), 72.
Taylor, 220*, 221*, 224, 233*,
Tertullien, 81.
S. Théodore, Studite, 79,
Théodose, 124*, 372.
Théophile d'Ephèse, 86.
S. Thomas, 2, 60, 70, 71*,
Thomas (Abbé), 128*, 155,
Thomasius, 220*, 221*, 225*,
Tinayre (Mme M.), 15*.
Trailhé (abbé), 231*.
de Trautmansdorff(Chan.),
Urbain (Pape), 46.
Urbain IV, 167*.
Urbain VIJJ, 92*.
Vacandard (Abbé), 61, 68*,
de la Vallée-Poussin, L,.,
Vecchiotti, 74.
Veuillot, L., 292*, 384*.
Viollet, P., 90, 158*, 175.
Voltaire, 230, 264.
Von Arneth, 211*, 225*,
229*, 230*, 231*, 233\ Waldeck-Rousseau, 256.
Wahl, 352.
Wagener. A., 296*.
Wazon, 80*, 87, 132.
Wernz (S. J.), 90.
Wicleff, 179*.
Willaert, L. (S. J.), 297*.
Williams, Roger, 223*, 224*,
412 TABLE DES NOMS PROPRES
Woeste, 385. Yves de Chartres, 88.
Wôllmer, 232. Zoroastre, 51.
Xavier, S. François, 59. Zwingle, 213, 356.
L'Action, 390*.
L'Anarchiste (Journal), 385*.
Annales de philosophie chrétienne, 138. 113*. 154*. 161*.
Annales Parlementaires, 268.
Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 165. Bulletins de l'Académie de Belgique, 296*. Bulletin de la Semaine, 256*.
Bulletin de Toulouse, 386*.
Bulletin du Grand Orient, 260*.
La Givilta cattolica, 74*.
Le Correspondant, 245*. 258*. 384*.
La Chronique (Journal), 383*. 396*.
Le Catholique des Pays-Bas (Journal), 269. Le Volume, 260*.
Deutsche Zeitschrift fur Kirchenrecht, 358*. Etudes, 199*.
Historische Studien, 352.
Historische Zeitschrift, 352.
Huelga General, 385*.
Nouvelle Bévue Théologique, 68*. 184*.
Questions actuelles, 245*. 263*.
Becherches de science religieuse, 276*.
Bévue de l'Université de Bruxelles, 321. 324. 325*. Bévue de Métaphysique et de Morale, 322*. Bévue des deux mondes, 244*. 267*. 269. Bévue d'Histoire Ecclésiastique, 125*. 297*. Bévue du Clergé français, 63*.
Bévue Générale, 272. 284.
Bévue hebdomadaire, 206. 308*.
Bévue Historique, 130*.
Bévue pratique d'Apologétique, 74*. 202*. 245*. 326*. 342*.
Bévue Thomiste, 63*.
Stimmen aus Maria-Laach, 315*.
Vaovao (Journal), 371.
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(1) Nous limitons la Bibliographie aux ouvrages cités. En vue de faciliter des recherches éventuelles, nous avons renseigné la Bibliothèque où nous avons trouvé certains ouvrages plus anciens et moins faciles à obtenir. Voici les sigles adoptés à cet effet :
(Berl.) = Kônigliche Bibliothek, Berlin.
(Bonn) = Kôn. Universitâts-Bibliothek, Bonn. (R. Br.) = Bibliothèque royale, Bruxelles. (Boll.B.) = Bibliothèque des Bollandistes, Bruxelles. (Gand) == Bibl. de l'Université de Gand. (Br. M.) = Bibl. du British Muséum, Londres. (U. T.) = Bibl. de l'Université de Louvain. (G. T. L.) = Bibl. du Collège théologique S. J., Louvain. (Mun.) = K. Bayr. Hof-und Staatsbibliothek, Munich.
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theutonica religionum tolerantia). Viennae, de Kurtz-
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Bodinus, J. — Colloquium Heptaplorneres de reruin subli-
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tbecae academicae Gissensis cum varia lectione alio-
rum apographorum nunc primum typis describendum
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Id. — The Bloody Tenent yet more Bloody by Mr. Gottons endeavour to wash it wbite in the blood of the Lamb ; of whore precious Blood, spilt in the blood of his servants ; and of the blood of millions spilt in former and later wars for conscience sake, that most Bloody tenent of persécution for cause of conscience, upon a second Tryal, is found now more apparently and more notoriously guilty.