L'ENERGIE REÇUE PAR L'IMAGE — LE CONTRASTE
Dans le précédent chapitre, nous avons vu que la théorie géométrique de l’effacement des images nous permettait, avec une bonne précision, de prévoir quantitativement les phénomènes métriques, présentés par celle-ci. Nous avons pour cela négligé l’aspect énergétique de la question, qui est susceptible de mettre en évidence la perturbation apportée à l’allure de l’image par la diffusion du fantôme contenant l’objet. Cette diffusion existe et le rayonnement parasite prend naissance dans deux volumes distinets : le volume de paraffine situé entre le foyer et l’objet, le volume situé entre l’objet et Le film.
L'énergie rayonnée par le premier volume sera, au cours du mouvement tomographique, arrêtée partiellement par l’objet. Celle du deuxième ne le sera que par la grille de Lysolm mobile que nous utilisions. Il y aura du reste une variation de cette énergie parasite suivant l’inclinaison des rayons, et sa distribution le long de l’image n’a aucune raison d’être uniforme : pour ce motif, il est difficile de l’étudier point par point.
D'ailleurs supposons un point de l’image dont le degré d'exposition soit inférieur à 1. Pendant qu'il est occulté, il reçoit seulement l’énergie rayonnée par la paraîffine située entre l’objet et le film. Le reste du temps, il reçoit l'énergie rayonnée par le volume tout entier : la perturbation sera maxima dans le noyau ou le pseudo-noyau (où le degré est maximum), mais nous devons nous attendre à ce qu’elle soit assez faible. Pour la mettre plus aisément en évidence, nous
LS RTE
pouvons essayer de faire sa sommation pour tous les points de l’image, ce qui nous conduit à la considération de l’énergie totale reçue par celle-ci.