XIV. — ENSEIGNEMENT DE LA LANGUE FRANÇAISE
nairc latin, en éniimérant le sens classique de instriiere (d'abord « amasser dans » puis « pourvoir de » « préparer, etc. »), nous met sans peine sur la voie du sens que le mot instruire a aujourd'hui en français. La nouvelle méthode aboutit, après de longs détours, à m'apprendra que « ms- « triiire, c'est élever cUms Vesjjrit, avec des idées et des « connaissances, un monument intellectuel semblable au « monument matériel que l'architecte élève sur le terrain « avec des matériaux de pierre, de métal et de bois. » L'histoire véritable du mot, simplement et brièvement exposée, nous amenait plus vite à une explication moins contestable. Que si l'on ne veut pas recourir au Dictionnaire latin, alors il vaut mieux faire comme les académiciens de 1694 qui, dans leur Dictionnaire par ordre de racines, font de instruire un mot racine, et réservent pour une autre série construii^e et détruire. Ils donnent d'ailleurs dans leur préface l'excuse assez raisonnable de cette méthode, à moitié pratique, à moitié historique.
L'enseignement élémentaire ne peut pas, ne doit pas tout dire; mais du moins faut-il souhaiter qu'il n'apprenne rien aux jeunes écoliers, qui ne soit un jour confirmé et développé par un enseignement supérieur.
la réponse qui lui est adi'essée ; cette lecture, je dois le dire simplement, n'a pu que me confirmer dans les opinions que j'exprimais ci-dessus.