‹ La tour du nord [microforme]Chapitre 33 sur 34 · CE AUS | LES MEMES, RICARDO · texte numérisé non relu

CE AUS | LES MEMES, RICARDO

ALONZ0.—Je viens vous demandér raison de ces fers, de ce cachot, de ce crime infâme ! Je viens vous demander raison de mon sang et de ma vie, que deux fois dans un jour vous avez tenté de me

ravir ! | FERN | | fils 1... V RicarDo (s’avançant vers Alonzo, en le menaçant). — EE jj.. sur Vous le prenez sur ce ton, im prudent ? fouler a n

ALONZ0.—N’approchez pre, ou vous êtes mort. nee (A HUE vers lui son arme: Mais vo RicarDo (reculant).—Prenez garde, jeune homme: outtes on ne menace pas impunément Ricardo... Qui vous rends $ a introduit dans cet appartement ?.. Vous aurez à : ALONZ me rendre compte de votre séjour ici. venez... ALONZO.—Trêve d’impertinences, . valet ! Vous FERN: allez à l'instant faire tomber ces fers. —Oh! :

Ricaro.—Vous allez, plus vite encore, vous, Grand'T

sortir d'ici. ôté mes " S!. barrière ALONZ0 (lui mettant le pistolet sur la poitrine). —La viens.

clef de ces chaînes, sur-le-champ! Je l’ordonne. io : RicaRDo (à part).—Il fant s’exécuter ; mais nous FERNA nous reverrons plus tard. (Haut.) La voici. Cu ct ALONZ0.—Faites tomber ces chaînes. (Ricardo Ù Les mains détache les chaînes.) Mon père! que j'embrasse vos un Anvist maine, que je les arrose de mes larmes ! (Alonso, à rant, gar

JENOUX' Levant son père, lui baise les mains. En mêne suis-je ?

dr

e. Malheur Æ temps, Ricardo donne un coup de sifflet ; les deux assas- , ;. sins paraissent, se précipitent vers les deux comtes, le poignard levé. Au même instant, Bonifacio, Jacopo et

le garde du roi au service d’ Alonzo urrivent avec quelques bâcherons armés. Les deux assassins reculent et fuient

avec Ricardo. Les bûcherons et Bonifacio les poursui-

vent. On entend deux coups de feu, à l'extérieur. Les

omme ? . bâcherons seuls reviennent. — Fernundo s’affaisse et entre À en délire.) 1 ison de ces h ! Je viens SCÈNE . :

de ma vie, FERNANDO, ALONZO, LES BUCHERONS. . A nté de me | FERNANDO (d’une voix altérée).— Prends garde, mon fils !... Vois ces gouttes de sang !. Ne vois-tu pas ?.…. naçant).— JE là... sur les dalles. Oh! prends bien garde de les

fouler avec tes pieds! Elles te souilleraient. C’est -

le sang d’un maudit! Le sang de Mortano !..

(Riant. Air égäré.) Oh ! je l’avais maudit, l’infâmel.…..

Maïs vois. vois encore. sur ces lambris… ces —<

ites mort.

e homme: que de sang! Elles te menacent, mon fils! Qui vous rends garde ! - S aurez à D Aronzo (prenant la main de son père).—Mon père, venez... Votre imagination s’égare... Vos malheurs... t' Vous

FERNANDO (agilé de plus en plus, retirant sa main). —Oh! non, je le connaïs ce sang... Il est impur! Grand Dieu! (Riant.) Je suis content! Tls m'ont ôté mes chaînes... Mon fils ! ah ! franchissons cette barrière qui s'élève devant nous. Viens, Alonzo, viens.

ALONzo.—Mon père !

re, VOUS,

ine).— La lonne.

hs sd FERNANDO.—Le voilà qui se lève! C’est Mor- ©" tanol!… L’infâmel Il voudrait te frapper! (Portant — (Ricardo ls mains vers Alonzo, comme pour le protéger contre asse vos un invisible agresseur.) Mon fils ! Mon fils ! (Souri- Alonzo, à rant, gardant le silence, puis, sortant de son délire.) Où En même suis-je ? :

ALONZ0.—Mon père, vous ête près de moi, près de votre fils... | nu

FERNANDO.—Ah! pardon, mon enfant: la sOUf- LE ussis, «ai france la faiblesse, le bonheur de te voir, ont égdré triomphe Mon esprit... (Aux paysans.) Approchez, mes anci. AU ens et fidèles serviteurs, que je n'ai pas revus deguis À Victoire! si longtemps ! Oh ! je vous reconnais tous, vous que j'ai tant aimés, et qui souffrez, comme foi, depuis vingt ans ! Approchez, mes enfants, que je vous bénisse, que je vous remercie. (Les paysans lui LE Victoire!

baisent les mains.) SCÈNE XI

LES MÊMES, BONIFACIO (entrant avec quelques paysans ee et le mendiant).

Bontracro (à Alônzo).—Monseigneur, les paysans que j'avais réunis à la ferme, dans l'incertitude de €e qui pourrait arriver, sont accourus au bruit de la détonation. Je leur ai tout raconté; ils se sont emparés de Mortano et de Ricardo, qui ont été mis en lieu sûr ; les deux brigands sont morts; et voilà {ous ces braves gens, qui, dans leur i patience.de revoir le visage aimé de leur ancien maître, ont voulu descendre ici, pour célébrer Je retour de votre père et vous bénir.. |

ALONZO.— Merci! mes amis. Dieu/ vous récompensera de\ votre fidélité à la a de votre

ancien maître. et de la‘bellé action Que vous venez

d'accomplir. Tôt ou tard, mais toujours, les mé-

chants sont punis |... ALES | BonrrAcro.—La souffrance du jdfte est agréable

… Au Ciel ei Dieu I Fécompensel °/ Tous. — Vivent les: comtes de Stella! (La seènè.

s’illunvine et les. paysans exécutent, autour du comte \

, Ont égdré , mes arfcivus depuis tous, vous mme moi, nts, que je paysans lui

Les paysans

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ils se sont nt été mis ;, et voilà atience.de aître, ont retour de

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