LE ME
me re
d'entendre, grosse voix
des gémis-
assurément
rouvant, la.
ncore toute tu racontes t ce que tu 8 endormi, é aux reveles soupirs.)
lence).—Eh et n'êtes- , tout aussi
rien enten-
ngouffrant itinelle qui
persiste à lez-vous y
)ourenten-
té pleurer, ruyères et per à cette
+. Lee
RicaArDo.—Je te dis, moi, et je te jure sur ma tête, que ce n’est Pas Un revenant; et je te com-
mande de le démentir partout, dans la contrée.
fxpier mes crimes, et j'ai
LE MENDrANT (riant).—Oh! oh! tout doux, capitaine. Voyez-vous, Jacopo et la vérité, c’est comme un chien avec son maître; et je vous déclare que, Pour tout l’or du monde, je ne dirais pas un mensonge gros comme un grain de sable seulement.
Ricarpo.—Je comprends : pour avcir raison de ta mauvaise tête, il faudra te faire goûter un peu des cachots du château.
LE MENDIANT.— Ricardo! pas de menace... N’oublie pas qui je suis; que je t'ai connu autrefois, sous un autre costume... C'était à peu près la même vie, il est vrai: le nom seul est changé avec la condition : un peu plus d’or sur les habits, un château pour demeure. Mais alors, comme aujourd’hui, vous étiez la terreur de la contrée.
RrcarDo.—Silence ! malheureux, ou c’en est fait de toi. A
sr LE MENDIANT.—Oh | voué’ Vous trompez d'adresse, Ricardo: le mendiant des bois ne craint ni la prison ni la mort! Ma vie ne fut Pas toujours innocente,
est vrai; mais la pénitence, j'ose l’espérer, a dû foi dans la miséricorde du Tout-Puissant. Il y a vingt ans bientôt que je ne cache au monde, que je prie, dans la solitude : e prie pour vous, claire et qu'il vous convertisse, avant le grand our de l'éternité ; je prie pour votre maître, et Jai pour mission de traverser vos desseins et d’empéher vos crimes.
RicarDo.—Prends &arde; Jacopo ! Ma patience st à bout et l’on ne joue pas avec le tigre.
LE MENDIANT. Je n'irai me retire. Mais n'oublie pas que le mendiant
Ricardo, afin que Dieu vous .
pas plus loin, Ricardo:
LA
if Hi
da
de
Jacopo te surveille et te suit partout. N'oublie pas, | n'oublie jamais, qu’il compte tous tes crime:, et |
qu’au jour de la justice il se dressera devant toi pour t’accuser.. Tiens, veux-tu la preuve de ce
que j’avance ? Il y a deux mois, deux chevaliers |
sont venus frapper à la porte du château, demandant l'hospitalité. On les a reçus, on les a traités comme des amis; mais ils ne sont point sortis de ces'murs maudits. Ces chevaliers, je les connais, moi, et je sais aussi que, la nuit même de leur arrivée, tu les as fait précipiter dans les oubliettes de la tour du Nord.
Ricarpo.—Tu mens. Qui t'a dit cela ? Parle ; je veux le savoir. (Avec colère.) Il y a des traître: ici,
et malheur à eux!
LE MENDIANT.—Il y a un juge au ciel, à qui rien n'échappe ! On peut tromper les hommes: on ne trompe pas Dieu !