DISCOURS AUX NATIONS
rUONONXÉ l'AU LE CITOYEN LEBARBIEK.
Nations qui suivez nos généreux dessoins,
Peuples observateurs liés à nos destins,
La France vous devait encore un grand exemple.
Vous apprîtes par elle à vous passer de rois,
A régner par vous seuls ou par vos propres lois.
Dans son étonnement l'univers nous contemple.
Eh bien, qu'il sache cncor, que, dti joug dégagés
Apres avoir vaincu l'hydre des préjugés,
A la seule Raison nous élevons un temple.
Tombez, vils monuments des siècles égarés;
Tombez, profanes murs que l'erreur crut sacrés, Autels de Tentâtes, restes du fanatisnie , Rouiez sur les débris de l'alTreux despotisme. Vos décombres impurs, vos monceaux entassés, Sont la sainte Montagne où nous serons placés. De là nous instruirons les Citoyens du monde. Nous leur dirons : « Amis, sur notre liberté, Coimne sur la raison, notre bonheur se fonde ; La raison, du vrai bien, source unique et féconde Vous donne par nos lois l'heureuse égalité. »
Là, sans prêtres, sans rois, nos fils et nos neveux. Sans-culottes, égaux, dignes de leurs aïeux, Sur le brûlant civisme et l'amour de leurs frères
Etabliront leur foi, leur culte et leurs mystères. Des vertus, des héros, des vieillards généreux, Voilà de nos enfants les prêtres et les dieux.