‹ La tour d'ivoireChapitre 17 sur 42 · ISMENE · texte numérisé non relu

ISMENE

DE sa bouche un long miel se distille en ruisseau. Elle parle en musique et s'agite en cadence, Même quand elle marche, on dirait qu'elle danse, Elle a comme un léger tournoiement de fuseau.

De toute sa personne, un charme prend naissance.

J'aime sa fine main d'ivoire aux bleus réseaux

Qui manie, avec une aimable nonchalance,

Son grand éventail souple où sont peints des oiseaux.

Son sein ferme a l'éclat d'une pierre polie.

D'un geste — et si je mens, que je meure ! — elle plie-

Avec force, la Terre et le Ciel à ses lois.

O Naïades, ses sœurs, abandonnez les ondes De la Seine et courez publier, par le monde, Oue la divine Ismène a triomphé de moi !

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