L'expérimentation
Les résultats détaillés de cette expérimentation ont été donnés par ailleurs (4).
La faible puissance de nos appareils n’a pas facilité notre tâche, mais c’est là une cause d'échec extra-toniographique.
(1) Réunion de la $S. E. R.S. 0. Toulouse, mars 1950 (sous presse au Journal de radiologie).
Nous avons tomographié des carrés de plomb (de 1 mm. d'épaisseur, des anneaux et des avant-bras in vivo.
1° La trace. — Si l’on se borne à l’examen de la trace, on constate que celle-ci est très longue, beaucoup plus longue que lorsqu'on utilise le tomographe en position verticale. L’épaisseur de coupe du 1/10 de millimètre entraîne la nécessité de définir la position d’un objet plan parallèle à P avec précision, ce qui est manifestement impossible puisqu'il a une épaisseur finie, en particulier, lorsqu'on tomographie le carré de plomb, sa face supérieure et sa face inférieure laissent une trace relativement énorme, où le plan de coupe est noyé.
2° La déformation. — Elle joue également un rôle néfaste. En toute justice d’ailleurs, il est probable que son elfet serait diminué si l’on pouvait tomographier de vastes volumes, comme par exemple un thorax, où elle disparaîtrait dans le brouillage.
3° Le noircissement. — Lorsqu'on tomographie un objet aliongé, un bord de la cassette est nettement plus loin du ‘tube : le noircissement du fond varie du bord antérieur au bord postérieur du film.