‹ La Tour Eiffel en 1900Chapitre 34 sur 134 · X 'do · texte numérisé non relu

X 'do

= kilowatts

soit :

= 5i2 chevaux-vapeur.

Il avait été prévu primitivement que le service devait être fait par un ^M’oupe de 340 chevaux et un groupe de 80 chevaux donnant au total 420 chevaux, mais cette puissance étant devenue insuffisante par suite d(' l’extension des installations, le service fut organisé comme suit : d(‘ 1 1 luMires du matin à 4 hi'ures du soir en moyenne, marche du groupe de jour de 8 kilowatts;

de 4 heures à 5 h. 1/2, marche d’un groupe de 52 kilowatts;

Les jours d’illumination, soit en moyenne trois fois jiar semaine, mise en marche d’un deuxième groupe de 230 kilowatts, couplé au premier pendant la durée de rillumination. La ligure 33 donne une vue photographi(|ue du tableau de distribution et la jilanche 3, le scdiéma de ce même tableau.

^4. — Circuits.

Les canalisations électriques sont en cuivre. Les câbles partant du tableau sont isolés légèrement par un guipage correspondant aux prescriptions de la circulaire ministérielle (isolément FDM 40 de la Société des Téléphones). Ces câbles sont fixés à des isolateurs en j)orcelaine à double ou triple cloche montés sur des chevrons et madriers boulonnés sur la char|)ente de la Tour. Les lils de dérivations sont à fort isohunent au caoutchouc (série CVU ii des Téléphones); ils sont placés en général

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sur taquets ou poulies en porcelaine, sauf clans l’intérieur des restaurants, kiosques et bureaux, où ils sont sous nioului’es.

Ions les coupe-circuit sont bij)olaircs, ainsi (pie les [U'incipaiix intcirupteurs.

L(\s 15 c'irruits (riHnminaüonx^ installés par la maison l’eau, vont du tableau à différents points de la charpente extérieure de la Tour, où ils se divisent en dérivations j)ortant une vingtaine de lampes chacune, clnupu' dérivation étant muiue d’un coupe-circuit bipolaire. Les lampes d’illumination sont montées sur des planchettes de bois supportant aussi les isolateurs recevant le (il conducleui . Ces planchettes sont tixées à des cordages métalliques tendus sur les arêtes de la Tour et venant s'attacher à des colliers embrassant les arbalétriers et poutres mé- > talliques.

Chaque lampe est mu- .

nie d’un rétlccteur en ferblanc ondulé. Comme nous l’avons dit plus haut, ces lampes sont de 10 bougii's (diacunc' et au nombre de 4.200.

Les circuits du phare cl des 3 projecleurs montent directement du tableau au troisième étage de la Tour, à l’intériiMir du pilier Sud. Dans la longueur de ces circuits, sont inséi'ées (b's résistancj's en càbb'S de maillecliort constituant une partie de la canalisation elle-même, afin d’éviter rencombrement et de faciliter leur refroidissement. Des résistances additionnelles

LA T O LU L IL F LL LN lOOÜ

et réglables sont installées, ponr le phare, derrière le tableau de distribution dans la salle des inaebines, et pour les projecteurs, près de ces derniers, nu troisième étaj^e de la Tour.

Les trois jirojecteurs sont installés sur le toit du pavillon surmontant la troisième' plate-forme, c’est-à-dii'e à 315 m au-dessus du niveau de la mer, soit 280 y/e environ au-dessus du soi du Cbamp-d<'-Mars.

L(' jdiare eouronne tout l’édilice; son axe (*st ('iiviron à 332 /// audessus du niveau de la mer, soit 298 /// au-dessus du sol du Lbamp-de- Mars.

Le j)bare et les deux petits projecteurs ont été installés en 1889; ces (b'ux derniers a|)pareils ont un miroir sphérique Mangin de 90 cm de diamètre; ils sont pourvus de lampes à réglage automati(pie, mais leur déplacement s’effectue à la main. L’un d’eux a été constamment bracpié sur l’étoile couronnant le Palais de l’filectricité [)endant la durée de l’Exposition de 1900; l’autre, j>lacé dans le sens opposé, envoyait son faisceau sur le Trocadéro, sur Passy, le Pois de Poulogne, le Alont- Valérii'u, l’arc de l’I’itoile, etc.

Le plus gros des j)roject('urs a été installé en 1900 et seulement pour la durée de l’Exposition; il a été placé sur la l'ace Xoial-bist, regardant Paris. La manœuvia' de cet a[)pareil est obtenue électrifjuement |>ar des électromoteui'S commandés ;i distance et enfermés dans son socle. Le diamètre de son miroir est de 1,30 m.

L('s trois projecteurs sont du système Mangin; ils ont été, ainsi (|ue le phare, construits par MM. Sautter, Parlé et E'“.

Le circuit de jour, à sa sortie du tableau, se rend à un petit tableau accessoire placé deriaère b' tableau [/rincipal, où il se dérive en 4 brancln'inents. L’un de ces branchements alimente la salle des macliincs, le deuxième charge la batterie d’accumulateurs actionnant les cnregisti’eurs, le tiajisièiiH' alinu'nte les ventilateurs électri(|ucs de la salle des machines et de la chaufferie, et le (piati'ième monte au premier étag(>, où il se divise encore en plusieurs dérivations dont l’une alimente les lampes de jour du dc'uxième étage, l’autre une ceinture passant sous h' premier étage et desservant les lampes de jour des restaurants; entin les autres dérivations redèseendent le long des trois pilici’s Ouest, Nord et Est, j)Our alimenb'r les kiosques à ti(dvets, une partie du bureau du piliei’ Nord et h's sous-sols où sont placés les mécanismes des ascenseurs.

1 N s r A I . L A 110 A S h: L E C F Kl O L E S

Les lampes de jour sont ainsi dislrihuées dans tous les points essentiels de la Tour, de façon à constituer un échtirarje de .secours. Lu effet, si un accident quelconque s’élait [)roduil au tableau de dislribulion j)rincipal, il aurait sufli de mettre ce circuit en communication, [)ar son interrupteur s[)6cial, avec la machine de jour toujours prête à marcher pour avoir de la lumière dans toute la Toui‘. (Jie cas ne s’est jamais présenté.

Les circuits des restaurants sont au nombre de deux ; chacun d’eux alimente deux des restaurants du ]»reniier étage. L’arrivée de charpie circuit dans les restaurants est faite sur un tableau de disti’ihution jiarticulier , d’où partent toutes les dérivations alimentant le l’estaurant. Chaque dérivation est munie d’un interrupteur bipolaire à coupecircuit. Chaque lustre a sa dérivation spéciale ainsi (jU(‘ les applirpies extérieures et intérieures. Tout a été prévu pour que la fusion d’un plomb ne plonge dans l’obscurité aucune partie du restaurant.

Le circuit des plates-fornies aboutit au |tremier étage : de là il se divise en trois branchements dont l’un alimente les boules de la galerie du premier; l’autre une ceinture [ilacée sous le pi’cmier étage sui‘ laquelle sont branchées les lampes des boutiques, kiosques, bars, ascenseurs, etc.; le dernier branchement alimente toutes les laiiq)cs à incandescence du deuxième étage, autres (pie celles de jour.

Les rain/ies extérieures des restaurants du [iremier étage sont indépendantes de l’éclairage des restaurants eux-mêmes et du cii’cuit des platesformes. Elles sont constituées par des groupes et rampes de lamjies à incandescence placées à l’extérieur des restaurants, mais à l’intéideui- de la Toui’. (diacune des faces intérieures des quatre restaurants comporte un interriqiteur bipolaire à coupe-circuit [dacé à l’intérieur du restaurant, mais alimenté par un circuit spécial qui les réunit tous les (juatre et [lart du tableau de distribution principal des machines. Ce circuit très inpiortant absorbe 150 anqières et comporte environ 600 lampes de 10 bougies, soit 1 50 par restaurant.

Les quatre larn/jes Brenier sont de grosses lampes à arc formées chacune de quatre arcs élémentaires enfermés dans la môme envelop[)c et montés par deux en tension ; ces lampes sont de construction spéciale, rappelant le principe de la lampe Soleil; la lumii're orangée est produite |>ar des charbons spéciaux, dans la composition desijuels il cnti’e des matières

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LA TOUR EIFFEL EN 19u0

minérales, telles que la magnésie, la chaux, etc. Chaque lampe, absorbant 50 ampères, est alimentée par un circuit spécial partant du tableau princi- [>al et montant au premier étage, où sont disposées les résistances. Ces lampes sont suspendues à 20 m au-dessus de la })remière plate-forme, à l’intérieur et à chaque angle de celle-ci. Un câble d’acier, passant sur des poulies et venant s’enrouler sur un treuil manœuvré au premier étage, permet de faire varier leur position. Elles peuvent être placées soit à 20 m au-dessus de la plate-forme, soit à 1 5 /n au-dessous, et occuper toutes les positions intermédiaires.

Le circuit des arcs alimente 24 lampes à arc placées comme suit : 4 au sol, soit 2 au pilier Ouest et 2 à l’Est; 12 au premier étage, soit 2 au pilier Nord, 2 au Sud, 4 à l’Ouest et 4 à l’Est; 8 au deuxième étage, disposées aux quatre faces et aux rpiatre pans coupés du restaurant, sous la plateforme supérieure de l’étage.

Le circuit monte de la salle des machines au premier étage, d’où il se divise en branchements redescendant dans les piliers Est et Ouest pour les arcs du sol, montant au deuxième et enfin desservant les arcs du premier.

Le circuit des appareils automatiques va des machines au deuxième étage avec embranchement au premier; il alimente deux appareils placés un à chaque étage et ayant la forme de distributeurs automatiipies. Lorsqu’on glisse une pièce de 0,10 fr dans l’ajipareil, le poids de la pièce agit sur un mécanisme qui met en mouvement un moteur électrique actionnant luimême une guitare automatique. Ce circuit est relié sur le tableau principal au circuit de jour.

Le cinématographe était alimenté par un circuit partant d'un tableau spécial installé dans la salle des machines, relié lui-même au tableau principal. Ce circuit correspondait d’une part à un câble armé souterrain allant jusqu’auprès du pont d’iéna, où étaient installés les appareils de projection, et d’autre parta un électromoteur placé sur le soubassement du pilier Sud et destiné à soulever l’écran.

essais.

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