‹ La tour d'ivoireChapitre 10 sur 42 · LE TRIOMPHE DE LÉDA · texte numérisé non relu

LE TRIOMPHE DE LÉDA

ELLES n'ont pas subi l'outrage des Saisons. Le Temps en vain s'écoule et le rêveur qui passe Les voit sourire, avec infiniment de Grâce, Leurs yeux silencieux animent la cloison.

L'une est représentée à la façon des Grâces, Dansant au clair de lune au milieu du gazon, L'autre lève un rideau sur un vert horizon Et, cherchant son vainqueur, interroge l'espace.

Celle-ci d'une gerbe assemble les couleurs, Celle-là se couronne élégamment de fleurs, L'autre fixe un noeud tendre au cou des colombelles.

L'agrément de chacune éclate en ces tableaux, .Mais l'on cite à bon droit, comme étant la plus belle» Celle qui joue avec un cygne au bord de l'eau.

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