GRILL AID
Oui, je le connais!... il n’y a pas longtemps, mais je le copnais! ULTBAZARD,
Il a bien besoin do lui dite ça !
Mais ne comptez pas que je vous dise on il ORt !... Kthir un anu !... il n'est pas assez Iam puur q\l° J« vous le dise ! PISTACHE.
Monsieur... vous l'dvea vu ! il es*t ici I
GAILLARD
Oh ! si vous savez qu’il e»L ici, c’est différent !...
SALTHAXABb. « . . ;
Maladroit!
GAILLARD
Mais je vous déclare que vous n’en saurez pot davantage!
PISTACHE
C’est bon ! jè vate fouiller l'auberge)
GAILLARD, lui barrant le |>a<*ago.
Vous ne fouillerez pas... je m'y opposa!
PISTACHE
Monsieur, je veux Balthazard! il me le faut!... je suis sûre qu’il geiuil de uiun absence.
GAILLARD
Lui!... il vous craint comme le feuf... et il a raison... A sa place jo me sauverais comme lui... je me cacherais comme lui... je me fourerais dans un tonneau... si jo n’avais que ça!
PISTACHE, déMgaaiU I* tonneau.
Un tonneau! il est là!
OAILLARD.
Maintenant trouvez-le si vous pouvez loulo seule... moi, je suis incapable de trahir mou ami !
Ah f 1’imbécilo I
BALTHAZARD.
GAILLARD, à part.
En voilà un qui est taquiné... (il entre dam l'auberge.
SCÏ NX VI.
PISTACHE, BALTHAZARD.
PISTACRR, allant au tonneau.
Ah! comme c’est malin... soi lez!
BALTDiZtRD, avec un rire forcé.
Iihi oh t eh!... nW-co pus que c’est drôle? (il tort.) PJSfACHI.
Oui... c’est joli!... Si je ne me retenais t... (Ella lève la main iur lui.)
BALTHAZARD.
Pistache ! à bas les qiaim, !
PISTACHE
Vous n’êtes qu’un mariant! est-ce ainsi, monsieur, qu’on agit avec une honnête femme?
BALTHAZARD.
Ne touchons coilo corde.
riSTACHR.
Allez I vous méritcnez que je vous abandonnasse
BALTHAZARD.
C’est vrai! je le mérite!... abandonnez-moi... Adieu, Pistache!... (il veut «orlir.)
PISTACHE
Voulez- vous rester-lè, tartuffe que vous êtes!
BALTHAZARD.
Non!... je mérite l’abandon !
PISTACHE
Taisez-voust... votre conduite n'a pas de synonime dans la langue française!... ma laisser au ll.ivru, la nuit, daus un hôtel... exposée a toutes les embûches de l'isolement I BALTHAZARD.
Ahl... c’est bien simple! vous allez comprendre... un devoir de famille!
PISTACHE
Un devoir?
BALTUAZARD.
J’ai un oncle à Evreirt... âge cl fortune retpectablps... il dé sirerait me voir.et, décemment, je ne pouvais voua conduire chez cet ancêtre !
PISTACHE
Il fallait me prévenir!
BALTHAZARD.
Vous ne m’auriez pas cru... J'ai mieux aimé partir le soir... au milieu de la nuu, j’arnve, je le réveille un sursaut... PISTACHE.
Quelle affreuse balançoire!
BALTHAZARD.
Non. vrai! parole d'honneur:.,, je l’ai embrassé... et je suis venu bien vite vous attendre à cotte station.
* PISTACHE
M’attendre I
BA.VTnA7.VAD.
Dame!... qu’eet-cè qui me forçait de venir ici?..- voyou*, répondez? qu’est ce qui me foi-, au.'
UN DROLE DE PISTOLET
niTicn.
Est-ce que je sais, moi ?
BALTIASABE
Et voyez comme j'ai calculé cal Elle partira le matin du Hàrre... à Mantes dix minutes d’arièt... elle descendra pour prendre quelque chose I
PISTACBB.
Et si je n’étais pas descendue ?
Ob I ce serait la première fois que vous passeriez dix minutes sans rien prendre I
PIBTACII.
N'allez- vous pas me reprocher ma nourri tare ?
BALTBAZAaO.
Mais. au contraire, puisque je vous attendais pour déjeuner
ehaemblol
PISTACBB.
Déjeûoerf
BALTOAIABD.
Demandez plutôt à mon ami avec qui j’avais arrangé I j surprise T
PISTACBB.
Le gros boulot do lout-â-l’heure... comment se nomme-t-il?
BALTOAIABD.
Son nom ?... Vilbrequin.
PISTACBB.
De Vilbrequin?
BALTBAZABD.
Oui... c’est un comte!... il sait comme je vous aime celuilà... il le saitl
PISTACBB.
Bien sûr?... et vous no me quitterez plus?
Oh l si I
PISTACBB.
Comment?
BALTBAZABD.
Quand je décéderai I
PISTACBB.
àlr: Hait wm-WM hmjœrt coûtant? (EikwA»» Moar^MUlr») Vrai, mouleur, voua t meotei pa* ?
A loi, (aut-ll que je me fie?
BALTBAZABD.
le t'aimerai toute la vie,
El même au delà du trépas !
ENSEMBLE
PISTACBB.
Vrai, moniteur, vou» ne ruentes pâ» ?
A loi faul-il que je me fie ?
M'almeras-tu toute la vie,
El même au delà du Irépaaf BALTBAZABD.
Bon, non, eroli-rool, Je ne menti pat, A mol que ton cœur te confie 1 le t'aimerai toute la vie.
Et même au delà du trépas PISTACBB.
BientAt, vous me l'avei promis.
A jamais nous serons unis!
BALTBAZABD.
Alors, on vous dira : madame- PISTACBB.
Ab I pour mol quel heureux moment I BALTBAZABD.
Oui! ce sera bien amusant!
PISTACBB.
Et vous m’appcllcrcs : ma femme I BALTBAZABD.
Avec beaucoup de sentimeut I PISTACBB.
Moi, j’adore le sentiment I
ENSEMBLE
Toujours, toujours femme.
Ah ! ce sera bien amusant!
Ah! combien que J'aime ce mot là f •
Ah t je voudrais m'y voir déjà !
BALTBAZABD.
A présent, déjeunons... (Appelant.; Eh I la Dllo !... (a part ; Je tâcher, i de U griser, c est le seul moyen!
riANÇOtsi. entrant.
Vous appelez, monsieur ?... encore un bouillon?
Mieux que ça I... un couvert pour deux, dôjeùner pour quatre... et du champagne.
F1AXÇOI9B.
Si monsieur veut une chambre, il y a un couvert au premier
n° 4. (EUe sort.)
BALTBAZABD.
Çt me va I
PISTACBB, voyant la valise de Ballbaiard.
C’est votre porte-manteau ça?
BALTBAZABD.
Oui, pourquoi?
pistaciib, le prenant
Je vais le porter dans la chambre.
BALTBAZABD.
Pistache, je ne le souffrirai pas...
PISTACUE.
Laissez! j’ai mon idée... (a part.) Il n’aurait qu’a filer de rechef!
BALTI1AZABD, à part.
Ello prend des garanties I
PISTACBB.
Ah! nom d’une pipe!... mon bagage qno j’ai laissé dans le train I
Bon!... j’y cours!... votre buUolin?
PISTACBB, le donnant.
Voici ! mais dépêchez- vous t... j* ai l’estomacdans mes bottines I (Elle entre dans l’auberge.)
BALTBAZABD, à Françoise.
Servez- toujours, madame... cl du champagne... je monte derrière vous.
Françoise, rentrant.
Bien, monsieur!
•cisnMrn.
BALTHAZARl), pui, TURIAF.
BALTBAZABD.
Plus souvent que je vais chercher ses bagage*!... elle a ma valise. . ello mettra mes chaussettes si elle veutl... mui je cingle vers Ane», sans attendre la voiture!.., (tison en courant ci heurte Turiaf qui colrc aussi eu courant.)
TUBIAP.
Prislil quel coup de tampon I
BALTBAZABD.
Pardon I... monsieur... vous m’avez fait mal
TURIAF
Je ne vous en veux pas, monsieur!
BALTHALAED.
Monsieur, puisque vous voilà t... pourriez-vous m'indiquer le chemin d'Anet?
TURIAF
Vous allez à Anet?
BALTBAZABD.
Puisque je vous demande le chemin?
Tuaur.
C’est que j'y vais aussi, moi ! nous ferons route ensemble.
BALTBAZABD.
Alors, venez vite I
TURIAF
Quelle voilure prenez-vous?...
baltbazabd, frappant sur sa jambe.
Voilà ma calèche.
TURIAF
A pied?... dans la poussière I dans les ronces du chemin f
BALTH1ZARD.
Vous ne venez pas ? bonjour '... (u va pour aoriir.)
TUBIAP.
Monsieur?
IALTBAZARD.
Vous vous décidez?
TUBIAP.
Auriez-vous l’obligeance?... ma proposition va vous étuiner, mais puisque vous allez à Anet...
BALTIIAZABD.
Abrégeons, monsieur.
TUBIAP.
Auriez-vous l'obligeance de changer de paletot avec moi ?
BALTBAZABD.
C’est pour ça que vous me rappelez?
TUBIAP.
Ce serait un immense service I... Je suis venu ici en chassant la perdrix... costume négligé comme vous voyez... je aie mct.mieux que ça ordinairement.
BALTBAZABD.
Abrégeons, abrégeons.
•ON DROLE DE PISTOLET
Tria?
Au bout d’un champ de luzerne, je vois se lever quelque chose... j’allais tirer... c'était le carde-champêtre... — Monsieur, votre permis de chasse? — Je n en avais pas... Il se met à nies trousses... je lui flanque mon fusil dans les jambes... mais il criait toujours : eh 1 le paletot jaune! arrêtez le paletot jaune !... ce diable de paletot me fera reconnaître... j’irai en prison et je n’ai pas le temps do m’amuser.
RALTUAZARD.
Est-ce que je l’ai moi? vous êtes charmant !...
tiruf.
Mais je vous le rendrai à A net, tntre paletot.
RALTIAZARP.
Allez donc vous promener 1... (il sort vivement.)