‹ La Tour Eiffel en 1900Chapitre 6 sur 134 · Traité définitif · texte numérisé non relu

Traité définitif

« L(' 8 janvier 1887 (1), MM. Lockroy, Ministre, Commissaire

général de l’Exposition, Poubelle, Préfet de la Seine, dûment autorisé par le Conseil municipal, (T Eiffel, soumissionnaire, signaient une convention aux termes d(‘ bupielle ce dernier s’engageait définitivement à exécuter la Tour de 300 m et à la mettre en exploitation à l’ouverture de l’Exposition de 1889.

(( M. Eiffel demeurait soumis au contnfle des ingénieurs de l’Exposition et de la Commission spéciale instituée le 12 mai 1886.

(( Il recevait :

« I® Une subvention de 1.500.000 fr échelonnée en trois termes, dont le dernier échéant à la réception de l’ouvrage;

(( 2® L’autorisation d’c'xploiter la Tour pendant toute la durée de l'Exposition, tant au point de vue de l’ascension du juiblic qu'au point de vue de l’installation de restaurants, cafés ou autres établissements analogues, sous la double condition que le prix de l'ascension entre 1 1 heures du matin et 6 heures du soir serait limité, les jours oi‘diuaires, à 5 fr pour le sommet et à 2 fr pour le premier étage, et les dimanclies et jours fériés, à 2 fr pour le sommet et à 0,50 fr pour le premier étage, et que tes concessions de cafés, restaurants, etc., sci'aient approuvées par le Ministre;

3“ La continuation de la jouissance pendant vingt ans à compter du i" janvier 1890.

« A l’expiration de ce dernier délai, la jouissance de la Tour devait faire retour à la Ville de Paris, (pii était d’ailleurs substituée à l’Etat dans la propriété du monument, dès après l’Exposition. »

(1) Rapport Général de -M. Alfred Ûicanl.

LA loi n EIFFEL EN l‘J0()

. .^6. — Protestation des Artistes.

« Il avait fallu beaucoup de ténacité à M. Eifïel et quelque courage au Ministre, Commissaire général, pour conclure cette convention.

« Sans ])arler des scej)tiques (jui avaient mis en doute la possibilité de mener à bien une œuvre si nouvelle et si gigantesque, on avait assisté à une véritable lovée de boucliers de la part des artistes.

« Voici une lettre fort curieuse, au point de vue historique, (pii était adressée à M. Alpliand, vers le commencement de février 1887, et (jui portait la signature des peintres, des sculpteurs, des architectes (d des écrivains les plus connus :

iVoK.? venons^ &r'u'ains^ pptiilres^ .sct/lplcun, archileclea., amaleurs passionnés de la heaalé jusqu in inlacte de /*aris, protester de toutes nos forces, de toute notre indir/nation, nu nom du fjoùt français méconnu, au nom de l'art et de r histoire français menacés, contre l’érection, en plein cœur de notre capitale, de l'inutile et monstrueuse Tour Kifjel, que la malujnité publique, sourent empreinte de bon sens et d'esprit de justice, a déjà baptisée du nom de « Tour de Babel ».

Bans tomber dans l'exaltation du chauvinisme, nous avons le droit de proclamer bien haut que Paris est la ville sans rivale dans le monde. Au-dessus de ses rues, de ses boulevards élarij'is, le lonc/ de ses quais admirables, du milieu de ses mcujnijiques promenades, surijissent les plus nobles monuments que le (jén'ie humain ait enfantés. L'ànie de la France, créatrice de chefs-d'œuvre, resplendit parmi cette flora'ison aiujuste de pierres. L'Italie, l' Allemayne, les Flandres, si fibres à juste litre de leur héritage artistique, ne possèdent rien qui soit comparable au notre, et de tous les coins de l'univers Paris attire les curiosités et les admirations. ALons-nous donc laisser profaner tout celcTi La ville de I^aris va-t-elle donc s'associer plus longtemps aux baroques, aux mercantiles imaginations d'un constructeur de machines, jwur s’enlaidir irréparablement et se déshonorer 'I Car la Tour Eiffel, dont la commerciale Amérique elle-même ne voudrait pas, c'est, n'en doutez pas^ le déshonneur de Paris. Chacun le sent, chacun le dit, chacun s'en afflige profondément, et nous ne sommes qu’un faible écho de l'opinion universelle^ si légitimement alarmée. Enfin,

ORIGINES DE LA TOUR

lorsque les Hranffers viendront visiter notre Exposition^ ils s'écrieront, étonnés .• « (duoi'i C’est cette horreur que les Français ont trouvée pour nous donner uîie idée de leur (joût si fort vanté'l » Ils auront raison de se moquer dç nous, parce que le Paris des f/othiques suh/imes, le Paris de Jean (lou/on, de Germain Pilon, de Pu;/et, de Rude, de Rarije, etc..., sera devenu le Paris de M. Eiffel.

Il suffit, d'ailleurs, pour se rendre compte de ce que nous avançons, de se figurer un instant une Tour vertigineusement ridicule, dominant l^aris, ainsi qu'une noire et gigantesque cheminée d'usine, écra.mnt de sa mas.w barbare Notre-Dame, la Sainte-Chapelle, la Tour Saint-Jacques, le Louvre, le dôme des Invalides, l'Arc de Triomphe, tous nos monuments humiliés, toutes nos architectures rapetissées, qui disparaîtront dans ce rêve stupéfant. Et pendant vingt ans, nous verrons .s'allonger sur la ville entière, frémissante encore du génie de tant de siècles, nous verrons s'allonger comme une tache d'encre l'ombre odieuse de l’odieuse colonne de tôle boulonnée.

C'est à vous qui aimez tant Paris, qui l'avez tant embelli, qui l’avez tant de fo'is protégé contre les dévastations administratives et le vandalisme des entrepri.ses industrielles, qu appartient l'honneur de le défendre une fois de jdus^ Nous nous en remettons à vous du soin de plaider la cause de Paris, sachant que vous g dépenserez toute l'énerg'ie, toute l’éloquence que doit inspirer èt un artiste tel que vous l'amour de ce qui est beau, de ce qui est grand, de ce qui est juste. Et si notre cri d'alarme n’est pas entendu, si nos raisons tie sont pas écoutées, si Parts s’obstine dans l'idée de déshonorer Paris, nous aurons du moins, vous et nous, fait entendre une protestat'ion qui honore.

(( De la forme de cette philippique, je ne dirai rien : les grands écrivains (pii l’ont revêtue de leur signature avaient cependant donné jusqu’alors leurs lecteurs une idée dilîérente de la langue française.

« Dans le fond, l’attaque était tout à fait excessive, quelles que fussent tes vues des protestataires sur la valeur esthétique de l’œuvre. Le crime qu’allaient commettre les organisateurs de l’h^xposition, de complicité avec M. Eiffel, n’était point si noir que Paris diU en être à jamais déshonoré. De pareilles exagérations peuvent s’excuser de la part des arlist<‘s, peintres, sculpl('urs cl même compositeurs de musiipie : tout leur est permis; ils possèdent le monopole dir* goût; eux seuls ont te sentiment du beau; leur sacerdoce est infaillible; leurs oracles sont

indiscutables. Peut-Otre les auteurs dramatiques, les poètes, les romanciers et autres signataires de la lettre méritaient-ils moins d’indub gence.

« M. Lockroy, qui, pour être ministre, n’avait rien perdu de son esprit si tin ni de sa verve si mordante, remit à M. Alphand une réponse que j’ai })laisir à reproduire, en me bornant è en retrancher un passage pour ne point citer de nom propre :

Les journaux puhl'œnt une soi-disant protestation à vous adressée par les artistes et les littérateurs français. H s' aç/it de la Tour Eiffef que vous avez contribué à placer dans l'enceinte de l’Exposition Universelle. A l'ampleur des périodes, à la beauté des métaphores, à l'atticisme d'un style délicat et précis, on devine, sans meme reyarder les signatures, que la protestation est duc à la collaboration des écrivains et des poètes les plus célèbres de notre temps.

Cette protestation est bien dure pour vous. Monsieur le Directeur des travaux. Elle ne l'est pas moins pour moi. Paris, « frémissant encore du génie de tant de siècles », dit-elle, et qui « est une floraison auguste de pierres parmi lesijuelles resplendit l' âme de la France », serait déshonoré si on élevait une Tour dont « la commerciale Amérique ne voudrait jtas ». « Cette main barbare », ajoute-t-elle dans le langage vivant et coloré quelle emploie, gâtera « le Paris des gothiques sublimes », le Paris des Goujon, des Pilon, des Parye et des Rude.

Ce dernier passage vous frappera, sans doute, autant qu’il m'a frappé, « car l'art et l'h'isto'ire français », comme dit la protestation, ne m'avaient po'int appris encore que les Pilon, les Barye, ou même les Rude, fussent des gothiques sublimes. Mais quand des artistes compétents affirment un fait de cette nature, nous n’avons qu’à nous incliner...

Me vous laissez donc pas impressionner par la ferme qui est belle, et voyez les faits. La qirolestat'ion manque d’ à-propos. Vous ferez remarquer aux signataires qui vous l’apporteront que la construction de la Tour Eiffel est décidée depuis un an et que le chantier est ouvert depuis un mois. On pouvait protester en temps utile : on ne l’a pas fait, et a l'indignation qui honore » a le tort d'éclater juste trop tard.

J'en suis profondément pe'iné. Ce n’est pas que je craigne pour Paris. Motre-Dame restera Notre-Dame et l'Arc de Triomphe restera l'Arc de Triomphe. Mais j'aurais pu sauver la seule partie de la grande ville qui fût

ORIGINES DE LA TOUR

sérieusement menacée : cet incomparah/e carré de sable qu'on apoeVe le C/iampde-Mars, si dirjne d'inspirer les poètes et de séduire les paysacfistes.

\ous pouvez exprimer ce rer/ret à ces Messieurs. Ne leur dites pas qu'il est pénible de ne voir attaquer l’Exposition que par ceux qui devraient la défendre; qu'une protestation signée de 720ms si ilh/stres aura du retentissement da)is toute l’Europe et risquera de foiniiir un prétexte à certains étrcuicjers pour ne point participer h 7ios fêtes; qu'il est /nauvais de chercher h 7'idiculiser une œiu're pacifique à laquelle la France s'attache avec d'autant plus d'ardeur., à l'heure présente, qu'elle se voit plus injustemeïit suspectée ait dehors. ])e si 7nesquhies considérations touchent un i2ii)iistrc : elles n'aui'aient point de valeur pour des esprits élevés que préoccupent avant tout les intérêts de l'art et l'amour du beau.

Ce que je vous qn'ie de famé, c'est de recei'oir la protestation et de la garder. Elle devra figurer dans les viti'ines de 1’ /Exposition. Une si belle et si noble pivse, signée de noms connus dans le monde entier, ne pourra manquer d'atlh-er la foule et, peut-être, de l’étonner.

« Cette page hieii française a di'i étonner fjuelque peu les expéditionnaires du Ministèi’e; la correspondanee administrative n’est mallieiirensement d’ordinaire ni si vive, ni si gaie, ni si s{)irituelle ; sa sévérité s’accommode mal à nos vieilles traditions gauloises. Si M. l.,ockroy j)OUvait faire école, l'exercice des fonctions [)ul)li(pics serait moins monotone et certainement mieux apprécié. Le ministre avait su mettre les rieurs de son coté. Son [)rocès était gagné. »

Je dois ajouter, pour être juste, que les plus célèbres parmi les signataires de la protestation lue [)lus haut s’empressèrent, une’ fois l’œuvre achevée et consacrée par le succès, de me témoigner leur regret d’avoir cédé aux importunités de ceux qui colportaient ce ridicule factum et d’y avoir donné leur signature. Mais il n’en est pas moins vrai que, s’il s’était produit avant qu’il ne lut beaucoup trop tard pour être d’un elTet quelcompie, il aurait i-endii plus difficile encore l’ap|iui que le Ministre, M. Lockroy, accorda au projet, et il en aurait jieut-être em[)êcbé la réalisation, et c(‘ au grand préjudice de l’Exposition de 18R9, dont la Tour a été sans conteste un des plus sérieux éléments de succès.

On me permettra de rappeler ce que je disais moi-même dans un entretien que j’eus à ce sujet avec M. Paul Lourde et qui fut rejiroduit' dans le journal Le Temps :

LA T OU H ElUUi:i. EN 1900

f< Ouels sont les motifs que donnent les artistes pour protester conlre l’érection de la Tour? (Ju’elle est inutile et monstrueuse? Nous parlerons de Tutilité tout à l'heure. Ne nous occupons j)Our le mojnent que du mérite eslliélique, sur lequel les artistes sont plus particuliérement comjn'tcnts.

« .le vous dirai toute ma pensée et toutes mes espérances, .le crois, pour ma part, (|ue la Tour aura sa beauté pi'opre. Parce que nous sommes des in^énieui's, croit-on donc que la beauté ne nous préoccupe pas dans nos constructions et qu'en même temps que nous faisons solide et durable, nous ne nous efforcions pas de faire élégant? Est-ce que les véritables conditions de la force ne sont pas toujours conformes aux conditions secrétes de l’barmonie? Le j)remier princij)e de l’esthétique architecturale est que les lignes essentielles d’un monument soient déterminées par la parfaite appropriation à sa destination. Or, de quelle condition ai-je eu, avant tout, à tenir comj)te dans la Tour? De la résistance au vent. Et bien! je prétends que les courbes des quatre arêtes du monumetit telles (pie le calcul les a fournic's, cpii, partant d’un énorme et inusité empâtement à la base, vont en s’effilant jusqu’au sommet, donneront une grande impression de force et de beauté; car elles traduiront aux yeux la hardiesse de la conce[>tion dans son ensemble, de même qm* les nombreux vides ménagés dans les éléments mêmes de la construction accuseront fortement le constant souci de ne pas livrer inutilement aux violences des ouragans des surfaces dangereuses pour la stabilité de l’édilice.

« Il y a, du reste, dans le colossal une attraction, un charme propre, auxquels les théories d’art ordinaires ne sont guère applicables. Soutiendra-t-on (jjie c’est par leur valeur artisticjue que les Pyramides ont si fortement frappé l’imagination des hommes? Ou’est-cc autre chose, après tout, que des monticules artificiels? Et pourtant, quel est le visiteur qui reste froid en leur présence? Oui n’en est pas revenu rem[di d’une irrésistible admiration! Et quelle est la source de cette admiration, sinon l’immensité de l’efïort et la grandeur du résultat?

(( La Tour sera le plus haut édifice (pi’aient jamais élevé les hommes. — Ne sera-t-elle donc pas grandiose aussi à .sa façon? Et pourquoi ce qui est admirable en Egypte d<'vlendrait-il hideux et ridieuh' à Paris? .Je cherche et j’avoue (pie je ne trouve pas.

UHKILNES DE LX TOUK

« La protestation dit que la Tour va écraser de sa grosse masse barbare Notre-Dame, la Sainte-Lliapelle, la Tour Saint-Jacques, le Louvre, le dôme des Invalides, l’Arc de Triomphe, tous nos monuments, (Jue de choses à la fois! Cela lait sourire, vraiment. (Juand on veut admirer Notre-Dame, on va la voir du parvis. En (juoi, du Chani[)-de-Mars, la Tour gônera-t-elle le curieux placé sur le parvis Notre-Dame, (jui ne la verra j)as? C’est, d’ailleurs, une des idées les j)lus fausses, quoique des plus répandues, môme parmi les artistes, que celle qui consiste à croire qu’un édilicc élevé écrase les constructions environnantes, lîcgardez si l’Opéra ne paraît pas plus écrasé [)ar les maisons du voisinage (pTil ne les écrase lui-mème. Allez au rond-point de l’Etoile, et, j)arcc (|uc l’Arc de Triomj)hc est grand, h‘s maisons de la place ne vous en paraîtront pas plus petites. Au contraire, les maisons ont bien l’air d’avoir la hauteur qu’elles ont réellement, c’est-à-dii‘e à peu près 15 )/), cl il faut un elTort de l’esprit pour se ])ersuader que l’Arc de Triomphe en mesure 4;;, c’est-à-dire trois fois plus. En consécpicnce, il est tout à fait illusoire que la Tour puisse porter préjudice aux autres monuments de Paris; ce sont là des mots.

« Peste la (juestion d’utilité. Ici, puisque nous ((uittons le domaine artistique, il me sera bien permis d’opposer à l'opinion des artistes celle du public.

« Je ne crois point faire preuve de vanité en disant (jue jamais projet n’a été plus poj)ulaire ; j'ai tous les jours la ])rcuvc qu’il n'y a pas dans Paiâs de gens, si humbles (ju’ils soient, qui ne le connaissent et ne s’y intéressent. A l’étranger môme, (juand il m’arrive de voyager, je suis étonné du retentissement qu’il a eu.

« Huant aux savants, les vrais juges de la question d’utilité, je juiis dire qu’ils sont unanimes.

« Non seulement la Tour promet d’intéressantes ol)Scrvati(jns |>our l’astronomie, la météorologie et la jihysique, non seulement elle pc'rnu'ttra en temj)s de guerre de tenir Paris constamment relié au reste de la Erance, mais elle sera en môme temj)s la jtreuve éclatante* des j»rogrès réalisés en ce siècle par l’art des ingénieurs.

« C’est seulement à notre époque, en ces dernières années, qiu’ l’on j)ouvait dresser des calculs assez sûrs et travailler le fer avec assez de j)récision j)our songer à une aussi gigantesque entreprise.

lu

« N’esl-ce rien pour la gloire de Paris fjue ce résumé de la science contemporaine soit érigé dans scs murs?

« La j)rotestation gratifie la Tour d’ « odieuse colonne de tôle « houlonnée ». Je n’ai point vu ce ton de dédain sans une cerlaine impression irritante. Il y a parmi les signataires des hommes qui ont toute mon admiration; mais il y en a beaucoup d’autres qui ne sont connus (jue par des productions de l’art le plus inférieur ou par celles d’une littérature qui ne protite pas beaucoup au bon renom de notre

pays.

« M. de Vogué, dans un récent article de la Revue dcf; Deux Mondes, ajirès avoir constaté (jue dans n’importe quelle ville d’Fiurope où il passait, il entendait répéter les plus ineptes chansons alors à la mode dans nos cafés-concerts, se demandait si nous étions en train do devenir les Græculi du monde contemporain. 11 me semble que, n’eùt-elle |)as d’autre raison d’être <|ue de montrer que nous ne sommes j)as simplement le pays des amuseurs, mais aussi celui des ingénieurs et des constructeurs qu’on ai)pelle de toutes les régions du monde pour édilier les ponts, les viaducs, les gai‘(‘s et les grands monuments de l'industrie moderne, la Tour Eilfcl mériterait d’être traitée avec considération. »

J’ai tenu à reproduire cette réj)li(pie, malgré la vivacité de sa forme, pai’ce qu’elb' raj>|)elle l’ardeur des [)olémlques qui avaient été engagées au moment de la construction et les diflicultés sans cesse renaissantes contre lesfjuelles pendant deux années j’ai eu jus(pi’au bout à lutter. Mais mon pi-ojet avait deux puissants auxiliaires <jui lui sont encore fidèles : le ipatronage des hommes connus par leur haute science et la force irrésistible de l’opinion du grand public.

Page 1