‹ La Tour Eiffel en 1900Chapitre 60 sur 134 · ÏH AVAUX SCTENTIFJQI US EXÉCUTÉS A LA TOUR · texte numérisé non relu

ÏH AVAUX SCTENTIFJQI US EXÉCUTÉS A LA TOUR

()l>s. 53. — M. Ptnsan.

Pouls

Tension

Activité

En

bas

i5 cm

En

haut

ib cm

L’on remarque que l’augmentalion de la tension a (!*t6 plus prononcée dans les ascensions passives à 300 m que dans la montée à pied.

Dans ces observations, la tension aiTérielle a été prise à l’aide du sphygmomanomètre, et suivant la méthode du [)rofesseur Potain, par le professeur lui-même et par le D' Porge.

5" Modification de la respiration.

Les variations du nombre des respirations sont très irrégulières. Ouel que soit le mode d’ascension, l’on obs(>rve le plus souvent une faible diminution de 3 ou 4 resjiiratious par minute, mais presque aussi souvent l’égalité. L’augmentation semble être exceptionnelle. Cette absence de résultats accentués peut s’expli(juer par la difficulté de l’évaluation précise du nombre des respirations dans un examen rajiide et subordonné à l’auto-suggestion du sujet observé.

(Cependant, d’une manière générale, la respiration a présenté une augmentation notable dans l’amplitude de J’inspiration.

Conclusions.

Il résulte de toutes ces observations et de leur étude aux différents points de vue que j’ai envisagés, que la caractéristique de l’influence des ascensions à la Tour sans aucun travail, et par conséquent l’action particulièrement due au transport rapide, est l’augmentation très notable et pour ainsi dire constante de l’activité de la réduction.

Cette augmentation se rencontre, il est vrai, dans des ascensions en funiculaire, sur des montagnes élevées; mais elle se produit ici non plus à un millier de mètres et davantage, mais bien à la simple hauteur de 3oo/;^.

Dans les observations d’ascension en funiculaire à Glyon (742 m), à Murren (1.630 au Rigbi Kulm (1.800 ni), j’ai observé des différences s’élevant à peine à 0,10, c’est-à-dire inférieures aux augmentations moyennes observées à la Tour. 11 faut donc admettre une action spéciale

LA TOUR EIFFEL EN lîlOO

en rapport avec la position de la Tour isolée de la couche atmosphérique en contact avec la terre. Au sommet de la Tour, on serait donc dans une sorte de climat comparable à celui de montagnes beaucoup plus élevées ; et d’ailleurs, les observations météorologiques démontrent bien pour les variations de l’aération, de la température, de la radiation et du régime des vents, ainsi que ]>our la tension éleclri(jue de l’atmosphère, une analogie stmihlahle avec h's variations observées sur des montagnes très élevées. Cela résulte des travau.x de même ordre précédemment rapj)ortés dans ce livre.

Il est permis d’en tirer une conclusion au point de vue thérapeutique : c’est (jue l’influence de l’ascension est favorable dans tous les états morbides où il y a indication d’exciter l’activité de la réduction, par exemple, en premier lieu, dans les anémies, la chlorose, certaines dysjjepsics, etc.

Cette opinion, exprimée par plusieurs médecins, qu’on pourrait utiliser le séjour de la Ÿ plate-forme dans un but thérapeutique, c’est-àdire y installer une sorte de cure d’altitude, était raisonnable. En clïet, on a remar(jué dans le personnel, et en j)articulier chez les femmes employées aux établissements des diverses plates-formes, et même chez des hommes soulfrants ou convalescents, une amélioration très sensible de l’état général, en particulier l’augmentation de l’appétit et la régularisation de l’activité générale de la nutrition.

11 serait intéressant de tenir compte de ces résultats dans les cures d’altitude, auxquelles on pourrait adjoindre un mode facile d’ascensions rapides et répétées sui‘ des sommets aussi abrupts et isolés que possible, où l’on se trouverait sous l’influence d’une atmos[)hère tout à fait spéciale et très diflérente des couches voisines du sol, (juelque élevé qu’il soit.

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