‹ La tour de Nesle a PontaMousson parodievaudeville en trois petits actes et six grands tableauxChapitre 48 sur 56 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Un jardin. — Au fond, une jrrille d'entrée, donnant snr la route.— A gauche, un pavillon, A droite, uu colombier.

8CÈWÏ L

CESAR1NE, seule, die regarde au fond par la trille.

Encore personnel... n’importe! tout est prêt grâce à * m» activité!... CVstgoe moi, je suis une femme de léto I.* cen’eA pas comme mon frere Canada... un petit esprit... une intellFgence de troisième classe, wagons découverts!... Quelle idé* a t-il eu de choisir pour gendre un Américain V. mais ce mariage ne se fera pas; j’y mrts mon vetol... Turiaf a dû recevoir ma lettre et, pourvu qu'il suive mes instructions... ce char Turiaf!... Avec la dot d’Augustine, j’aurai la satisfaction de l’enrichir sans que la médisance trouve rien à mordre... 4b I pourquoi faut-il que je refoule au fond de mon âme les sentiments dont la nature a gravé la loi chez tous les êtres, mat» que flétrissent et réprouvent les préjugés d'un monde implacable. (On entend une voiture.) Ahl enfin!... telle va au fond.) Ce sont eux !... Un étranger les accompagne; qui peut-il être?

scirwx n.

(TSARINE, CANADA, puis GAILLARD, et AUGUSTINE.

CANADA, entrant 1c premier.

Bonjour, Césarine! bonjour, ma soear l comment v*?

CÉSARINE

Assez bien !... mais pas d’appétit I

CANADA

El mes meloiw ?

CÉSABINH.

C'est mon rhume qui en est caase.

CANADA

Commencent-ils à mûrir?

CÉSARINE

Mon rhume?

CANADA

Non! mes melons?

CÉSARINE

Ah ! vous m’impatientez ! où est ma nièce ?

CANADA

Elle est sans doute là bas, avec l'autre... mon gendre!

CÉSARINE

Votre gendre !

CANADA

Un drôle de pistolet !... quand je sais en avant, il reste w arrière, et quand jo suis en arrièro, il court en avant...’ -J avoue que ca m’énerve I

CÉSARINE

Vous avez donc rencontré 51. Ballhazard Perruchon?

canada.

Oui, d’une façon assez bizarre I... mais voyez unpeos’ili viendront.

OAtlLARD , accourant avec Auftntlne.

Nous voici! nous voici I papa Canada I césarinb, «paru

Un paletot jaune I quel genre ?

AUGUSTIN*

Bonjour, ma tante I

CÉSARINE

Embrasse-moi donc, ma chérie!

GAILLARD, a part.

La tante !... celle quia écrit la lettre !... elle doit être vexés'.

CANADA

Ballhazard, je vous orésenle ma sœur César mm I GAILLARD, à part.

C'est bien ça!

CANADA

À laquelle je viens de vous annoncer

GAILLARD

Madame l

CANADA

Allons, poini de cérémonie. embrasas* I?

UN DKOLK L)K PISTOLET.

dufeMM.

Oh f mon frétai vint* a’élcs pu* généreux! Embraser ono fille de mon âge ! c’cst une corvée !

ami. iRD.

Maw, mademoiselle, voire âge est un très-bel âgo !... Il y a beaucoup de gens qui ne vont pas jusque là.

césarink, à pari.

Il est stupide I

gaillard, &‘ftpprocli*ul.

Vous permettez, ma tantôt... (il l’embrasse.)

cb«a%ine , A part.

Je voudrais pouvoir l’égratigner.

GAILLARD

De l'autre côté?... (Il iVmbniw encore.) Je la taqniao !

CISARlNE, à part.

Et Turiaf qui va venir I

Figure-toi, ma sœur, que nous avons fait nne partie rie la rouie avec Bahlaraid, sans nons connaiiie... et il m agaçait tellement que Je l’ai tarabusté !

SAItUftf.

Avoue* que vous m'aviez pris en grippât

CANADA

El ma fille vous trouvait insupportable.

CÉSARINE

Vmlmettiî cette ebère petite !

Al GL STI NE.

Dame ! quand on ne connaît pas !

GAILLARD

Oh! il n’y a pas do mal, mademoiselle.

CANADA

Au surplus, nous en recauscrona!... Je suis pressé d'aller visitrr mes plantations... Voulez-vous voir mon jardin? GAILLARD.

Avant tout, je ne serais pas fiché do m'épousseter un pou.

CANADA

Ah ! à la campagne! nous sommes sans façons... nous no fanons pas de loiletto!

GAILLARD

Non!.,, mais on se lave)

CANADA

Excepté le dimanche, pour aller à la messe! (è cémlno.) Quelle chambre as-tu préparée pour Italthazard?

CÉSARINE

Ce pavillon- 1 ... (We t*Mtqu6.) ou monsieur no manquera de rien, je l’espère.

CAILLA RD.

Mille remerciements, ma tante !

CANADA

Ballhazard, je vous attends au jardin.

GAILLARD

Dans dix minutes!... Sans adieu, ma tante I ENSEMBLE.

AH* «r% H&aijuetmirei it la rtinw.

Ici, point de Rénr!

0»«* la liberté Noua tlunw* »an* peine Pial» Ir et Rsttê !

(Gaillnril entre dans le pavillon, Canada Pt «a mit- iortcnl par U droite.)

PISTACHE

Ah I vous êtes la tante de ÊObjel?... Qu dit qu'elle marier?

CÉSaMNE.

Cela vous intéresse?

pi stac ni.

Cn peu ! le futur est-il arrivé ?

cÉsAiinf.

Il arrive à l'instant avec mon frero!

Bilihaxard est ici ?

CÉSAEIXÊ.

Vous connaissez M. Pçrrucbon ?

PISTACHE

Si je le connais I... un gueux qui m’a enlevé...

CÉBARINR.

Enlevée !

PISTACHE

Qui m’a enlevé toutes mes illusion*.

Cé axants.

Vous avez été trompée ?

PISTACHE

Toutes les femmes le sontl..; Vous le füt;s peut-être ? CÉSXBIRB. i part.

Hélas! (Haut.) Ainsi, madame. ce mariage?

riment.

Jo le casserai I... je castenii tout ce qu’il y a Ici ? et si vous criez, je crierai plus fort que von*», essaie/ un peu?

CÉSARINE

Non, non?... Je suis trop contente de ce que j'apprends f car je vois moi-mémo ce prétendu d'un foi i mauvais œil ! PI8TACBB.

Ab bah!... moi qui me diitpo^ais à vous prendre aux cheveux !

CÉSARINE

Nous pouvons nous entendre, et, pour peu que vous ayez des droits ?

• PISTACHE

O ciel I si j'en ai I... Si je vous racontais tout eu qu’il m’a juré!

CÉSAftlNB.

Des serments!... c'est sucré !

PISTACHE

Oui! ceux qu'on a reçus!... Il faut qu'il tienne les siens

CÉSARINE

Vous mn paraissez une femme de tête?

PISTACHE

Je le poignarderai plutôt aux pieds de l’état civil I

CÉSARINE

Ne mollissez pas ï je vous appuierai de toutes mes forces I »

gaillard , ou dehors.

Oui, beau-père... je suis » vous}

CÉSARINE

Je l’entends !... Ne vous munirez pas d’abord... Il pourrait, s’échapper I

rmint.

Je veux lui faire l'effet d'une bombe!...

(Clin te cadir dcrriâre le rotomhier.)

8CÈXE IV.

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