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EXPÉRIENCES DE M. SANTOS-DUMONT

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années, cl en se liinitanl aux vents ayant une vitesse supérieui-e, soit à 8 m, soit à 10 m, on voit (ju<' ces IVéquences, variables suivant les saisons, sont inaxima en .lanvier et minima en Juin, billes sont donné(‘s incnsuellcincnt j)ar le tal)lcau suivant :

/'^■équence pour i 00 obscroalions des vitesses de vent enregistrées à la Tour l'Ji/fel

et supérieures à :

.lanvior

GG

Juillet

fM

Février

Août

Mars

Septembre

Avril

:ti

Octobre

àt)

Mai

Novembre

Juin

Décembre

Sans aucun doute, ces fréquences doivent être beaucoup plus grandes soit dans le voisinage de la mer, soit à des hauteurs supérieures à 300 ut.

Aussi, il ne faut pas se dissimuler que les péiâodes de calmes relatifs, favorables aux expériences de direction d(> ballons, sont assez rares; elles le deviendi’ont davantage encore si le voyage est d’une cei'taine durée.

Quant à l’avcMiir du r(>lc que la Tour Kitîel est destinée à jouer dans les expériences de ballons dirig('ablcs, il ne peut mampier d’étre considérable. Ainsi (|ue nous le faisait observer M. \\ ilfrid de l’onvielle, dont la compétence est indiscutable, la Tour est, ]»our la délimitation exacte du j)arcours, une bouée aérienne ou un poteau de virage incomparable, permettant de sortir du vague cl d(‘ l’imprécision des données recueillies jusqu’à ce jour. Certainement, un des j)lus grands mérites de M. II. Deutscb, dans la fondation de son prix, est d’avoir eu l’intuition du caractère de [)i’écision que le choix de celle bouée de virage introduisait dans l’appréciation des résultats du concours qu’il instituait et qui est si grand <pie l’on est arrivé à discuter sur des fractions de seconde.

En deuxième lieu, le sommet de la Tour, relié aux appareils anémométriques du Bureau central météorologicpie, est le point umque permettant d’avoir, d’une façon continue, la vitesse et la direction du vent régnant

à rallilnde de 300 m. C’est un point capital pour discuter les résultats scientiüques d’un voyapje d’aérostat diiâgeable.

Enfin, ce sommet, où serait installé un droniO(jraphe^ permet d’observer, juscpi’à une très longue distance, toutes les positions successives de l’aérostat j)endant sa course et de la déterminer rigoureusement, à la condition, bien entendu, que l’on ait à bord un baromètre enregistreur donnant l’altitude.

11 permet également, par la télégi'apbie sans fil, d’envoyer des messages au.\ ballons, pour guider leur marebe, avec un rayon d’action en rapport avec la bauteur exceptionnelle du point d’émission des ondes.

« Si, conclut M.dc Fonvielle, l’on possédait, embarqués à bord des « ballons dirigeables, des appai'eils récepteui'S, dont le poids est insi- « gniliant, on verrait ces ballons obéir aux ordres qui seraient lancés « de la plate-l’ormc de la rour. Ils évolueraient comme d’immens(‘s « oiseaux privés traversant l’atmosphère dans la direction indiquée [>ar « leurs maîli'es.

c( Est-ce (pi’un si curieux spectacle n’inspirerait point une idée « grandiose de la ville où on pourrait le donner au monde? »

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