DURE
à laquelle il ne serait pas étranger. En sorte quel sa présence inattendue ajoute encore aux soupçonsk qui planent sur lui depuis quelque temps.
BonirrAcI0.— Une conspiration ?.. Alonzo<vouloirEnfant. attenter aux jours de son bienfaiteur ? C’est impossible ! ‘Je le‘eonnais trop pour le croire capable d’une action aussi noire.
BoniFAcIO. — Moi, aller porter au fils de mon ancien maître, de l’excellent et saint comte delos sen: Stella, :un.ordre aussi barbare? Non, je ne le ferai pas; ce serait de l’ingratitude ! — Ah! quand ona été témoin, comme moi, des vertus, des bienfaits de l’ancien maître du château, quelle vénération, quel amour, quel respect on ressent pour tout ce qui rappelle son souvenir ! C'était la providence del, MENT la contrée !... Que de fois je l’ai aperçu, au milieu | de la nuit, par un froid rigoureux, se glissant dans l’ombre, pour aller porter des secours aux malheu-lPendan reux ! Certain alors de n'être point remarqué, car il imait à cacher le bien qu'il faisait. quand il savait ” quelque part un malade, un vieillard infirme, il allait frapper à la porte de la chaumière de ces°! pauvres gens, il s’asseyait près d'eux, les consalait QUI s0rt: les encourageait, et toujours, lorsqu'il se retirait, ilfetenai laissait entre leurs mains une bourse pleine d’or! | Ah! vous n’avez point vu cet heureux temps maître Nicolao: il n’y avait point alors d’indigent: sur les terres de Stella ! k
L’ALCADE. —En effet, j'ai souvent entendu raconte par les paysans des fait de ce genre, et je sais qu’ilé.
ne parlent du comte de Stella qu'avec une sorte dd vénération. ,
Ricard
Bontracro.—Oui, tout le monde l’aime encore, et : son souvenir ne s’effacera pas de longtemps, dans € Pays —Tenez, maître Nicolao, là, à cette place élais alors bien malade, il m'a soigné comme son enfant. Chaque Jour, il venait s'assurer de mon État, et m'apportait lui-même tous les médicaments qui pouvaient m'être nécessaires. Il m'a sauvé la vie. ue de fois il est venu veiller et prier auprès de oi! Pauvre cher comte Fernando! Et maintenant, aître Nicoläo, ne soyez pas étonné, si je suis disposé à ne rien faire contre mon ancien maître et à ponner ma vie même, au besoin, pour son digne fils ” e seigneur Alonzo. | |
En sorte que aux soupçons 2m ps.
lonzo<vouloir ? C’est imposroire capable
ère Bonifacio:
: 1] faut songer rchez donc Île s de Ricardo.
L ALCADE.—J'approuve votre conduite et j’admire : 08 sentiments, père Bonifacio ; mais je suis obligé exécuter les ordres que j'ai reçus.