‹ La tour de Nesle a PontaMousson parodievaudeville en trois petits actes et six grands tableauxChapitre 49 sur 56 · CÉSARINE, GAILLARD. PISTACHE · texte numérisé non relu

CÉSARINE, GAILLARD. PISTACHE

sc&vs nr.

CÉSARINB. PISTACHE.

CÉSARINE

Ma tante! ma tante I... Il me déplaît souverainement avec son air gouailleur! mais je suis une femme de télé et il nanta pas le dernier avec moi!

pistache , è la grille.

On m’a indiqué la grille !... .(voyant cé»rioe.)‘Ah I madame? esi-ce ici que demeure le sieur Canada ?

cfcUAi.NE, « paru

Quel ton ! (iiaui.1 C’est ici, madame I

PIsTACtiK.

Le Canada qui a une demoiselh- ?

CÉS|RINE.

Sans doute I

PISTACHE

C’est peut-être vous... seulement?

CtSAMNC.

Moi, par exemple I

Dame ! il y a âK> rltlm majeures !

cfSAEINR.

Enfin, ce n’osl pas mol, c’est mu idBcc I

gaillard, «niant du pavillon.

Ah ! ma tante !... rekonjour. ma taule 1

CLMRINE.

Vous venez à propos, mon cher neveu; il y a. ici une personne qui desire vous parler!

GAILLARD

Qu’elle parle! je l’écoute!

pistache, s'avancan.

Tremble* scélérat !... Ob ! mais ce n'e»t pas loi J

GAILLARD

La mexicaine ! je vous attendais I

CÉSARINE

Monsieur n’est pas Balthazard l’erruehon? ^

Ça I c’est VHbrequin I Villebrequin?

PISTACHE

CÉSARINE

Eh bien?... Quand je serais Vilbrequinî... après?

CÉSARINE

Mais alors vnns êtes un inLrigant, un inl(/*Kteur que je vaif dénoncera mon frère.

GAILLARD

Je vous le défends, la tante I

UN DROLE DE PISTOLET

CÉSAltNE.

S'introduire an sein d’une famille et clan? quel but ? je le devine !... Voua espériez, par un plat subterfuge, épouser ma nièce f

Tl STAC Bl.

Au fait I pourquoi pas?

GAILLARD

Moi, l’épouser! jamais !... Je ne me marierai qu’à soixantequinze ans, quand je voudrai faire une On 1 césabinh.

Mais sans cela, monsieur, rien n'explique votre présence en ces lieux !

En ces lieux I... Je viens vous rendre scrvire en ces lieux.

CÉSAR1NE

Oh 1 on ne m’en impose pas facilement I... Je suis une femme de tête 1

GAILLARD

U ne tiendra qu’à moi de vous la faire baisser, la tête J

CÉSARINE

Insolent I je vous en défie 1

GAILLARD

Vous m'en défiez !... Ma tante, je suis l'ami de Turiaf.

CÉSARINB.

Turiaf I

PISTACHE

Qui ça, Turiaf?... un cordonnier ?

GAILLARD

Turiaf Verpoulet, que j’ai rencontré à Mante?, et qui m’a em-

I irunté mon piilrlot... Je le précède ici, ou en ces lieux, si vous e préférez, pour me consulter avec vous, belle tante I césarine.

Je ne vous crois pasl... vous me trompe» encore.

GAILLARD

Il vous faut des preuves 1... je lesexibe !... (il lire la lettre.) Ecoutez : (il lit.) « Mon cher petit Turiaf, jo suis à la campa- « gne de mon frère Canada... »

césarine , à part.

Ma lettre I

GAILLARD, continuant.

• Nous attendons le futur d'Augustine, un sieur Ballhazard • Pcrruchon qui doit venir d’Amérique...*

CÉSARINE

C'est bien, monsieur; cela me suffi U

GAILLARD

Pardon ! je continue. (Ltunt.) ■ Tu sais que j’avais toujours ■ rêvé ce mariage pour toi. Ce rêve peut encore s’accomplir. « Canada ne t’a jamais vu, il ne connaît pas davantage son • Perruchon qui n’est pas près d’arriver. Rejoins-nous Te plus « tôt possible, présente -toi sons le nom de Ballhazard...»

PISTACHE

Ah ! ah 1 c’est une rouerie !

GAILLARD, continuant.

. Bon Mro n’esl pas Ion, jo le ferai valoir, In plaira», et je « me charge du reste ! »

PISTACHE

Au fait t pourvu que Ballhazard n'épouse pas.

GAILLARD , lisant toujours.

« Mon cher mignon I •

CÉSARINE

Assez, monsieur t

GAILLARD

Oh! ceci est intéressant!... (a part.) Jo la taqnine... (tl§»nt.) ■ Mon cher mignon, lu onnais mon amitié, celle d’une mère • ne serait pas plus tendre! »

pistache, à part.

Oh I oh ! je saisis !

GAILLARD, lUaut.

« Tu es mon fils! •

ciiAiin.

D'adoption ! monsieur, d’adoption!... Le mot y est!

GAILLARD

C’est vrai ! lo mot y est !

CÉSARINE

Cest mon cousin., mon simple cousin!

PISTACHE, à part-

La lame est une ancienne tulipe orageuse !

CÉSARINE

Je suppose que Turiaf ne vous a confié cette lettre que pour uiu la rendra.

GAILLARD

Certainement... plus tard ! occupons-nous d’abord de Perruchon qui peut nous tomber sur le dos d’un moment à l'autre.

CÉSARINE

U va venir?... et Turiaf?

GAILLARD

Il viendra aussi I... ils viendront tous!... c'est arrangé.

Oh! quant à Balthaxard, je me charge de lui!

GAILLARD

Il faut pour ça que vous restiez dans la maison.

CÉSARINE

Je présenterai madame à mon frère, comme une amie...» mais au moins, vous me répondez...

GAILLARD

Je réponds de tout!... (a part.) Elle est muselée.

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