‹ La tour d'ivoireChapitre 18 sur 42 · LA GITANE · texte numérisé non relu

LA GITANE

ELLE a pris d'un corbeau ses cils et ses cheveux Oui croulent fortement sur son torse puissant. La Grenade éclatée allume moins de feux Que sa bouche, où afflue, avec force, le sang.

Son teint bruni ressemble au souci jaunissant, Elle danse avec des soubresauts tortueux De reptile et le musc n'emporte pas les sens Comme fait son aisselle au creux voluptueux.

5o LA TOUR D1V01RE

Lorsque, parmi sa bouche électrique et chargée, L'ivoire blanchissant de ses dents bien rangées, Précurseur de l'orage, éclate en flamboiements,

Son œii irrésistible est la foudre allumée Qui réduit, aussitôt, tout obstacle en fumée Et culbute une armée entière en un moment.

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