TRAVAUX SCIENTIFIUUES EXÉCUTÉS A LA TOUR
être attribuée à une inlluenee morale (vertige ou état nerveux). L’augmentation peut donc être considérée comme la règle. Elle varie de o,oR à 0,54; la moyenne est d’environ 0,28 (elle a atteint exceptionnellement 1,15 dans une observation, n® 23).
IL — Montées à pied.
Comme exemple des phénomènes pi oduits dans la montée à pied, je reproduis trois observations rpii ont été [>rises le 26 juin 1896, à la suite d’une conférence faite à la Tour, eu présence du j)rofesseur Proust et de ses élèves du Cours d’hygiène à la Faculté de médecine, réunis au noml»re de 80.
Obs. — M. Beknaiu), étiutianl en médecine, 2(1 ans. Oxyliémoglobine, 1 1 p. 100
Durée Activité
Kn bus r>o^^ o,()o
En haut 5o" 1,10
Obs. 49- — M. Duhamel, étudiant en médecine, 27 ans. Oxyhémoglol)ine, 1 1 p. 100.
Durée Activité
Eln bas (1;V 0,80
En haut 5o" i,25
Obs. 5o. — M. Murer, étudiant en médecine, 24 ans. Oxyhémoglobine, 12 p. loo.
Durée Activité
En bas 80® 0,70
En haut 35" i,o<i
Dans ces trois observations, nous notons une augmentation de l’activité très importante de 0,20 à 0,34 et 0,45, en d’autres termes, du (juart, du tiers et plus de la moitié de l’activité prise au départ.
Dans les publications antérieures sur les Travaux scientitiques exécutés à la Tour Eitîel, les résultats de 54 observations d’ascensions ont été exposés; ils peuvent se résumci' ainsi qu’il suit :
Au point de vue de l’activité de la réduction, nous trouvons que celle-ci n’a été diminuée que dans 4 cas sur 23. Elle a été au contraire augmentée dans tous les autres (19 cas). L’augmentation de l’activité est
donc la règle, La diminution ne s’est produite que dans des cas d’essoufflement, c’est-à-dire de surmenage dû à l’elTort trop raj)ide ou trop intense, ce qui s’observe d’ailleurs dans tous les exercices physiques exagérés.
L’augmentation de l’activité est à peu près la même que pour la montée en ascenseurs, quoique ayant une tcuidance à être supérieure. Elle varie de 0,04 à 0,60; elle est en moyenne de 0,29.
Le minimum de 0,04 coïncide avec un certain degré d’essoufflement. Les deux niaxirna 0,55 et 0,60 ont coïncidé avec une ingestion préalable de café concentré,
11 semble donc qu’une conclusion s’impose : dans l’ascension passive, l’augmentation est certainement due à l’influence du changement rapide du milieu, tandis que dans rascensi(jn active, le travail produit et l’exercice musculaire donnent bien une augmentation, mais celle-ci n’est pas aussi prononcée qu’on pouvait le supposer.
L’influence du milieu ambiant semble à elle seule avoir une importance à peu près égale à celle de la dépense d’énergie musculaire, combinée avec celle du milieu.
Ces deux influences n’agissent j)as nécessairement dans le même sens, ainsi que le prouvent les (juelques cas où la diminution a été observée.
C’est une des raisons pour les<pielles il ne nous a pas été possible de trouver une relation déterminée entre le travail mécanique produit par la montée à pi(*d et l’augmentation de l’activité. Ces études doivent être poursuivies et faites sur un beaucoup plus grand nombre d’individus, et dans des conditions encore plus variées.