APPLICATIONS PRATIQUES
1° Puisque, par la considération de la courbe représentative des dimensions du noyau on peut vérifier à 2 mm. près la position de l’objet, on peut utiliser la construction de ces courbes pour repérer la position d’un objet avec une très bonne précision, en prenant deux clichés de chaque côté de l’objet et en déterminant la longueur du noyau. Contrairement à ce que l’on prétend, la tomographie peut donc fournir des renseignements de localisation précis. Mais il existe trois restrictions :
a) L'objet doit rester immobile dans l'intervalle de prise des clichés : l'application in vivo est impossible;
b) Il faut un balayage rectiligne, mais l'appareil doit être du type que nous avons utilisé, c’est-à-dire que la distance de l’objet à la trajectoire du foyer doit rester constante;
c) L'objet doit être plan et parallèle au film. On peut lever cette restriction en se bornant à l’étude de deux points choisis sur une ligne parallèle à la trace.
2° Il est à noter un fait extrêmement important : une part
de la gêne apportée par le mauvais effacement des objets est due à la persistance du noyau. Le calcul du numéro 40 montre que, dans le cas du balayage rectiligne, et avec l’appareil utilisé, la disparition du noyau se fait à peu près dans les mêmes délais, quelle que soit la distance de l’objet au film : elle ne dépend que des dimensions de l’objet. C'est un avantage très important sur les autres types, où l’effacement dépend de la position de l’opacité.