LES COURS OUVERTE? ET LES COURS FERMÉS (I
Notre vivacité française fait de nous un peuple étranfrc en matière de réformes. Politique, industrie, instruction publique, tout })rocède par action brusque que suit bientôt une réaction. Les réformes universitaires en sont aujourd'hui un exem|de. Il y a cinquante ans, la langue et la littérature française du Moyen Age étaient fort dédaig-nées : sous l'inspiration de Raynouard, M. Yillemain, dansquelques-unes de ses brillantes leçons à la Sorbonne, réclamait contre ce dédain, mais sans même songer h former autour de lui une école d'esprit studieux qui pussent commencer à sa suite une utile croisade en faveur de nos troul»adours et de nos trouvères. L'Ecole des Chartes poursuivait modestement des études de ce genre.
L'Académie des Inscriptions, dans le mémo silence de l'opinion publique, continuait cette Flistoire littéraire de la France commencée par les Bénédictins, qui est parvenue on ce moment au quatorzième siècle et qui venait de trou-
(1) Journal des Dcbots, du 2H avril 1S8:).