ALONZO, BONIFACIO, S
sourde).—Par ici, monsieur le chevalier; voici là
| BoniFacto (entrant, tenant à la main une ra . salle où votre père m'a apparu. Il est entré par cette \
porte, et s'est avancé jusqu'ici; il est demeuré là quelque temps, immobile, puis il a disparu de ce côté... Enveloppez-vous bien dans votre manteau, monseigneur: je crains que vous n'ayez froid, cette nuit. ; ds
. ALONZO.—Cet a partement est humide, en: effet, étje vais m'envelopper. Déposé ce flambeau sur
cette table, apprèche ce fauteuil, et laisse-moïi seul.
BoxirAcro.—Seul,. monseigneur? Et pourquoi ? | Seul, dans cet affreux souterrain ?.. “Et s’il venait
À vous arriver quelque chose ?
, -ALONZO.— Non, mon ami, va te reposer ; sois sans inquiétude. Demain, noùs nous reverrons.
© "BoniFacio (approchant’ le fauteuil et. déposant le “flambeau):—Je vous en prie, monsieur 16 chevalier? . je serai plus tranquille, prés-de vous... J'ai’ peur :
qu’il ne -vous arrive quelque chose. Laissez-moi
faire, monseigneur, j'ai de l’Âge.et de l’ex périencé. :
Sivous nviez voulu vous rendre À mes conseils, ne : t @ «
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Quand je vous disaie de partir, hier soir, vous n’auriez pas été ex posé À périr, cette nuit, dans la orêt. Et sans moi, sans les braves bûcherons qui
m'ont prêté main-forte, vous auriez été victime
es assassins de Ricardo. Ah! monseigneur, que n’avez-vous consenti à poursuivre votre route; à travers la: forêt! Nous vous aurions accompagné, et vous seriez. en ce moment, à l'abri du danger. loin de ce château maudit. Mon Dieï l mon Dieu! s’il
venait à yous arriver malheur, monsieur le chevalier ! É Fu ;
ALONZ0.—Non, mon brave, ne crains rien. D'ail- -
eue, je suis armé, et je désire rester seul. Retireto1. : ap |
Bontracro.—Je me retire, Alonzo, mais je:serai près d'ici. Jé vais réunir quelques-uns de mes amis, et, si vous avez besoin de secours, monseigneur, au premier cri, nous serons à vous. (IL sort ) |
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