A FALGUIÈRE
C'EST Junon ! que vêt seule une altière splendeur, Qui charme.en les glaçant, tous les cœurs autour d'Elle, Notre jour prend éclat de sa grâce immortelle, Le beau paon qui la suit jette moins de lueurs ;
C'est Diane ! du geste arrêtant l'impudeur, C'est Diane ! insensible, hélas ! autant que belle, Qui, se réjouissant du surnom de cruelle, Inflige un poil de bête à l'effronté chasseur ;
Chacune, dégageant un charme involontaire, Au fond des jeunes cœurs inclinés au mystère. Allume, pour l'éteindre, un feu de volupté.
Je t'admire et te loue, ô main souple, ô Falguière ! D'avoir tiré du Ciel pour en orner la Terre, Ces deux fronts où respire une noble Beauté.
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