LE CHANTEUR PRIVILEGIE
A son tour Alexis s'est levé sous l'ombrage, Grave et nu ; sur l'épaule arrondie et le sein En relief et la cuisse au fuselé dessin, Palpite mollement le reflet du feuillage.
Il va chanter Corinne ; un sang robuste et sain
Epanouit comme une rose à son visage.
Il respire, escorté des grâces du bel âge,
Et sa lèvre entretient le bourdon d'un essaim.
Sa chevelure luit d'une étrange manière Tant qu'il a comme une auréole de lumière ; Sa poitrine se gonfle aux approches du dieu.
Il élève la flûte avec ses bras d'ivoire..
Mais ses roseaux n'ont pas retenti, que ses yeux
Ont déjà fait vers lui s'incliner la Victoire.