LUC QU E S
atraja. un archéologue toscan, est parvenu à restaurer le plan de Lucques au xir siècle; à force d érudition & de patientes recherches, il a retrouvé toutes les tours seigneuriales dont nous avons donné 1 idée dans notre premier volume en reproduisant un tableau j de San-Paolmo. C’est d’après ce plan que nous avons tracé celui
de la pl. LI, où nous indiquons la position des tours. — Nous y avons ajouté la forteresse de Guinigi érigée après la démolition de la célèbre Augusta. La ligne ponctuée désigne l’enceinte primitive.
De tours si nombreuses, il n'en reste que deux aujourd’hui : la torre dell’Ore, où l’on avait installé l’horloge* publique, pl. LI, & la tour Guinigi à laquelle il ne manque que sa couronne de créneaux. — A la place des créneaux, par une sorte de dérision, le temps a laissé croître une touffe de laurier sur ce vieux sommet. — Nous avons exposé cette tour & le palais qui s’y rattache sur les planches LU & LUI.
La planche LIV-LV contient la reproduction d’un édifice construit aussi par les Guinigi. Destinée à des jeux, à des divertissements, cette vaste villa placée aux portes de la ville devait être environnée de brillants parterres & de fontaines jaillissantes. — Elle est transformée maintenant en hospice & s’appelle vulgairement la Qiiarconia.
PISTOIA
es études que nous avons commencées sur Pistoia dans notre premier volume seraient incomplètes si nous oubliions ses fortifications, dont 1 histoire a gardé des souvenirs héroïques. — On trouvera sur la pl. LVI une perspective intérieure de ses remparts & le plan général des enceintes qui sont venues successivement, comme les couches de sève des arbres séculaires, grossir cette cité jadis si restreinte. — On remarquera avec quelle précision le tracé des rues accuse la direction des anciens remparts. — La dernière enceinte était flanquée de deux forteresses, l’une del Belvedere, construite par Castruccio, & l’autre voisine de la porte Florentine, bâtie par les derniers dominateurs de cette malheureuse cité.
Témoin au moyen âge de si terribles dissensions, Pistoia offre peu de traces
PISTOIA
des tours seigneuriales qui leur servaient de théâtre. — Une des seules que nous ayons pu retrouver, & encore est-elle fort dérasée, accompagne l’ancien palais du podestat près de l’Évêché. — Nous l’avons dessinée ainsi que ce palais sur la pl. LVII; — nous y ajoutons une maison d’un caractère particulier & qui nous montre, détail assez rare pour l’époque, de larges fenêtres couronnées de linteaux.