‹ La tradition et les réformes dans l'enseignement universitaireChapitre 122 sur 205 · II. — SÉANCE DU 8 MAI · texte numérisé non relu

II. — SÉANCE DU 8 MAI

L.1 Société ([iii couronno îuijourdluii, pour la seconde fois, les heureux lîuirrat.s de son deuxième eoiu'onrs, est une SoeiiMc' d'historiens et d'arehéologncs ; je voiidi'ais la conviera faire entrer plus expressément dans \c cadre de ses éludes une certaine histoire et une certaine archéologie qui n'y ont pas eu jusqu'ici assez de place.

Mais, dès mon exorde, me voici arrêté par un scrupule. que je vous confierai, comme entre parenthèses.

Archcologjtes, archéolo(/ir^ voilà de hien grands mots, qui soniuMit grec j)lutol (pi(> français à nos oreilles, et veuillez croire que, tout helléniste ([ue je suis, dit-on, ce n'est pas pour moi une raison de les préférer. Depuis la renaissance des lettres, on s'est vi'aiuient donné heaucouj» de mal pour gâter notre langue par l'ahus de ces peu utiles emprunts à la langue grecque. Autrefois, celui qui s'occupait d'antiquités s'appelait tout simplement un aiiliquaire ; on ainic inicnv aiijotirdliiii \' \\\\\\v\vv \\\\ ar^'JiéoloijUc. [\). Le savant ahhé Hartludcmy, plus p(q)idaire, il est vrai, par son yoijd'jo il Au'ir/iarsis (pic par ses excellents mémoires acad(''mi([ues, étant ungi'aiid coniiai<MMir i\c7nédaiUes, s'appelait, de son vivant, un ?né(la/iiis/e ; nous avons change'" cela pour en faire un immismatiste ou, ce «pii est pis encore, un numismato. Mais (|uoi? ce dernier mol ne ri met-il pas agn'ahlemeiil avec (Viplninatc (((ui est. en honne éîymologie grec(pie, le jduriel de d'iplùincV^. comme si le mot rnbiixtrr, qui suflisail, jusepi'à la lin du derniei" siècle, à nos agents jioliliipies pri's les cours étrangères, de\ai|

(I) y\. (lli. Loiiorniant, jn (lois l'avouor, iti.uijiiirait, en ISîî, par une assez bonne défouse de co néologisme, la llcvue arc'niologi^juc, dont il était un des fondateurs, et dont il resta jusqu'il sa mort uu des plus fermes soutiens.

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