‹ La Tonelli operacomique, en deux actesChapitre 38 sur 46 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

MANELLI, BETTINA. manelli, toujours préoccupé.

Oh 1 oui, ce fat d’assesseur a menti... je me suis emporté là, sans sujet... je dois, je veux lui en demander excuse... implorer son pardon... (Il se dirige vers la loge et aperçoit Bettina , à part.) Ah I la voici habillée pour la Servante Maîtresse. — Elle n’a pas voulu en avoir le démenti... ( Haut à Bettina.) Ce costume vous sied à ravir 1

BETTINA

En vérité, mon beau monsieur!... ^ part.) Il me (latte, il no paiera pas 1

manelli, à part, apercevant le collier.

Mais Carlino avait pardieu raison... elle porte son collier ! bettina, à part.

Attaquons toujours la créance... (Haut.) Vous savez, mon cher monsieur, de quoi il s’agit...

MANELLI

Moi ! non vraiment !... mais d’après ce que je vois, je croyais que tout était fini entre nous I

BETTINA

Comment, tout fini!... eh I bien, par exemple... vous allez vite en affaire... ça serait commodo, s’il suffisait do dire: tout est fini, pour se trouver dégagé envers quelqu’un de ce qu’on lui doit... Que non vraiment, tout n’est pas fini entre nous !...

manelli, à part.

Allons, autre ton, autres manières... elle joue encore la comédie 1... (Haut.) Mais ne dois-je pas penser, madame, que vous songez bien peu à moi, en vous voyant vous parer à mes yeux de cet odieux collier...

BETTINA

Pourquoi ne le porterais-je pas ?

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