ASCENSEURS ET ESCALIERS
sortie. II y a tout avantage h ré|)artir ce noniRre auti’ement, de maniiu’fî à procurer uu voyage plus agréable et |>lus raj)id(‘. Pendant, les premiers et les derniers voyages, alors (jue les cabines montantes et descendant('s sont insnftisamment é(piilibré(‘s, l’accès à l’impériale était supprimé et le nombre des voyageurs par cabine n’excédait pas 55 è 60. Avec quebjues modiücations de détail dans la distribution, qui a été améliorée de manière à diminuer les pertes de charge et è augmenter la vitesse, et dans les portes (jui ont été élargies, de manière à faciliter les entrées et les sorties, on a pu réalis('r 10 voyages à l’heure, soit 800 voyag(Mirs donnant une recette nouvelle de 8oox 2 = i .600 />’, lesquels, ajoutés à la recette précédente 7,120 />', [)Ouvaient procurer une recette maxima par heure de 8.720 fr.
L’ancien ascenseur Kdoux [)ouvait donner une recette de 455 voyageurs à 2 soit 910 fr, (pii, s’ajoutant à la recette de 5.240 fr, donnait un total de 6.150 fr.
La com[)araison de ces chiffres, à savoir 8.720 fr pour l’installation actuelle et 6.150 fr pour l’ancii'nmq soit 2.570 fr de plus pai- heure, ou 42 p. 100, donne la mesure de l’avantage procuré par la nouvelle installation des ascenseurs.
Le nombre de voyageurs transportés dans une lieure s’est bien réalisé
suivant ces prévisions, au moins pendant les après-midi des dimanches;
mais, malheureusement, les conditions générales d’exploitation jiar rajtport à 1889 ont bien changé en raison de circonstances sur lescpiellcs il est inutile d’insister, telles que l’(‘xc(‘ssive étendue de rEx[)Osition, le nombre exagéré des attractions qui s’olfraicnt au public et qui îi [leu près sans exception ont abouti à la ruine. Le nombre d’heures de plein rendement n’était plus que très limité, le (diamj)-de-Mars étant j)res(pic désert jusqu’à deux heures de l’après-midi, tandis qu’à l’Exposition de 1889 les (pieucs de voyageurs prenant l’ascenseur commençaient dès neuf heures du matin pour ne finir qu’au coucher du soleil.
Aussi liualemeut le nombre de voyageurs montés a été beaucoup moindre en 1900 cpi’en 1889, savoir : i.oi7,2tti voyageurs en 1900, contre 1.968.287 en 1889, c’est-à-dire 51 p. 100 de moins.
Ce nombre aurait été encore certainement réduit si, au moment de raftliu'uce, on n'avait disj)Osé ipie des anciens moyens d’ascension, ce qui fait moins regretter les coûteuses améliorations <pii y ont été apportées.