Notion d’effacement
Il n'existe pas dans l’organisme d'objet ponctuel, la plus petite opacité possède une surface finie. L’image instantanée d’un tel objet ne reste pas isolée: elle se combine aux autres images instantanées du point, mais également à celles des
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objets plus gros du voisinage. C’est au hasard de ces combinaisons que naissent les artéfacts de la tomographie; ce mélange se traduit par un brouillage, c'est-à-dire un fond presque continu, et les images des objets quasi ponctuels y disparaissent même quand elles devraient être nettes théoriquement.
A l'instant initial, l’objet (P;) situé en dehors du plan de coupe fournit une image fr;).
À l'instant terminal; cette image est devenue (r), qui recoupe ou ne recoupe pas (ri).
FCI
Au cours du déplacement, (P;) occultera des points différents du film.
Il est évident, sur la figure, qu’un point tel que « sera moins longtemps caché que B, situé dans l’aire commune à (r;) et (r.). Il en sera de même d’un point tel que y. Comme on raisonne sur négatif, la région de & sera plus noire que celle de B.
D'une façon plus générale, il existera des points situés dans une certaine surface Ÿ qui seront moins impressionnés que les autres. Il pourra même arriver qu'ils ne le seront pas du tout. Ces points trancheront en général sur l’image, bien limités qu'ils seront par des courbes telles que (x;) et (æ).
2 est appelée résidu d’elfacement ou noyau. C'est le résidu qui conditionne l'effacement; plus il sera petit, plus celui-ci sera bon, et l’on peut dire que l'épaisseur du plan de coupe est l'épaisseur du solide H, où ce résidu possède une valeur maxima acceptable pour un objet de taille moyenne.
C'est affaire au praticien de délimiter la taille de l’objet qui peut servir de critère pour l'effacement: et cela ‘dépend de la région à tomographier.
Etudier la forme du noyau pour un objet plan quelconque est un problème complexe qui ne peut être résolu que difficilement.
On ne peut le traiter à fond que dans un cas particuiier, celui des objets plans parallèles au plan de coupe, et dans les mouvements tomographiques de la classe À, c’est-à-dire ceux où la trajectoire du foyer est parallèle au film.
RoLanp l’a très bien étudié, et nous suivrons au numéro 22 sa démonstration. Nous reprendrons aussi l’étude de certains de ses exemples, que nous retrouverons plus tard dans la partie expérimentale de notre travail, mais il a eu, à notre avis, le tort d'étendre cette méthode aux volumes opaques, qu il suppose formés de tranches élémentaires parallèles au . film. Mais encore faudrait-il voir comment se combinent les noyaux.
Nous indiquerons ultérieurement une méthode pour résoudre ce problème.