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La nature de l’objet

Les études précédentes supposeñt que l’objet porte ombre sur le film, c’est-à-dire qu'il arrête tout rayon qui vient le frapper. On sait qu'il n’en est rien, et qu’un objet est plus ou moins transparent aux rayons. Si l’objet est isolé, l’art du radiologiste consiste à choisir une qualité de rayonnement, une intensité de chauffage et un temps de pose tels que l’objet se voie bien, ou, plutôt, donne une image très contrastée. Lorsqu'on a plusieurs objets en présence, on est obligé de choisir et de renoncer à avoir des détails de l’un, pour en avoir de l’autre.

Ce qui n’est qu'un compromis en radiographie ordinaire acquiert une importance primordiale en tomographie : si un objet est un peu transparent, la notion de degré d’exposition devient insuffisante. Il faut la remplacer par une autre où intervient le rapport de l’énergie lumineuse reçue par un point du film, à l'énergie totale reçue par un autre point qui n'aura pas tout le temps subi l’action du rayonnement.

Une telle expression est difficilement calculable sans hypothèses par trop restrictives sur le coefficient d'absorption de l’objet. Les calculs faits pour l'effacement et ceux effectués par Lacrorx, pour son cône d'ombre, perdent tout objet. Ils ne possèdent plus qu'un ‘intérêt restreint pour la fixation des idées.

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