ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Dans tous les cas d'omento- volvulus, on note une lésion fondamentale : l’épiploite.
L'épiploon est infiltré, épaissi, il est farci de nodosités; il
constitue des masses plus où moins volumineuses qui alour- Fe
dissent. De Il faut considérer au point de vue anatomo- patinloniqdes
deux types de torsion correspondant aux deux Lypes niques que nous examinerons. re |
1° ToRsION INTRAHERNIAIRE. — C'est 1 cas le moins fréquent : la torsion se fait alors entre deux points de l’épiploon adhérents l'un, en haut, au collet du sac, l’autre, en Ds au voisi- Dee du fond du sac. He : :
9 ToRSION INTRAABDOMINALE. — a) La Lorsion existe seule sur la = portion intranbdominale du grand épiploon. — L'épiploon : forme une masse rougeâtre ou plus oa moins noirâtre, de Fe volume variable, du volume du poing (d’ Alläines el Rouffiac), a grosse comme la tête (Hochenegg). Cette masse est ordinairement irrégulière, bosselée, non adhérente au plan profond et au plan superficiel. IL arrive cependant qu'il se forme des adhérences entre l’épiploon lordu et les organes voisins ; on a vu l'épiploon adhérer à la trompe (d'Allaines et Rouffiac), à l'intestin et à la paroi (Lefebvre), au péritoine pariétal et aux anses grêles voisines (Papin). LTÉE TRE
Quand on remonte le long de la masse épiploïque, on tombe sur la zone de torsion qui se trouve assez près du côlon transverse. Cette torsion est plus où moins serrée: elle était de. 6 tours dans le cas de Mossé, de 360 dans Le cas de Schôffer.
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Quand la torsion est assez serrée, il y a rétrécissement des vaisseaux, principalement des veines, dont la résistance est moins grande, et, par suite, détermination d’une congestion intense et d'hémorragies diffuses au-dessous de la torsion. Quand l'étranglement est très serré, on peut voir la tumeur se gangrener complètement; on a même vu le pédicule se rompre eb la masse épiploïque sphacélée devenir libre dans la cavité abdominale (Wiessinger).
b) La torsion est double. — Elle se fait, d'une part, au niveau de la hernie et, d'autre part, au niveau du côlon transverse: on rencontre alors deux masses, l’une intrasacculaire, l'autre infraabdominale, et qui présentent les caractères que nous venons d'énumérer.
A l'examen microscopique, on ne rencontre guère de lésions bien particulières. Le plus souvent, on trouve des zones occupées par les lobules graisseux; ces zones, circonscriles par des travées fibreuses, présentent une plus où moins grande épaisseur avec des vaisseaux lrès nombreux : arlères à parois épaissies, veines dilatées, arrondies, gorgées de sang ; capillaires distendus donnant à ces régions l'aspect angiomateux où provoquant par places, par leur éclatement, des hémorragies diffuses dans les amas graisseux. : | En certains points, ce sont, autour des petits vaisseaux, des traînées inflammatoires contenant des lymphocytes ou des
mononucléaires. c
SYMPTOMATOLOGIE