‹ La tradition de poésie scientifiqueChapitre 7 sur 7 · QI · texte numérisé non relu

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par l'intuition poétique prenant d'elle ses directions, nous avons voulu pour matière de notre Œuvre le phénomène multiple, concomitant et entre-pénétré de la Vie, de ses origines à ses possibilités, et en en induisant une puissance d'amour et d'harmonie, — une propension de la Matière à se savoir, pour être :

« Être vient de Savoir : et qui saura, sera. ».... (i)

Ainsi, l'CEuvre est le développement de la ÎNléthode, en l'émotion encore inéprouvée qui résulte d'une pensée qui continuement, du détail relié au total, associe l'Homme à l'Universel et tout moment de l'univers à sa durée éternelle.

Après avoir évoqué — mais d'un Verbe impersonnel et sans résonnances en l'actuelle explication, sans associations avec des idées, des sensations et des images de quel temps que soit — la neuve* Cosmogonie et l'évolution des choses et des êtres en son processus cherchant l'harmonie parmi les

(i) L'Ordre altruiste (Livre IV de Dire du Mieux).

Formes multi-parties, nous avons pris l'Homme depuis l'arquant redressement où « son pas devient humain », et avons été à envisager, avec la grave émotion de certitudes et d'anticipations de la science, la destinée humaine en union avec le destin universel. — Pour une part, l'Œuvre se situe en l'âme et les milieux modernes, leurs Activités industrielles et mécaniques, leurs puissances d'or : individus et collectivités d'Occident, propulsés en des voies déviatrices où, en soupesant tout de notre dénégation philosophique d'un progrès, nous avions prédit, disions-nous en première page, le sournois puis éclatant Déchirement mondial. Et elle regarde le moment présent et les mouvements à venir des Races, et veut apercevoir les destins Occidentaux et les réveils Asiatiques... Elle reprend le phénomène du monde à travers le développement du germe humain, re-crée l'Histoire humaine à travers la suite sensitive, intellectuelle et morale de l'individu et des groupements ethniques. A travers les intuitions totémiques, les rites magiques et les théogonies, elle poursuit et relie le seul sens du Savoir tout vibrant du contact

des Natures, et de l'Émotion humaine. Non point érudition morte, ni amertume d'aucune réponse de l'Absolu à l'inquiétude des hommes, mais, en les Rites et sous les Symboles, — don de vie et de danse sacrée redonné aux Vérités naturelles et d'expérience qui sont en eux encloses, primor. dialement constructives de la pensée unitive du monde, demeurant en puissance.

En dernier lieu, parmi les Lois et les Rites nouveaux, elle apportera s& Synthèse, — la sanction où nous avons trouvé que s'avère l'unité pathétique du plus-de-volonté d'être, de l'Humain, opérant le plus-d'être conscient de l'Universel :

« Ma pensée est le monde en émoi de soi-même. »....

Ainsi, toutes parties se rapportant au total qu'elles énumèrent et renouent, la Poésie reprend s6n sens sacré et son pouvoir religieux. Et ainsi, — et il en devait être ainsi, — en départ des seules données Évolutionnistes, repoussant toutes Révélations, tous spiritualismes extérieurs à la Matière,

et aussi les dangereuses suggestions d'une philosophie pratique élevant en dogme la « lutte pour la vie » et le « sur-humain » saisies avec avidité par des égoïsmes supérieurs et les appétits ignares et musculaires, — ma pensée poétique s'en alla rencontrer les vieilles et éternelles Sagesses en Asie et au Mexique.

Je sus qu'en proposant en la Matière son Désir de s'énumérer et se savoir à travers les expérimentations sensitives, et montrant ce Désir se susciter en le trinaire de l'Évolution à dessin mouvant d'ellipse, — ce n'était que découvrir la nudité et le sens secrets de la Trimourti indicible ! J'osai dire de mes vouloirs, qu'ils unissaient une interprétation ésotérique de la vitale donnée évolutive aux sapiences de l'Inde, dont la science d'Occident expérimente méthodiquement des intuitions prodigieuses et intactes....

Et voici que la « Poésie scientifique » — a seulement rappelé aux Poètes nouveaux dignes d'être pénétrés de l'horreur sacrée, de redevenir les continuateurs des Premier» Inspirés : du redoutable et providentiel Sorcier qui se muait en toutes

choses et tous êtres du monde et instituait les rites et les danses-prières, aux détenteurs du Savoir et de la Poésie qui ordonnèrent les théogonies au sens universel el celé, — Eux, qui, dirigeant en divinateurs, portaient occultement le poids du peuple et étaient, au-dessus de tous, les Intelligents-du- Monde ! Eux, de qui dès maintenant nous avons évoqué le retour de puissance, en des temps :

...« Et, s'entre-tenant, les Intellig-ents-du-Monde qui autour de la terre assuraient l'àme intense < d'un zodiaque où la suite de l'être se pense ! sentirent qu'il était l'heure d'un rite où doit ou assentir muettement, où, de vouloir à plus-être, en émus rapports du Tout, vouloir la Terre! (i) »

(i) L'Ordre altruiste. (Livre IV de Dire du Mieux.)

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