AIR
Être l'amant, l'époux D’une adorable actrice.
Qui 1er» séduit, les charme tous b Est-il plus horrible supplice !
Et comment n’étre pas jaloux !
Chacun la lorgné, la regarde,
Blâmant ou louant ses attraits !
• — « J’aime ses yeox... — de trop grands trait», f — « Teint ravissant... — un peu blafarde ! »
Critique ou louangeur, chaque mot me poignarde !
Etre l’amant, l’épouzj etc.
Que n’aimai-je plutôt quelque fillette obscure !
Ignorant de nos arts la gloire et la splendeur !
Modeste enfant de la rtature...
A me plaire bornant son savoir, son bonheur t Et pourtant,
Ce talent...
Ce talent, dont l’éclat rayonne Sur son front comme une couronne, v Ajoutu encor à ta beauté !
Et redouble l’amour de mon cœur enchanté ;
Les bruyants transports qu’elle excite,
Malgré le tourment qui m’agite,
Je les entends avec fierté,
Les savoure arec volupté!
Ce talent, dont l’éclat rayonne, ata.
Applaudisse!... ah! quelle ivresse!
C’est ma femme, c'est ma maîtresse, .
Encor ! encor 1 encor ! encor !
Tous augmentez lo prix de mon trésor î Ah! dans le trille.
Comme elle brille!
Ce grnpctto, qu'il est joli ,
Qu'il est fini !
Dans sa roulade, l’oint de saccade!
C'est égal, coulant, charmant ,
Comme uu collier de perles d’Orient !
Applaudissez... ah! quelle ivresse! etc.
Cependant quels que soient mon amour et les privilèges do son art... il y a certaines choses qui passent les bornes do la coquetterie dramatique... et je veux une explication sur ce collier