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qu'on le rencontre un peu partout. Voyez-vous, seigneur Ricardo, c'est mon métier, à moi, de battre la campagne ; et ce métier me plaît. D'ailleurs, quand on « l’âme en paix, tous les métier sont bons et l'on se trouve bien toujours. Tenez, je gage que je suis plus heureux que vous, seigneur capi-
taine.
Ricarpo.—Où veux-tu en venir avec tes réflexions ? à
LE MENDIANT.—Je veux dire que la fortune et la grandeur ne donnent pa: toujours le contenteinent et la joie sur la terre. Les tentations sont bien jruissantes. quand on peut les satisfaire, et l’or fait commettre bien des crime: Je tiens, moi, c'est mon opinion, ne vous en fâchez pas, seigneur Ricardo,
É tiens qu’il y a souvent plus d’hounêteté sous les aillons que sous les habits dorés.
RicaRDo.—Ne fais pas l’insolent, Jacopo; tu sais |
qu'on ne m'irrite pas en vain. à
LE MENDIANT.—Si. je le sais ? Je crois bien, et c'est précisément ce que je veux dire. Mais vous savez aussi que vous avez besoin de moi, et que,
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sans le secours de mon art, seigneur Ricardo, à
cette heure, serait peut-être le compagnon du men- | PRE NS
diant des bois.
RicarDo.—Bien, je te comprends; mais assez sur ce chapitre. Voyons, où vas-tu, et où seras-tu, demain ?
LE MENDIANT.—Ma présence vous gêne peut-être un peu, dans la circonstance, Ricardo; mais c’est une affaire de quatre où cinq jours simplement que je dois passer ici. Je retournerai ensuite dany/la montagne... Tiens! on dirait que cela ne vous va pas très bien.
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RicARDO (impatient). —Tu Vas repartir immédiatement, entends-tu ? et de huit jours je te défends e reparaître ici. É
LE MENDIANT.—Oh |! oh! comine vous maître Ricardo !
comme de p rais égrener vie.
y allez, Vous savez bien que, de loin ès, rien ne m'échappe, et que je pourjour par jour, tout le chapelet de votre
RICARDO.—Oui, je sais que tn fais courir sur mon compte bien des calomnies, et je songe À y mettre ordre définitivement.
LE MENDIANT.— Des calomnies enr votre compte, Capitaine? (Souriant.) La chose serait peut-être un peu difficile. Cependant, je puis vous assurer, en toute sincérité, q 1e je n'ai jamais répandu aucun bruit à votre sujet. Tout ce que j'ai pu apprendre, tout ce que je connais, je le garde 1à, maître Ricardo, parce que je sais qu’il est une justice au ciel, et que vous y rendrez compte de tous vos actes, tout aussi bien que moi. Hal
RICARDO.—On m'a dit cependant que tu parlais souvent d’un prétendu revenant qui hanterait le château.
LE MENDIANT.—Oh !
mystère pour dahs le pays.
pour cela ce n’est plus un personne, et tout le monde en parle,
RicarDo.—Mais tu sais bien que ce n’est
pas vrai, et tu devrais démentir cela partout.
LE MENDIANT.—Ce n’est pas vrail ce n'est pas vrai! Je n’en sais rien, et je crois même que c’est très vrai, puisque je viens de l'entendre, il n’y a qu'un instant.
RicarDo.—Que dis-tu ?
LE MENDIANT.—Je dis que je viens d'entendre, 1c1 tout près, dans la tour du Nord, une grosse voix qui disait :
Il est au ciel un Juge redoutable, Toujours armé pour punir le coupable !
et puis, des bruits de chaînes, des pas, des gémissements…
RicaRDo.—Tu l’as rêvé, Jacopo. C’est assurément un effet de ton imagination. En te trouvant, la, nuit, près de la tour du Nord, la tête encore toute pleine de cette méchante histoire, que tu racontes trop souvent, tu auras cru entendre tont ce que tu dis ; ou bien peut-être encore, tu te seras endormi, et tu auras alors tout simplement rêvé aux revenants. (On entend un bruit souterrain et des soupirs.)
VOIX SOUTERRAINE (étouffée).
Il est au ciel un Juge redoutable, Toujours armé pour punir le coupable !
LE MENDIANT (après un moment de silence). —Eh bien, seigneur Ricardo, est-ce un rêve? et n’êtesvous pas bel et bien éveillé, à cette heure, tout aussi bien que moi ?
Ricarpo.—Que veux-tu dire ? Je n’ai rien enten-
du, si ce n’est le vent qui gémiten s'engouffrant dans les meurtrières de la tour, et la sentinelle qui chante pour passer le temps.
LE MENDIANT.—Ah ! Eh bien, moi, je persiste à croire que.c’est un revenant. Que voulez-vous \ faire, seigneur Ricardo? j'ai des oreilles pour entendre, Dieu merci! et j'ai trop souvent éronté pleurer, gémir et soupirer le vent, à travers le< vruyères et les arbres de la montagne, pour m'y tromper à cette
heure.
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Rica | tête, q mande
LE M taine.
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ta mau:
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LE M blie pa sous ul
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château d’hui, v
Rica de toi.
LE ME Ricardo ni la mo l'est vrs expier r du Tout ne cach:
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