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mortels, n’appuyons pas.
redouter, elle me consacre un après-midi et
= PE — | y dités m'empêcherait de lui infliger cette deminutio capit.. ale, quand bien même elle m'en supplierait à genoux, ce qui, d'ailleurs, serait une
position bien incommode.
— Mais où avez-vous connu cette merveille
intacte?
— Aux concours du Conservatoire, où elle se présentait sans espérance. Raoul Pugno me l'avait recommandée, toqué d’elle comme tout le personnel enseignant. «a Pugno disce om-
nes… Dans la cour, où l'odeur ammoniacale des
retraits. s'exaspérait sous de soleil estivals.
— Bravo!
— Merci! Dans la cour, donc, Aminte se promenait à grands pas allègres, montrant sous sa jupe courte la naissance d’une paire de jambes dont mon impartialité | fut délicieusement atteinte, Quant à la façon dont elle interpréta son morceau de piano...
— C'était, je.pense, un joli chopin? risqua -Lodi.
— Ce n’était que du Saint-Saëns, mais les miens en furent émus. Non point que cette enfant apportât le moindre goût à ce travail manuel, elle paraissait comprendre qu’elle avait mieux à faire que de promener sur des ivoires récalcitrants dix doigts fins, promis à d’autres
caresses, mais je n'hésitai pas à lui prédire le
plus bel avenir dans la galanterie, ce dont elle informa sans délai madame sa mère. Cette excellente femme ne m'en sut d’abord aucun gré. Elle vint me trouver au journal où la véhémence de ses reproches et l’expressive concision de son vocabulaire troublèrent d’atmospue surchauffée des salles de rédaction.
— Et ensuite? |
— Ensuite, nous causâmes : je crus comprendre que le Ciel m'offrait le moyen de réparer tout à la fois le tort causé à Mlle Aminte, et de justifier la brutalité de mon insinuation. De telle sorte qu après avoir prédit à cette enfant le plus bel avenir, je fus tout naturellement conduit à m'intéresser à son présent. je lui en fis quelques-uns qui me valurent la sympathie de Mme Jouarre, et depuis Jors Aminte me compte au nombre de ses amis,
— De ses meilleurs amis?
— Oh!'en tout bien tout honneur! Cane Sans rien avoir à
une soirée par semaine. Je lui fais faire ses
+ gammes.
D'un regard amusé, le petit duc chercha le piano incontestablement absent.
— J'ai un Pleyel dans ma chambre à coucher, affirma Maugis impudemment. Un Pleyel
à queue, Et, comme j'avais l’Honfñieur de vous
le dire, j'adore les gammes, toutes les gammes... Te suis polygamme,
Sans transition il poursuivit :
— Ce qui rend cette enfant si digne d’inté-
rêt, c'est qu'elle reste supérieure à sa fonction qui s'entend pourtant à créer l'organe # je h—., ’ à Fi ;
> LA TOURNÉE DU PETIT DUC is
veux dire par là que, dans les moments même
où le souci de son bien-être matériel, son esprit
de famille et je ne sais quel atavisme la poussent à se prêter aux plus aimables fantaisies, elle ne se donne point et semble se réserver à quelque dieu inconnu. telle une sorte de Belle au Bois dormant qui. réverait \parfois que le Prince Charmant va venir.
— Et vous pensez, demanda Mario songeur, qu'un petit duc y suffirait?
rien
— Oh! d'u bas-bleu.….
— Je le souhaite pour vous. Il y a là de quoi tenter vos goûts d’explorateur.
— N'est-ce pas ?
— Songez donc. Voilà une fille adorable à qui d'exercice de la galanterie n’a point encore enseigné l'amour, Ses dix-huit ans, qui n’ignorent plus rien, ne lui ont apporté que des désillusions, des dégoûts peut-être. En somme, ça ne l’amuse pas.
— C'est l’eau qui dort. |
— Hum! l'eau. l'eau. m'est avis qu'en dépit du proverbe, il faut l’éveiller ce qui dort,
— Et elle est vraiment jolie?
— 'À faire regretter que tout cela ne serve qu'à payer des fourfisseurs. J'ajoute qu’elle est intelligente.
—. Pas trop, j'espère?
— Oh! rien d'un bas-bleu… d’ailleurs elle porte des chaussettes... Te ne lui connais pas d’idées générales, ni même très particulières. Quand elle pianote, elle ne se dit pas que la musique lui permet de descendre au-dessous de la surface consciente pour retrouver les thèmes constitutifs de toute. sensibilité, et l’essence des êtres pénétrée par la lumière inté-
‘rieure..
— Pardon de vous interrompre, imais entre
ea
16 de TOURNÉE DU PETIT DUC
nous, si Aminte se disait tout ça, je fa fuitais comme. la peste où Han, Rynerl.
st Rassurez-vous; Bazaillas intéresse m moins qu” Henri Duvernois, mais, Si elle ne. Sait . pas que l'inconscient possède ‘une. existence réelle, elle sait se taire; elle. sait . inême écout grands yeux gris Ont l'air pleins de choses ; je vous ai déjà paré + e sés. jambes, wignorez point que sa poitrine est faite à soû ait pour lé plaisir des mains. …
— Et sa sœur, Mlle Narcisse?
— C'est Vénus tout entière! Elle m'a en horreur parce que je ne la prends pas au sérieux, mais cette injuste aversion ñe m'empêche p4s de reconnaitre ses charmes, qui sont durs et solides. } Elle fait l’orguéil de sa mémère, car elle à déjà une situation; elle assure, moyennant finances, le bonheur du botaniste Lemarle- Thibanit qui pourrait être son père... entendez ça, cote vous voulez.
— Elle n'à que lui?
— Je 4% Vois güigner un avoué, l’avoué
Vañfré, un bipède qui-nest pas dans le besoin.
— Alors, rien à faire,
— Défiez- -vous des, conclusions hatives! Tout au contrfire. d'Afninte, Narcisse s'intéresse vivement äâux jeux de l’Anour ét du falzar.
Elle a des sens, des tas dé Sens, que son protecteur, Tassts, ne suffit point. à, contenter, et c'est en troïipant des michés qW'élle se venge volontiers d'être forcée de leur rester fidèle. Elle a l’adultère dans le sang, cette femme à béguins. ©
— Mmè Joiarré d'a que dédx filles? demanda le petit duc, d’une voix douce.
— Vôüs ne voudriez pas! Cêtte mère admirable se doublé d'üfe tante exemplaire :.Mme Jouarre possède une nièce, la demoiselle La Frimpe, qui répond d'une petite VoRRaquee au non, Surnom peut-être de «. Pâqtèfleurette » dont élle à tout l'attrait. srniee. Cette pauvre petite, orpheline de bonfñe. heure, a Joué dans la farnille le rôle, sacrifié, d'enfant martyr. Mme Jouarre qui adoraït trop ses filles pour lés bien élever, passait ses justes. fureurs maternelles sur le-dos, .si j'ose m'exprimer
ainsi dé 84 nièce. Pâquefletrette a donc réçu,
parmi d'innombrables raclées, une éducation
sévère : le résültat ne S'est pas fait Attendre. À peine du sortir de l'enfance, .et d’utie école ôu elle. potassait de vagues « Beaux- Arts industriels », elle a suivi l'exemple de Sa cousine Narcisse et un mofisieur qui lui clignait de l'œil: .Flle est. sé — Elle aussi? j VE = Plus se je ne saurais dire! Mais j je crois toute 1a et équivoque de cette brünette aux yeux .étonnés et.tristes, et qui reste pa cértéins cotééiune petite fille. s 2 Au) — Jé ne réponds. pas de mot, di t fa hetit, due en souriant; l’Extrème-Orient m'a laissé le sf rl la. frmmesenfant: et dés inséftes qui 2.9 k
sieur. Maugis, que. de. Re
à affole les Parisien. ce. it . dept s mon D à mé a fs Te et tu mar .* — ripce né duêgne…. , L' Lodi suis! Maïs \VEZ-
is Sayez-
Jouarre menchante aürance£ ie ee ee Ale VE compta; is Hienf Ët DoUr peu 4 que vous y mettez du. Votre Pre € prenez-vous donc. pour : ser nf; s’écria. Lodi.. d'un petit. ton, blessé, Je ++ l'amour, certes, mais. je Cr ‘pas vu:
dames : je suis revenu... .
JT hie liant re pour s mi amu er
de re espé-
j a as + 105€ Quand donc Rae a Fr. a L place? ME eu Maugis passa :. main sur son absence de cheveux. der de A .— Ah, voilà ftil. Cest que, malgré Ie apparences, la fdmille Jouarte & assez ez fermé “ ct, d'autre ge il est rare de la trouver réu- ne Sa nie. = # FR — Ne pourrait-on chercher & un biai . né —.« Ahl,pbiiser, c’est.si ou », comme on chante dans Parsifals. non? vous
croyez que. c’est dans {a ascotte?. e, ne VEUX, pas vous. -contrarier… ais, jeune. conquistador,. sachez que Narcisse st june .
qui; parmi. tous ses sens, compte le bon sens, et qui.se tient sur ses gardes. a AE — = Et, ÂAminte? À ee Lee Aminte vit. sur. la. ‘défensive, £t PA 3 je. si je lui présente un. ami. Quant à a Päque- More eurette, elle a son homme d'affaires. RARE __ Comment? déja? On «Mais. oui, Pâquefleurette. continue son ë existence d'enfant, martyre e entre. june espèce # de, courtier marron — et quand je ‘ee ae | SE é c'est bien, par. politesse! — qui se 3 fait.appek er Staper.. Wilson et ag jeune frèr ee Eu se Fan sur la coul eur duquel 4l, | serait pénible ne Rudoyée par l'un, ctapée par. ie tue par les. deux, la pauvre gosse vit le ae levé et les larmes toutes. prêtes ! di ,— Maïs tout cela ne. fait que. amexcitér
davantage! Il y a des di ficultés? Tant mieux! = : «
Je les adore. e. ë a
— Vous pensez bien, À ft Ma Maugis, & qe gl mäison. Jouarte était aussi É. un: maison. close, JE ne: vois aufais point pañl di y introduire. Oh! je n’essaierai pas. de :
abuser et de vous, faïré croire -que le que des Gobelins St: d'un accès lus, dif ü le faubourg Saint-Germain... : Ma ais, ERA, entrerez là-dedans, un. peu Côfnme Po re dans de temple des païëns, ge. De x «— Dites plutôt, mon cher Néarqui Lane &. +
RDA de
chevalier errant, car enfin dl, ni
fatürelle, ét sociale d’une famille. rs lp . << sième République! Pour remplir Hs À .
-d'amant, je n'aukai rien de Moins Bt
e ” - -j4 TOURNÉE DU PETIT DUC