‹ La topographie cranio-cérébrale, applications chirurgicalesChapitre 6 sur 26 · Rapports tics contours «le l’Iicmisplicrc cérébral · texte numérisé non relu

Rapports tics contours «le l’Iicmisplicrc cérébral

La détermination des rapports des lobes cérébraux a été l’objet de nombreuses recherches. Nous ne rapporterons ici que ce qui a trait aux contours de l’hémisphère cérébral, car les limites des lobes entre eux correspondent soit à des scissures qui feront l’objet d’une élude particulière, soit à des lignes fictives qui ne servent qu’à faciliter les descriptions.

Pourtant, nous ferons remarquer avec Turner (1873) que les lobes ne correspondent pas précisément aux os du crâne de même nom qu’eux. En effet, le lobe frontal s’étend très loin en arrière sous l’os pariétal, le lobe pariétal est beaucoup plus petit que l’os de même nom, qui recouvre parfois une partie du lobe occipital. Le lobe temporal également dépasse la portion écailleuse du temporal.

Etudions maintenant les rapports du bord interne du cerveau et ceux du bord externe.

a) Bord interne de ly hémisphère.

Il y a peu de chose à dire sur le bord interne de l’hémisphère cérébral. IL suit la ligne médiane du crâne.

Horsley (1887) fait remarquer que, par suite de la déviation à droite du sinus longitudinal supérieur, l'hémisphère droit, arrive seulement au niveau de la ligne qui joint l’extrémité des dentelures de la suture sagittale, tandis que l’hémisphère gauche s’étend jusqu’à la ligne médiane. Faisons toutefois remarquer que tous les anatomistes ne placent pas le sinus à droite, mais les uns à gauche, et d’autres au milieubienque le plus souvent, il faut le dire, il empiète sur le côté droit.

b) Bord externe de V hémisphère.

Le bord externe du cerveau peut se diviser en trois parties : une partie frontale, correspondant au lobe frontal ; une partie temporo-sphénoïdale, et une partie occipitale.

Le bord inférieur du lobe frontal est en rapport avec le plancher de la fosse cérébrale supérieure.

Pour Heftler (1878), « la pointe du lobe frontal se trouve entre la suture naso-frontale et la ligne qui réunit le bord supérieur des deux orbites. Le bord inférieur de chaque hémisphère se dirige en dehors, presque parallèlement avec le bord supérieur de l’orbite, qui en est éloigné deôcentim. ; et même, plus en dehors , cette distance augmente , à cause de l’abaissement du bord supra-orbital. Enfin, la distance verticale entre le bord inférieur du lobe frontal et l’angle formé par le bord supérieur du corps de l’os zygomatique et l’arcade zygomatique est égale, en moyenne, à 26 millimètres. »

Broca (1876) montra que la ligne sus-orbitaire , passant transversalement au dessus des arcades orbitaires, établit la démarcation entre le crâne facial et le crâne cérébral.

Dana (1889) fait commencer le lobe frontal immédiatement en arrière de l’os frontal, dont l’épaisseur varie de 2 à 8 mill.

Poirier (1890) qui a fait une étude toute spéciale de la détermination de la limite inférieure du cerveau, a trouvé le bord inférieur et externe du lobe frontal situé à une distance variant entre 6 et 12 millim. au-dessus de la moitié externe de l’arcade orbitaire ; ce bord se relève ensuite un peu (8 à 15 millim.) au niveau de l’apophyse orbitaire externe. En avant au contraire , il se rapproche du rebord orbitaire , et tout-à-fait en dedans il descend beaucoup plus bas qu’à sa partie interne ; là

11 répond à peu de chose près à la suture fronto-nasale.

Les bords antérieur et inférieur du lobe temporal font partie de la ligne de contour du cerveau.

Ils correspondent à la fosse cérébrale moyenne.

Selon Heftler (1873) « le bord antérieur du lobe est situé à 2 cent. 4 en moyenne , en dehors du bord externe de l’orbite. Le bord inférieur du lobe temporal, à l’endroit où il devient son bord antérieur, est éloigné de l’arcade zygomatique de

12 millim. (en chiffres moyens) : plus tard, il s’approche peu à peu de l’arcade zygomatique et atteint, dans le voisinage de l’articulation de la mâchoire inférieure, presque le bord supérieur de l’arcade zygomatique ; mais, pour la plupart du temps, il est éloigné de cette arcade de 3 à 4 millim. »

Féré (1875) fait cette remarque que la pointe du lobe moyen s’avance de 3 ou 4 millim. en avant du bord postérieur de la petite aile du sphénoïde, mais peut se prolonger à 10 et même 25 ; un instrument pénétrant dans la fosse temporale à un centimètre en arrière de l’aphophysé orbitaire externe peut donc toucher quelquefois le lobe sphénoïdal (Féré).

Reid (1884) place le bord inférieur du lobe temporal plus bas que ne le faisait Heftler : pour lui, ce bord correspond au bord supérieur de l’apophyse zygomatique, et à une ligne menée de J’extrémité de cette apophyse à un point situé à moitié route entre l’inion et le bord postérieur de la base de l’apophyse mastoïde. Son bord antérieur s’avance jusqu’à l’apophyse orbitaire de l’os malaire.

Dana (1889) limite le bord inférieur du lobe temporal au moyen d'une ligne menée d’un point situé à environ 12 mill au-dessus du zygoma et du méat auditif à l’astérion, et continuée par la ligne courbe occipitale supérieure. Pour le bord antérieur, il admet les conclusions de Reid.

Poirier (1890) place la pointe du lobe à 15 millim. en arrière du bord externe de l’apophyse orbitaire et à 2 contim . audessus de l’apophyse zygomatique. De là, le bord inférieur se dirige « obliquement en bas et en arrière vers le conduit auditif, et vient effleurer le bord supérieur de l’apophyse zygomatique au niveau de la cavité glénoïde ». Poirier fait remarquer qu’à ce niveau, le cerveau n’est séparé de l’extérieur du crâne que par une lamelle très mince et toujours transparente. Au-delà, le bord du lobe se relève un peu pour passer audessus du trou auditif externe à une distance de 4 à 10 millim., et arriver au niveau du bord postérieur et supérieur du rocher; puis il descend très obliquement et fait partie du lobe occipital.

Le bord inférieur du lobe occipital fait suite au bord temporal ; il correspond au sinus latéral et à l’insertion de la tente du cervelet, et sur le crâne à la ligne courbe occipitale supérieure de l’astérion à l’inion (Heftler, Broca, Reid, Dana, Poirier).

Nous verrons toutefois que la protubérance occipitale externe ou inion n’a pas des rapports constants avec l’extrémité du sinus latéral (Rieger).

Page 1