‹ La Toscane au moyen âge; architecture civile et militaire (volume 2)Chapitre 21 sur 24 · FLORENCE · texte numérisé non relu

FLORENCE

les retombées ont lieu sur les consoles, enfin le linteau & chambranle de la jolie porte du vestibule, que décore maintenant une Madone de Luca délia Robbia.

En face du palais Spini s’élève, auprès de l’église de la Trinité, l'élégante demeure des Gianfiliazzi. — Les créneaux (i) & les arcatures des mâchicoulis n’existent plus. — La partie de gauche est aussi démolie. On trouvera sur la pl. LX1V la façade, les principaux détails & la fresque de Ghirlandaio, dont nous avons déjà parlé.

Ne quittons pas la place de la Trinité sans jeter un coup d’œil sur le palais Buondelmonti, dont la porte offre un cachet très-original. — Cachée autrefois par les boiseries d’une devanture de boutique, nous l’avons vue en 1868 entièrement débarrassée, & nous donnons, pl. LXV, les détails que cette découverte nous a permis de prendre.

Nous joignons à cette porte deux autres entrées à peu près contemporaines & les profils de celle du campanile de Giotto, comme exemple le plus pur du style de ce temps.

Florence en démolissant les tours gibelines ne tarit point sa fécondité artistique ; elle prouva au contraire que le mouvement démocratique chez elle pouvait être favorable à l’architecture. — La construction des maisons appelées maisons des Arts, & affectées à l’administration des diverses corporations ouvrières, peut servir d’appui à cette thèse. — Malheureusement un grand nombre ont été démolies ou du moins tellement mutilées qu’on peut difficilement sous les replâtrages modernes distinguer leur ancienne physionomie. — Nous présentons, pl. LXVI, les deux édifices de ce genre qui sont le mieux conservés — & qui renferment le plus d’intérêt : la maison de l’art de la Laine, derrière Or-San-Michele, & l’ancien tribunal des marchands à l’extrémité de la place de la Seigneurie. Ce dernier édifice, qu’une ancienne gravure nous montre couronné de créneaux, n’a plus de sa construction primitive que le rezde-chaussée & le premier étage représentés sur notre gravure; la surélévation est moderne.

Nous avons eu occasion dans le premier volume, à propos de la porte Saint- Nicolas, de montrer une perspective générale des moulins publics & de la rue del Renai; nous complétons sur la pl. LXVII l’étude de ces édifices qui devenaient d une si pressante utilité en temps de siège ou de disette. — Au-dessous sont rapportés quelques détails du palais des Pazzi.

(1) On les retrouve dans de vieilles estampes.

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