CÉSARINE, GAILLARD. PISTACHE
sc&vs nr.
CÉSARINB. PISTACHE.
CÉSARINE
Ma tante! ma tante I... Il me déplaît souverainement avec son air gouailleur! mais je suis une femme de télé et il nanta pas le dernier avec moi!
pistache , è la grille.
On m’a indiqué la grille !... .(voyant cé»rioe.)‘Ah I madame? esi-ce ici que demeure le sieur Canada ?
cfcUAi.NE, « paru
Quel ton ! (iiaui.1 C’est ici, madame I
PIsTACtiK.
Le Canada qui a une demoiselh- ?
CÉS|RINE.
Sans doute I
PISTACHE
C’est peut-être vous... seulement?
CtSAMNC.
Moi, par exemple I
Dame ! il y a âK> rltlm majeures !
cfSAEINR.
Enfin, ce n’osl pas mol, c’est mu idBcc I
gaillard, «niant du pavillon.
Ah ! ma tante !... rekonjour. ma taule 1
CLMRINE.
Vous venez à propos, mon cher neveu; il y a. ici une personne qui desire vous parler!
GAILLARD
Qu’elle parle! je l’écoute!
pistache, s'avancan.
Tremble* scélérat !... Ob ! mais ce n'e»t pas loi J
GAILLARD
La mexicaine ! je vous attendais I
CÉSARINE
Monsieur n’est pas Balthazard l’erruehon? ^
Ça I c’est VHbrequin I Villebrequin?
PISTACHE
CÉSARINE
Eh bien?... Quand je serais Vilbrequinî... après?
CÉSARINE
Mais alors vnns êtes un inLrigant, un inl(/*Kteur que je vaif dénoncera mon frère.
GAILLARD
Je vous le défends, la tante I
UN DROLE DE PISTOLET
CÉSAltNE.
S'introduire an sein d’une famille et clan? quel but ? je le devine !... Voua espériez, par un plat subterfuge, épouser ma nièce f
Tl STAC Bl.
Au fait I pourquoi pas?
GAILLARD
Moi, l’épouser! jamais !... Je ne me marierai qu’à soixantequinze ans, quand je voudrai faire une On 1 césabinh.
Mais sans cela, monsieur, rien n'explique votre présence en ces lieux !
En ces lieux I... Je viens vous rendre scrvire en ces lieux.
CÉSAR1NE
Oh 1 on ne m’en impose pas facilement I... Je suis une femme de tête 1
GAILLARD
U ne tiendra qu’à moi de vous la faire baisser, la tête J
CÉSARINE
Insolent I je vous en défie 1
GAILLARD
Vous m'en défiez !... Ma tante, je suis l'ami de Turiaf.
CÉSARINB.
Turiaf I
PISTACHE
Qui ça, Turiaf?... un cordonnier ?
GAILLARD
Turiaf Verpoulet, que j’ai rencontré à Mante?, et qui m’a em-
I irunté mon piilrlot... Je le précède ici, ou en ces lieux, si vous e préférez, pour me consulter avec vous, belle tante I césarine.
Je ne vous crois pasl... vous me trompe» encore.
GAILLARD
Il vous faut des preuves 1... je lesexibe !... (il lire la lettre.) Ecoutez : (il lit.) « Mon cher petit Turiaf, jo suis à la campa- « gne de mon frère Canada... »
césarine , à part.
Ma lettre I
GAILLARD, continuant.
• Nous attendons le futur d'Augustine, un sieur Ballhazard • Pcrruchon qui doit venir d’Amérique...*
CÉSARINE
C'est bien, monsieur; cela me suffi U
GAILLARD
Pardon ! je continue. (Ltunt.) ■ Tu sais que j’avais toujours ■ rêvé ce mariage pour toi. Ce rêve peut encore s’accomplir. « Canada ne t’a jamais vu, il ne connaît pas davantage son • Perruchon qui n’est pas près d’arriver. Rejoins-nous Te plus « tôt possible, présente -toi sons le nom de Ballhazard...»
PISTACHE
Ah ! ah 1 c’est une rouerie !
GAILLARD, continuant.
. Bon Mro n’esl pas Ion, jo le ferai valoir, In plaira», et je « me charge du reste ! »
PISTACHE
Au fait t pourvu que Ballhazard n'épouse pas.
GAILLARD , lisant toujours.
« Mon cher mignon I •
CÉSARINE
Assez, monsieur t
GAILLARD
Oh! ceci est intéressant!... (a part.) Jo la taqnine... (tl§»nt.) ■ Mon cher mignon, lu onnais mon amitié, celle d’une mère • ne serait pas plus tendre! »
pistache, à part.
Oh I oh ! je saisis !
GAILLARD, lUaut.
« Tu es mon fils! •
ciiAiin.
D'adoption ! monsieur, d’adoption!... Le mot y est!
GAILLARD
C’est vrai ! lo mot y est !
CÉSARINE
Cest mon cousin., mon simple cousin!
PISTACHE, à part-
La lame est une ancienne tulipe orageuse !
CÉSARINE
Je suppose que Turiaf ne vous a confié cette lettre que pour uiu la rendra.
GAILLARD
Certainement... plus tard ! occupons-nous d’abord de Perruchon qui peut nous tomber sur le dos d’un moment à l'autre.
CÉSARINE
U va venir?... et Turiaf?
GAILLARD
Il viendra aussi I... ils viendront tous!... c'est arrangé.
Oh! quant à Balthaxard, je me charge de lui!
GAILLARD
Il faut pour ça que vous restiez dans la maison.
CÉSARINE
Je présenterai madame à mon frère, comme une amie...» mais au moins, vous me répondez...
GAILLARD
Je réponds de tout!... (a part.) Elle est muselée.