XVIII. — ANTIQUITES GRECQUliS ET ROMAINES
l'ordre alphabétique rattaclié autant que possible à Talphabet latin qui nous est plus familier que le grec; la synonymie grecque soigneusement notée à coté de chaque mot latin ; dans chaque article, une rédaction sobre et continue qui s'attache avant tout aux résultats sûrement acquis par la critique ; un choix sévère de renvois aux textes anciens, renvois qui sont rejetés au bas des pages, avec la bibliographie relative à chaque sujet, pour faciliter de plus amples recherches à tout lecteur curieux de les faire ; choix de dessins reproduits soit d'après les monuments originaux, soit d'après les copies antérieures qui méritent le plus de conliance ; association de deux rédacteurs pour un même article quand le sujet de cet article touchait à des matières assez diverses pour qu'un seul rédacteur y eût rarement la même compétence. Je ne saurais guère concevoir, pour ma part, un meilleur arrangement des choses, et je me sens plein de reconnaissance pour tous ceux qui contribuent à cet immense travail, surtout pour le consciencieux directeur qui sait y maintenir l'ordre, la proportion, l'unité de vues et de méthode, sans gêner d'ailleurs la juste liberté de ses nombreux et divers collaborateurs.
Maintenant, faut-il espérer que tant d'efforts, et des efforts si habilement dirigés, réussissent à satisfaire tous les lecteurs qui chercheront leur profit particulier dans cet immense recueil? Ce serait là un rêve auquel certainement ne s'abandonne pas M. Saglio. Et d'abord, jamais il n'a été plus vrai qu'en présence de ces gros volumes, de répéter avec le poète :
Opère i?i longo fas est ohrepere somnum.
Ainsi, parcourons presque au hasard les galeries de ce nouveau musée oii tant de sujets sont rap[)rochés l'un de
laiitrc par le caprico de Toi-dro al[)liabt'ti(jiie, depuis la préposilion ''/ou ah jnsquau uiot casù^enses miiiistri, où s'arrête le dcniicr fascicule pulilii'-. Maintes surjH'isos nous attendent, surprises souvent iusti'uctives et ajiréaldes, sur des sujets dont nous ne souj)çonnions pas toute la richesse; mais (pielipies omissions aussi nous étonnent. <pii seront peut-être un jour réparées; (juel(]ues fautes, surloiil t)}»')irrajdii(|ues, nous aftlij^ent, C(>li(>s-ci fort réparables, même dans une impression sur cliché.
A tout seigneur, tout honneur! (Commençons par le mot alphabet, par cet instrument dont l'invention, peut-être fort simple, a été si féconde ])our les progrès de 1 Im inanité dans tons les genres de culture littéraire ou saxanle. Celui qui l'a rédigé, M. Vv. Lenormant. \ resunn' des études dév(do[>p(''es par lui dans un long Mémoire, dont li'ois fascicules in-4° ont déjà paru et montrent l;i jtius gr.iude richesse d'érudition. Ij'article lui-mênn^cst un peu long: mais qui songerait à s'en plaindre pour un sujet de telle importance? L'auteur a montré la même abondance et la Jinhiie sûreté de savoir eu traitant de Bacclius., des dieux Cabires-ci des matières (pii se rapportent à la numismatique, sur la(|uelle il vient de )>nblier trois volumes d'un ouvi-age jusleinenl ap|u-écié. Oui reprocbei'ait à M. Th. -11. Martin «l'avoir écrit sous le mot Astnnioniia un véritable Manuel de l'astronomie ancienne, à laquelle il a consacré de profondes et longues études; à M. Gh.-E. Ruelle de s'être largement étendu sur les divers calendriers de la Grèce et de Rome, dont la connaissance s'est enrichie pour nous depuis <[uel(jues années pai'tant de découvertes? CommiMit blànnM' .M. G. Iluuiberl, rcMiiineut jurisconsulte au joiii'd'hui S(''natcur, (lavoir verse (\(\<^ trésors de savoir sur les matierc^s de droit où il possèdiî une si rare com[»étence? .M. Caillemer sait peut-être alii(M" )»lu< (h' précision aux mérites d'une