‹ La Touraine, ancienne et moderneChapitre 27 sur 75 · RABELAIS , BAYLE , J.-J. ROUSSEAU, DUMARSAIS, FRANKLIN, VOLTAIRE · texte numérisé non relu

RABELAIS , BAYLE , J.-J. ROUSSEAU, DUMARSAIS, FRANKLIN, VOLTAIRE

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LA TOLRAINE

« Au pied de la pyramide ou obélisque, sur un autel funèbre, a été déposé le buste de Marat, et sur une estrade, a été placée la table précieuse de la déclaration des Droits de l'homme. C'est de là que le citoyen représentant Guimberteau et plusieurs membres de la Société populaire ont prononcé des discours civiques. Des hymnes à la Raison et à la Liberté ont été chantés en plusieurs parties et avec des chœurs à grand orchestre. La musique a été disposée avec le goût dont avait déjà fait preuve le citoyen Lejay, et exécutée avec succès par les citoyens Larieux, Saint-Romain, Morel, etc. Les serments de : Vivre libres ou de mourir ! de Périr plutôt que de laisser les brigands souiller de nouveau la rive (jauche de la Loire, ou de capituler avec eux; les cris de : Vive la Montagne! Vive la République! Vive la Raison! ont été répétés par toutes les bouches avec un enthousiasme produit par l'énergie d'un sentiment unanime et inaltérable.

« A ce spectacle imposant en a succédé un non moins délicieux.

« Dans le même temple, un repas frugal, ayant toute la simplicité de la vie guerrière, a réuni les mêmes citoyens. La gamelle et le bidon en ont fait les honneurs, et ont aussi été célébrés par des chants joyeux. Les vœux que chérit la république ont été proclamés. La Carmagnole et les autres airs patriotiques, exécutés par la musique militaire, ont amené des danses simples et gaies. Ensuite on s'est rendu devant la porte du Temple dédié à la Liberté par la Société populaire ; on y a planté l'arbre qui doit être le symbole de cette divinité des Français. Les représentants du peuple, les citoyens, les citoyennes, tous se sont montrés jaloux de concourir à ce travail qui était, de la part des citoyens de Tours, un déli courageux aux scélérats, et une réponse victorieuse aux calomniateurs. »

Il serait trop long et trop fastidieux de rapporter ici tous les discours, en prose et en vers, les allocutions, les hymnes et les rondes, [irononcés ou chantés en cette circonstance. Toutefois, ne résisterons-nous pas au désir de laire quelques citations, ne serait-ce que pour donner une idée du goût poétique et musical de l'époque, de l'esprit de verlige des démagogues tourangeaux qui prétendaient gouverner leurs compatrioles.

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