‹ La tour de Nesle a PontaMousson parodievaudeville en trois petits actes et six grands tableauxChapitre 18 sur 56 · SURI DAN · texte numérisé non relu

SURI DAN

Air : Ne railles pas la garde citoyenne.

Ces besntês-là tiennent au deuil- m<>tide';

Avez-von* vu de* costumes plus beaux?

Avrt vnn* vu rh> a i la brune et ta Monde

De* cœur» plu* froids, des souri nia plus chauds?

Croyez- le bien, oui, c’e*l du demi-utnude :

Peau du wio, main blanche et pied petit.

N'uiit-cllr» pas,c« soir, en fait de ronde,

Chaulé : FotCf, voici Paris la nuit ?

N'en doutez pa*, c'est b en le «ktni-monde.

Pavez, fuvet re* 'tancèrent *p|>a«‘.

Si toi» avrs un* Ame pudibonde,

Enfant, ça hràl*-, enfant, n'y loi chez pa»!

C'e»t le plut grand de lotit le» «Icml-mnndo* :

On e*t ici loge, nourri, chauffé ,

Et j'ai rougi «!«•» rsh-mboiir» immondes Qu'on débitait an moment «lu café.

C’ert évident, Jamais lo demi-monde N'a fetlojro comme on festoie les 1 Que de cliquot dans la coupe profoiMlo Quelle bombance et quel elnrivari!

Oui, J’en répond», femme» du demi-monde,

Elle» étalent ratqnelte» au dessert.

Et voo» criaient, la face rubiconde :

Allons, partes, voyageur» pour l'enfe. .

Oni, nul. ont, nui, r'rst bien le demi -monde,

Monde pervers, monde A répudier!

Le monde entier doit fuir ce demi-monde,

Monde qui perd le monde tout entier.' ratt.im. Ah! muta, minute; j’ai marqué la rnionnn en lui faisant une égratignuru à la joue fauche, av®c cette épingle...

ucntDA.’s. O malheureux petit serin! Il y a»ail peut-être encore quelque chance de salut, et tu nous embroches avec Ion épingle !

Philippe. Comprends pasf...

ruridan, i« tournât! v»t* u feoltre. Regarde devant toi... Quoi que tu vois?

Philippe. Tiens, pirdine! c'est le Louvre-, ruridan. A tes pieds?

Philippe. La rivière.

buridan. Plus loin?

Philippe. Les liltfts de Saint-Cloud!

buridan. Et Autour de noua, la tourrrrr de Neslcltl

Philippe. Ohl... Ainsi, nous sommes?...

BunipAX. Fichus!... bien ilrbnst...

Philippe. Et l'on nous a enlevé nos nrmesl... Écoute, Ruriddn, si je meurs «t que tu mua, tu me vengera». pas vrui?

buridan. Oui, ei je vis et si lu meure... mnis si meurs et ai tu vis... ou si nous mourons tous les deux?... 11 faut tout prévoir, il nous faut un truc, une ficelle pour sortir de celle situation délicate.

PHILIPPE. Cherchons une issue, (u w h*vrt« «• mr.) Ale!... BCRiaot. Qu'eat-re?

Philippe. Je viens do me cogner le nez... je saigne... (n m<

tou mouchoir è «on nn.)

AtmiiMM.LB I icelle rat trouvée! Tiens, v«iici «les tablettes... tu tiens encore celte épingle, ton nez te servira d’encrier... Trempe Ion épingle dans ton nez et écris, pour que ton frère me croie...

Philippe, qui ■ (-m !.-> iibirtir». Oui, oui,jfl comprends!... BURIDAN. Dé pèche-toi...

PHILIPPE, terirafit fri prenant du sang *ur ton mouchoir. Ah! mais CO

■n'est pus facile d'écrire avec une épingle... 4c parierais bien que ça ne s'eat jamais falll... Na !. voilà!

boudai», gênant k* ubhrtirt h i>|«nfif. Maintenant, séparonsnous... Nous sont m«« «leux, si Ton venait nous attaquer, nous pourrions nous défendra... Séparons-nous.

philippt.. Adieu, frère!... A la vie. à la morll arm»AS.CV»t bon, c’eat bon... ne nous attendrissons pas!...

(pkSEpfie Mrt.)

piiilippc, «a Mvunt. Si je sais co que je vas faire par là... par exemple... (u «iWparab par u fourbe.)

auaituN. Voyons, paroù tuir?... Justement, cetl»* feriêlru n’a pasété grillée tout exprès... La rivière coule en bas, je peux m'élancer de la scène dans la Seine... et je nage comme un goujon...

PHILIPPE, *„« I, foutlSK. Ah!...

buhidan. On égorge mon ami!... Je suis brave et mon devoir aerait de le détendre... mais mon tour peut venir... plongeons! Buridan, mon patron, ayez pitié de moi! (u uut> par u frnéirr, en criant-) Allons, messieurs, pour la pleine eau! PHILIPPE, realrent bbaaé parla gaucho . Ail secours I à la garde! à

la garde 1 (il W». I

MARGUERITE, rentrant maaqofr. la lampe Eta mai». «Voir ton visage et puis mourir, i* disais-tul... (r.He te dmMque.) Eh bien, regarde... et meurs!...

Philippe. Marguerite de Bourgogne, reine de Franco ! {te

H4ma tomi«. — Le erreur de asll parait devant Ir rMeaa. at traverse la •dm, «n r riant : )

I.E CKIEL'R de MIT. 11 e*t trois heures, il fait IrèA-beau, un peu frais, mai» très-beau ! L'enlr'acte est très-court ; le public

Ç cut aller prendre, «a chope, mais Tentr’.icte est très-court.

ont est tranquille dans la lionne ville «le l'aris. Parisiens, sortez! (Il «Kiparah.)

orsim, partitMni a m coin rideau. Ah! ali! ahl... elle est encore bien Ijonne, celle-là I (il diaparah.)

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