‹ La Touraine, ancienne et moderneChapitre 53 sur 75 · CHAPELLES · texte numérisé non relu

CHAPELLES

Parmi les chapelles, eu assez grand nombre, publiques ou particulières, apparlcnanl à des congrégations roligieuses ou à des élablis^eluenls civils, faisant partie d« Tours, on remaripie : la chapelle des Carmélites, érigée eu l'an XI; celles, postérieures à cette date, de Saint-Martin, de l'hospice, des prisons, du collège, de Saint-Jeau-des-Coups. Toutes ces chapelles, la dernière exceptée, n'offrent aucun intérêt.

La construction de Saint-Jeau-des-Coups, au milieu même du cimetière de l'est, remonte aux premiers temps de l'introduction du chri>tianisme en Tour.iiuc. Erigée en prieuré par Louis-le-Débonnaire, eu commémoration de la victoire remportée, en 858, sur les Normands, par ceux de Tours, et ruinée au XVI" siècle, lors des guerres de religion, elle fut réunie au prieuré de Saint-Vincent.

En 1778, la municipalité de Tours se rendit acquéreur d'une partie des jardins qui en dépendaient, et eu lit un cimetière communal. Après -,1a révolution de 1789, le cimetière ayant été agrandi et la chapelle restaurée, on y célébra, comme encore de nos jours, des services lunèbres.

Si l'extérieur de Saint-Jean-dcs-Coups, reconstruit à l,i lin du XIP siècle, est assez vulgaire, assez indigne d'attention, il n'en est point de môme de Tintérieur. La frise régnant dans son pourtour est remaïquable par une espèce de chapelet de tètes d'hommes, de femmes, d'animaux, les unes découvertes, les autres encapuchonnées ou ajoutées à des bustes qui se terminent en poisson (qui desinunt in piscern), ornement du plus fantastique effet. La nef et les fenêtres accusent le style ogival.

C'est dans cette chapelle que furent enterrés deux vénérables ecclésiastiques, l'abbé Preuilly, ancien curé de Saint-Pierre-des-Corps, et l'abbé Simon, dernier curé de Saint-Marlin, appelé le Père des Pauvres, glorieux surnom qui vaut assurément mieux que les plus fastueuses inscriptions et le plus magnilique mausolée !

Nous n'avons point parlé des temples protestants, et cependant, il en existe deux à Tours. L'un, dans la rue de la Préfecture, occupe l'ancienne église de l'IInion-Chrétienne, supprimée en 1791. C'est le plus fréquenté. L'autre, situé près de la barrière de la Tranchée, de mesquine et même de misérable apparence, nous semble bien peu digne de l'usage auquel il est affecté.

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